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Le Dernier jour de Pompéi
[docu-fiction]

(Peter Nicholson, GB - 2003)

(page 2/2)

 

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Pompes funèbres

Sur cette page :

Fiche technique

Scénario

Bibliographie succincte

Chronologie de Pompéi

Fiche technique

Dernier jour de Pompéi (Le) [tv] [docu-fiction]
Dernier jour de Pompéi (Le)
Grande-Bretagne, 2003
t.o.Pompeii : The Last Day
Pompeii : The Last Day [GB] [tv]

Prod. : BBC Worldwide Ltd./Discovery Channel - TLC - NDR (assoc. : France 2 et France 5) / Coul. / téléfilm / 52'

Fiche technique
Réal. : Peter NICHOLSON; Scén. et Dial. : Edward CANFOR-DUMAS; Images : Nick DANCE; Prod. : Michael J. MOSLEY (executive producer), Ailsa ORR (producer); Mont. : Liana DEL GIUDICE; Production Design : Amanda BERNSTEIN; Art Direction : Stephen CAMPBELL; Costume Design : Lee CROUCHER & Isolde SOMMERFELDT. Conseillers historiques : Prof. Haraldur SIGURDSSON (1), Prof. Andrew WALLACE-HADRILL. - Makeup Department : Jutta RUSSELL (makeup artist). - Production Management : Victoria GOODALL (production manager), Rosie TAYLOR (coordinatrice de la prod.), Rachel J. WRIGHT (dir. prod.). - Second Unit Director or Assistant Director : Paul DALE (assistant director), Matthew SCRIVENER (second assistant director). - Sound Department : Tristan ANECA (sound), Kenny CLARK (dubbing), Simon FARMER (sound). - Special Effects : Martin GODWARD (special photographic effects), John RAFIQUE (special effects supervisor), Nick RIDEOUT (special effects supervisor), Alan SENIOR (special effects), Chris WATSON (special effects technician). - Visual Effects : James CATTELL (digital compositor). - Mark RICHARDSON (digital compositor), Max WRIGHT (digital compositor). - Cascades : Vincent KEANE (stunt coordinator). - France 2 : Unité programmes documentaires : Yves JEANNEAU, Anne ROUCAN, Danièle BENICHOU; Atelier de prod. : Clotilde BELSON; Attaché de presse : Audrey DAUMAN. - Divers : Richard ACKLAND (camera operator), Jay ODEDRA (camera operator), John PIGGOTT (camera operator), Chris ALLKINS (lighting), Darren HARVEY (lighting), Pu San WONG (script supervisor); Eff. spéc. visuels : LOLA; Studios en Tunisie : SINDBAD PRODUCTIONS; Documentalistes : Sophie WALLACE-HADRILL & Federica ABATERUSSO; Doc. archives : Jenny FOSTER; Musique : Ty UNWIN.

Fiche artistique
Tim PIGOTT-SMITH (Pline l'Ancien [C. Plinius Secundus]) - Jim CARTER (Caius Julius Polybius) - Rebecca CLARKE (Fortunata, épouse de Stephanus) - Chrissie COTTERILL (Epidia) - Jonathan FIRTH (Stephanus, maître-foulon) - Martin HODGSON (Caius Plinius Cæcilius Secundus [Pline le Jeune]) - Leigh JONES (Sabinus, mari de Julia) - Neji NEJAH (Restitutus, esclave de Fortunata) - Rachel ATKINS (Plinia, épouse de Pline l'Ancien) - Chad SHEPHERD (Africanus) - Katherine WHITBURN (Julia, fille de Julius Polybius) - Robert WHITELOCK (Celadus, gladiateur) - Inika Leigh WRIGHT (Hedone, esclave de Stephanus) - George YIASOUMI (Felix, esclave de Polybius) - Alisdair SIMPSON (narrateur V.O.).

DISTRIBUTION
BE/TV : RTBf, mardi 6 janvier 2004 - RTBf La Une, 11 et 18 juin 2005
FR/TV : A2, dimanche 22 février 2004 (suivi d'un documentaire sur le tournage : Les Mystères de Pompéi [repris en bonus dans le DVD])

NOTES
Tournage en Tunisie : studios Sindbad Productions, et plateaux d'Empire Studios. Dans le Fort de Monastir (2): la rampe d'accès d'Herculanum et, sous les arcades, les hangars à bateaux d'Herculanum. A Hammamet : ruines romaines et villa de Pline.

Remerciements : CORPO FORESTALLE DELLO STATO - EALINA STUDIOS - EMPIRE STUDIOS (Hammamet, Tunisie) - MINISTÈRE DES MONUMENTS HISTORIQUES ET DE L'ENVIRONNEMENT (Italie).

Adaptation française : Pierre PAUFFIN. Narrateur : François MONTAGUT. Voix : Vincent BARAZZONI, Didier CHERBUY, Erik COLIN, Jean-Luc KAYSER, Eve LORACH, Alex LOTAN, Fabrice NEMO, Jean-Paul PITOLIN, Laurence SAQUET, Gérard SERGUE, Julien THOMAST, Julie TURIN, Dominique WESTBERG.

VIDÉOGRAPHIE
DVD : Le dernier jour de Pompéi (52'), Francetélévisions distributions/France 2 éditions (distribution : Warner Home Video France). Bonus : Les Mystères de Pompéi (Réal. : Marie-Noëlle HIMBERT, Prod. : Christian GERIN & Charles GAZELLE [coprod. : 17 Juin Productions - Transparence Prod. - assoc. : France 2, France 5]; Casting scientifique : Hélène JACQUART [AMC Films]; Restitution virtuelle de la maison de Polybius : ALTAÏR4 / 40'); interviewes du réalisateur Peter NICHOLSON et de la costumière Isolde SOMMERFELD; fiches d'information.
DVD 9 - Coul. - Région 2 - Pal - Audio : stereo - VF - Format 1.77 - Film et écran : version 16/9, compatible 4/3 - Dolby Digital.

SCÉNARIO
(24 août 79 de n.E.)
Ce jour-là, Pompéi vécut ses derniers moments. En moins de vingt-quatre heures, la cité campanienne et au moins 5.000 de ses habitants sur les 20.000 âmes (3) qui y vivaient allaient être balayés de la surface du globe par le soudain réveil de ce «volcan» (il n'y a pas de mot, en latin, pour désigner un volcan), endormi depuis 1.500 ans. Les Pompéiens vaquent donc à leurs occupations. Le boulanger C. Julius Polybius, un nouveau riche qui a des ambitions politiques, fait réfectionner son atrium; près de lui sont ses enfants, dont sa fille Julia, enceinte de sept mois, et son gendre Sabinus. Dans la rue, deux gladiateurs en goguette, Celadus et Africanus déchiffrent les graffitis laissés par une admiratrice («Le thrace Celadus fait soupirer les filles»). Dans la maison d'en face, le maître-foulon Stephanus gourmande ses esclaves indolents, qui foulent au pied les lainages dans l'urine récupérée des latrines publiques, puissant détergent. Ayant pris congé de son épouse Fortunata, il va rejoindre dans un hôtel de passe son esclave Hedone dont il jouit des faveurs. Il lui a apporté en cadeau un petit bracelet en or, à l'intérieur duquel il est gravé «Dom[i]nus ancilæ suæ», «Offert par son maître à [sa belle] esclave».

bracelet pompei

Ce bracelet en or, inhabituel au poignet d'une esclave, porte la dédicace «Dominus ancilæ suæ». Don d'un maître amoureux, ou parure d'une esclave qu'il prostituait ?
SAP 81580 (extr. de
Da Pompei a Roma, op. cit., p. 182, n 8)

Il est 13h - le 24 août 79. Le Vésuve entre en éruption, le magma expulse un panache de cendres. La colonne tourbillonnante monte de plus en plus haut dans les cieux.
Il est 13h 15'. Quelques minutes seulement après le début de l'éruption, le panache de cendres et de gaz s'élève déjà à quinze kilomètres d'altitude. Depuis Misène, à vingt kilomètres de l'autre côté de la baie de Naples, le naturaliste et amiral romain Pline aperçoit le panache qui, en s'élevant, perd de sa puissance et commence à s'étaler dans l'azur, «en pin parasol». Soufflant sud-est, le vent pousse le nuage vers Pompéi, et bientôt celui-ci masque le soleil. Dans l'expectative, les Pompéiens ne savent que faire : fuir ou se barricader chez soi ? Le jour est devenu la nuit. Se refroidissant dans l'atmosphère, les cendres commencent à retomber.
Il est 13h 30'. Il n'a fallu qu'une demi-heure pour que cette pluie de légères pierres ponces et de blocs de roche dure arrachés aux entrailles de la terre s'abatte sur Pompéi à la vitesse de 200 km/h...

Il est 14h. Une heure après le début de l'éruption, la situation est critique. C'est la cohue. La foule affolée se précipite dans les rues, cherchant à fuir la ville. Les esclaves de Fortunata abandonnent leur maîtresse; en hâte, celle-ci rassemble ses pièces d'or. Vers le milieu de l'après-midi, le Vésuve a déjà craché 100 millions de tonnes de pierre ponce et de cendres sur Pompéi. Leur poids commence à peser sur les toitures. Confiant dans l'épaisseur de ses murs autant que soucieux du confort de sa fille enceinte, Polybius refuse de s'enfuir : «Nous allons rester, et prier.»
Un messager arrive chez Pline l'Ancien, apportant un message de Rectina, l'épouse de son ami Cascus, qui l'appelle au secours. Habitant en contrebas du volcan, elle ne peut s'échapper que par la mer. Pline commande à son second, Anicetus, d'envoyer la flotte à Pompéi.
Stephanus a rejoint Hedone, l'esclave prostituée qu'il aime à rencontrer en secret. Là, une vieille femme prie Isis de les protéger : c'est alors que le toit s'effondre sur eux; seul Stephanus a le temps de s'enfuir. Le bracelet l'or d'Hedone (4) sera retrouvé 2.000 ans plus tard, dans les ruines du modeste hôtel de passe.
Dehors gronde le tonnerre et le ciel se strie d'éclairs. La toiture de Polybius commence à s'effondrer à son tour. Ses esclaves fidèles l'invitent à fuir.

Pline l'Ancien

Il est 17h. La flotte quitte Misène avec Pline. Elle passe au large d'Herculanum ravagée. Sur la grève parmi d'autres, une jeune esclave - dont on a retrouvé le squelette - appelle au secours. Appel non entendu. Victime d'un vent contraire, Pline, dans les ténèbres de cendres en suspension, bifurque vers Stabies pour y trouver refuge.

Il est 18h. Sept heures après le début de l'éruption, les rues de Pompéi sont pratiquement désertes. Les pierres tombent toujours et bloquent les issues des maisons, piégeant ceux qui étaient restés à l'intérieur. Son esclave Restitutus persuade Fortunata - la femme de Stephanus - de s'enfuir en passant par une fenêtre. La jeune femme emmène une cassette d'or. Alors l'esclave lui demande la permission d'aller rejoindre sa famille du côté de la porte de Nola. «Ta famille ? En quoi cela me concerne-t-il ? Tu es à mon service !» L'esclave abandonne sa maîtresse égoïste. Chez Polybius, Julia est incapable de se déplacer; son mari, sa (belle-)mère, Felix et les esclaves décident de demeurer auprès d'elle. En dépit du fait que leur maître vient de les affranchir - les invitant expressément à sauver leur vie -, les esclaves ont librement choisi de rester.

Il est 19h. Après huit heures, le Vésuve ne s'apaise toujours pas. Dans la caserne des gladiateurs, un médecin s'affaire auprès d'Africanus, blessé à la tempe par un cailloux tombé des nuées. Arrive Fortunata, à la recherche de secours. Au même moment, dans leur maison de la rue de l'Abondance, son mari Stephanus rentré constate la disparition de son épouse... et celle de son or !
A Stabies, Pline l'Ancien se trouve bloqué par les vents du large; il a trouvé refuge dans la villa de son ami Pomponianus, chez qui il prend tranquillement un bain. L'érudit s'efforce de réconforter son hôte : cette catastrophe n'est en rien maléfique - c'est un phénomène tout-à-fait naturel !
Alourdie par des roches plus denses, une partie de la colonne de fumée s'effondre et dévale les pentes du volcan telle une énorme vague. Des cendres brûlantes et des roches en fusion déferlent de la montagne comme une avalanche monstrueuse. C'est ce que les vulcanologues appellent aujourd'hui une «coulée pyroclastique». Cette coulée se dirige droit vers Herculanum et les populations qui se sont réfugiées sur la plage. Cinq fois plus chaud que de l'eau bouillante, ce nuage de gaz et de cendres brûle tout sur son passage. Pour ceux qui se laisseraient envelopper, la mort est instantanée : ils sont carbonisés.
Les quelque trois cents hommes, femmes et enfants qui se sont laissés surprendre sous les arcades près de la plage succombent au choc thermique : leurs chairs sont liquéfiées, dents et os éclatent, la cervelle en ébullition fait exploser la boîte crânienne.
Herculanum est maintenant enfouie sous des dizaines de mètres de débris volcaniques.

Dans les premières heures de la matinée du 25 août 79, les cendres tombent toujours. A Misène, la terre tremble encore. Une nouvelle phase commence : au cœur du volcan, la chambre magmatique explose et déclenche une nouvelle coulée pyroclastique qui se dirige, cette fois, droit sur Pompéi. Les murs de la cité contiennent toutefois la coulée, et la détournent; mais les gaz toxiques se répandent dans la ville - du dioxyde de carbone, suffocant et mortel, et de l'anhydride sulfureux, un acide qui brûle les yeux et la gorge. Un cocktail mortel, qui se répand partout, surprenant Africanus, Celadus le Thrace, Fortunata et les autres occupants de la caserne des gladiateurs.

Dans sa maison engloutie, à l'abri de ses solides madriers de toiture, Polybius et sa famille vivent leurs derniers instants. Sabinus offre du poison à sa femme Julia. Non loin de chez eux, dans une thermopolia abandonnée, Stephanus trouve une poignée d'olives à manger... et les économies du tenancier, cachées au fond d'une dolia. Ce dernier est en train d'agoniser non loin de son comptoir, à côté de son chien.
A la base du panache de fumée, une nouvelle vague de roches et de cendres explose, dévalant sur Pompéi à plus de 100 km/h et l'atteignant en quelques minutes. Rien d'aussi brûlant et dévastateur n'était encore sorti du volcan. Près de la porte de Nola, sous cet ultime coup de bélier, Restitutus - l'esclave de Fortunata - rend l'âme en retrouvant sa fillette Claudia. Stephanus, serrant les pièces d'or de l'aubergiste, succombe assis dans la rue, se cachant le visage (dans la position où on l'a trouvé et moulé son corps).

der jour pompei pompei moulage

La mort de Stephanus reproduit l'attitude d'un des plus célèbres moulages pompéiens, reproduit dans presque tous les ouvrages de vulgarisation : l'homme assis, les genoux relevés, les mains protégeant la face. A droite : le moulage (extr. de Da Pompei a Roma, op. cit., p. 150, n 6)

Polybius et sa compagne sur leur canapé, Sabinus et Julia tendrement enlacés... expirent. Pour les derniers habitants de Pompéi, la mort ne fut pas immédiate : à la première inhalation de gaz chaud et de cendres, les poumons s'emplissent de fluide, c'est comme s'ils avalaient du feu. A la deuxième inhalation, les cendres mêlées aux fluides forment une sorte de ciment humide dans les poumons et les voies respiratoires. A la troisième inhalation, le ciment s'épaissit et les victimes commencent à suffoquer, puis à étouffer.

Il est 7h - le 25 août 79. Après dix-huit heures d'éruption, le panache s'effondre complètement sur sa base.
Pline l'Ancien meurt asphyxié devant Stabies. Une dernière coulée s'enfonce dans la baie de Naples, tuant des milliers de gens réfugiés dans la campagne, mais Pline le Jeune resté à Misène y réchappe. En dix-huit heures, dix milliards de tonnes de pierre ponce, de roches et de cendres ont été vomis par le volcan.
Longtemps l'on a cru fantaisiste la description que Pline le Jeune nous laissa du cataclysme. Ce n'est que récemment que des vulcanologues se mirent à l'étudier, pour constater l'exactitude de ses observations de ce que l'on nomme, maintenant, une «éruption plinienne».

Bibliographie succincte (par ordre chronologique

  • Marc MONNIER, Pompéi et les Pompéiens, Hachette, coll. «Bibliothèque Rose Illustrée», 3e éd. revue et abrégée à l'usage de la jeunesse, 22 gravures sur bois, 1873, 280 p.;
  • Marcel BRION, Pompéi et Herculanum, Albin Michel, 1960;
  • Paul VAN DEN VEN, «Notes sur les fouilles de Pæstum, Pompéi et Herculanum», Bull. Cl. des Lettres, Acad. Roy. Belgique, XLVII, 8-9, 1961, pp. 381-399.
  • comte Egon Cæsar CORTI, Vie, mort et résurrection d'Herculanum et de Pompéi (Untergang und Auferstehung von Pompeji und Herkulaneum), Plon, 1963 (premier trad. fr. (rééd. C.A.L. 1964, puis 10/18)); «Petite Bibliothèque Payot» (présentation Claude Aziza), 1995, 300 p.;
  • Alfonso DE FRANCISCIS (A. PREVITERA, dessins, et P.C. JANNI, peintures), Guide avec reconstitutions. Pompéi-Herculanum et la Villa Jovis à Capri. Autrefois et aujourd'hui, Rome, Editions «Vision», s.d., 90 p.;
  • Robert ÉTIENNE, La vie quotidienne à Pompéi, Hachette, 1966;
  • Jean MARCADÉ, Roma Amor. Essai sur les représentations érotiques dans l'art étrusque et romain, Genève-Paris-Munich, Nagel, 1968, 132 p.;
  • Alfonso DE FRANCISCIS, Pompéi, Grange Batelière, coll. «Documentaires en couleurs», n 13, 1970;
  • «Pompéi, éternelle découverte», Archeologia, n 54, janvier 1973;
  • Michael GRANT (photogr. Antonia MULAS), Eros à Pompéi. Le cabinet secret du Musée de Naples, Robert Laffont, 1975, 171 p.;
  • André BELLECHASSE, Pompéi et Herculanum, Famot, Genève, 1976;
  • Pompéi. Travaux et envois des architectes français au XIXe s., Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts - Ecole française de Rome (Catalogue exposition Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris, 14 janvier-22 mars 1981 - Institut français de Naples, 11 avril-13 juin 1981), 1980, 373 p.;
  • Claude AZIZA, Pompéi. Le rêve sous les ruines, Presses de la Cité, coll. «Omnibus», 1992, 1022 p.;
  • Da Pompei a Roma - Histoires d'une éruption (Pompéi-Herculanum-Oplontis), Catalogue de l'Exposition 9 octobre 2003-8 février 2004 (sous la dir. Pietro Giovanni GUZZO), Europalia-Italia, Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 2003, 215 p.;
  • Da Pompei a Roma - L'Antiquité redécouverte, Catalogue de l'Exposition 9 octobre 2003-8 février 2004, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles, Europalia, Snoeck éd., 2003, 64 p.
  • Jacques MARTIN & Marc HENNIQUIAU (textes des Vincent HENIN), Pompéi (1), Casterman, coll. "Les voyages d'Alix", 2002.

Reconstitution virtuelle de la rue de l'Abondance (et des fours du boulanger N. Popilius Priscus - au numéro 17 du carrefour de la voie Consulaire - avec ses quatre meules [le plus souvent représenté dans les ouvrages de vulgarisation], de la basilique, de la «Maison du Faune» et du temple de la Fortune) :

  • Maurizio FORTE, «Pompéi, la machine à remonter le temps», in Maurizio FORTE (conception), L'archéologie virtuelle. Le passé retrouvé, France Loisirs, s.d. (199?), 295 p., pp. 180-189.

Autres romans (pour la jeunesse)

  • R. FISKER, R., Le rescapé de Pompéi, G.P., Souveraine;
  • M. LÉRINE-WALTER, Les enfants de Pompéi, Deux coqs d'or.

Bande dessinée

  • X., «Last Days of Pompeii (The)» [en américain], Classics Illustrated, n 35, Gilberton Cy Inc., 1947 (?);
  • ENEG [= Gene BILBREW], «Princesse Elaine (La)», Humanoïdes associés, 1977.
    Prépublication : Bizarre Comic's, ±1952.
    BD bondage. Deux épisodes : 1. «Tragique destin» (1952) et 2. «Périlleuse mésaventure» [dans l'Egypte de Cléopâtre]. Dans le premier épisode, Elaine, princesse de l'île de Cypris, voit son royaume conquis par les légionnaires romaines (il n'y a pas d'hommes dans cette BD), qui veulent la sacrifier à Vesta, déesse du feu. Dans une Rome que domine le volcan Odyssios (les Derniers jours de Pompéi ne sont pas loin) elle est soumise aux caprices de l'impératrice Lucrestia, heureusement sans jamais se départir de ses escarpins vernis à talons hauts !;
  • Jacques MARTIN, La griffe noire (Alix), Lombard, 1959; rééd. Casterman, 1965.
    Prépublication : Tintin BE, n 52 (12e an.), 25.12.1957 à n 8 (14e an.), 25.02.1959/FR, n 485 (6 février 1958) à n 771 (9 avril 1959).
    Cette aventure d'Alix commence et s'achève à Pompéi, mais raconte surtout une expédition romaine dans le Continent Noir; là, sur les pentes du volcan Rukazori (identifiable au Ruwenzori, dans le Congo alors belge) il fera l'hallucinante rencontre de statues d'hommes pétrifiés, fossilisés, saisis par une éruption du volcan. Une anticipation des célèbres moulages du Musée de Naples...;
  • X. (d.), «Savant et grand cœur», Oncle Paul, Spirou, n 1117 (22e an.), 10 septembre 1959, pp. 36-37.
    -79 : Herculanum et Pompéi (destruction) - Pline l'Ancien, Néron chante à Naples (-63);
  • J.L. DEVAUX, «Pompéi», (Pilotorama), Pilote, n 57 (2e an.), 24.11.1960;
  • Brian LEIGH, «Olac le gladiateur», Editions Chapelle, Olac, n 5-8, mai/août 1961;
  • Carlos ROUME, «Olac le gladiateur»/8, Olac, n 22, novembre 1962, 40 pl.; NL, n 3, Het Verraad, Haarlem, Oberon, s.d. (1980), pp. 3-26.
    A Herculanum, circa 63 ou 79 de n.E. (?);
  • Y. DUVAL, Y. (sc.), J.L. FERNAN (d.), «Ce jour-là, Herculanum et Pompéi», court récit, Tintin FR, n 756, 18.04.1963/BE, n 10 (18e an.), 05.03.1963, pp. 25-28;
  • HEBERT (d.), «Le Lion d'Elphis», Oncle Paul, Spirou, n 1599 (31e an.), 5 décembre 1968, pp. 5-9.
    Les lions dans l'Antiquité, d'après Pline l'Ancien;
  • Jacques, MARTIN (textes Pierre FORNI), Odyssée d'Alix (L'), «Alix»/18bis, Casterman, 1987 (album géant), 23 ill.

Chronologie de Pompéi

Bulwer-Lytton met la destruction des cités campaniennes d'août 79 en relation avec l'attente chrétienne de la Fin des Temps annoncée par Jésus-Christ. Comme tendrait à le prouver tel graffiti faisant allusion à la destruction de Sodome et Gomorrhe (qui aurait aussi bien pu être gravée par un juif que par un chrétien). On n'a, à ce jour, trouvé aucune trace de communauté chrétienne à Pompéi, qui était une sorte de Saint-Tropez fréquentée par la jet-set romaine, non une ce ces banlieues populeuses où de préférence se développait la religion des humbles (excepté une croix, pas forcément chrétienne, trouvée à Herculanum [5]). En fait, les voyageurs pour Rome venant d'Orient, débarquaient plutôt à Pouzzoles, le second port de Rome, comme ce fut probablement le cas - selon les Actes des Apôtres - pour Paul, en 64.
Il est cependant remarquable de noter que, précédé par celui de Rome en 64, l'incendie du Temple de Jérusalem (en 70) fut suivi par celui de Pompéi, Herculanum etc. en 79. La proximité des deux dates dut frapper quelques personnes. Nous insérerons donc en rappel quelques éléments traditionnels de la chronologie chrétienne avant d'entrer dans celle de Pompéi proprement dite.

62

(5 février) : Tremblement de terre et inondation dans la région du Vésuve.
Jacques, frère de Jésus, écrit de Jérusalem la lettre portant son nom. (Jacq., 1 : 1)

62-64 (vers) De Babylone, sur l'Euphrate, Pierre écrit I Pierre. (I Pierre, 1 : 1; 5 : 13)
64 (vers) De Babylone (?), Pierre écrit II Pierre. (II Pierre, 1 : 1)
65 (vers) De Rome, Paul écrit II Timothée. (II Tim., 4 : 16-18)
Jude, frère de Jésus, écrit la lettre portant son nom. (Jude, 1, 17, 18)
64 (juillet) Incendie de Rome.
Selon la légende hagiographique, Néron serait le commanditaire de l'incendie, qui en reporta la responsabilité sur les chrétiens - pris pour boucs émissaires. Pendant la répression qui s'en serait suivie, on situe traditionnellement le martyre, à Rome, de Paul (décapité dans sa prison) et de Pierre (crucifié tête en bas sur la colline du Vatican) :
1) Il n'est pas sûr du tout que Pierre soit jamais venu à Rome. Ni que la répression néronienne soit en relation avec l'incendie de l'Urbs (CLICK et CLICK), lequel fut probablement accidentelle.
2) En fait, les «lois néroniennes» auxquelles on fait d'habitude référence à propos des persécutions ultérieures des chrétiens n'ont jamais été retrouvées.
3) Quand aux «romans chrétiens» apocryphes nommés Les Actes de Pierre et Les Actes de Paul, ils ne mettent nullement en relation avec l'incendie de Rome le martyre de ces deux apôtres : selon ces textes, ils auraient plutôt été suppliciés à cause de leurs prédications qui détournèrent des impériales orgies nombre de... prostituées !
70 Jérusalem et son temple sont détruits par Titus (Dan., 9 : 27; Mat., 23 : 37, 38; Luc, 19 : 42-44).
79

(24 juin) : Mort de Vespasien. Son fils Titus empereur.
(20 août) Grondements et tremblements du sol à Pompéi.

(24 août) :

Eruption du Vésuve. Destruction de Pompéi, Herculanum, Stabies et Oplontis. Mort de Pline l'Ancien :

-24 août  
(10h du matin (?)) Première phase de l'éruption : jet du bouchon de lave.
(10h 15' (?)) Deuxième phase : de fines poussières sont poussées vers l'est. Pompéi commence à être ensevelie
(13h (?))

Troisième phase :
a) Pompéi : pluie de cendres, fin de l'ensevelissement;
b) Herculanum : lave et boue;
c) Misène (où se trouvent les Pline) : on voit une nuée en forme de pin sortir du Vésuve.

(16h) Herculanum est interdit. Pline l'Ancien, qui fait voile vers la cité, change de route. Il observe une pluie de cendres et de pierres ponces; des colonnes de feu sortent du Vésuve.
(18h) Toute vie a disparu d'Herculanum. Pline l'Ancien arrive à Stabies. Le vent souffle d'Herculanum vers cette cité.
Nuit : Les secousses telluriques continuent, accompagnées des éclairs. Pline l'Ancien passe la nuit à Stabies, chez son ami Pomponianus. Pline le Jeune passe la nuit avec les habitants de Misène sur la plage.
   
-25 août  
(6-7h du matin) Stabies est ensevelie. Pline l'Ancien meurt asphyxié sur le rivage. Les routes se lézardent; la mer se calme, le vent souffle dans l'autre sens. Pline le Jeune sort de Misène.
(Après-midi) Pline le Jeune retourne à Misène qui est recouverte de cendres blanches.
- 26 août  
(nuit) Les secousses continuent mais la ville de Misène reste intacte.
   
- 27 août Quatrième phase : coulée de lave à Castel-Cisterna, fin de l'éruption. Le corps de Pline l'Ancien est retrouvé sur le rivage de Stabies où le jour est revenu.


81 (13 septembre) : Mort de Titus. Domitien empereur.
 

(D'après Claude AZIZA, Pompéi. Le rêve sous les ruines, Presses de la Cité, coll. «Omnibus», 1992.)

 
der jours pompei der jours pompei

Le roman de Bulwer-Lytton a subi bien des avatars. Dans la version 1959 des Derniers jours de Pompéi,le délicat esthète athénien Glaucus - l'hôte de la «Maison du Poète Tragique» - a dû s'adapter à la personnalité herculéenne de Steve Reeves, et devenir un farouche centurion romain retour de Judée, où il a semble-t-il participé au saccage de Jérusalem et de son Temple. Et les chrétiens y ont la réputation d'être des terroristes assassins. Hercule-Glaucus devra remettre de l'ordre dans les Ecuries d'Augias avant que les Feux de la Terre n'effacent de la surface du globe la «ville pécheresse».
A gauche, l'affiche espagnole. A droite le CD contenant la musique d'A.F. Lavagnino

 


 

NOTES :

(1) Vulcanologue, actuellement le meilleur spécialiste de l'éruption d'août 79; une des sources des ouvrages de Charles Pellegrino et de Robert Harris. - Retour texte

(2) Autrefois les Studios Carthago Films, où furent tournés, entre autres, La vie de Brian et Anno Domini. - Retour texte

(3) Chiffres donnés par le docu-fiction. Dans le making of Les Mystères de Pompéi, le directeur du site, Pietro Giovanni Guzzo évalue la population de la ville entre 10 et 15.000 individus, dont 2.000 corps ont été retrouvés (et moulés). - Retour texte

(4) Le nom est imaginaire, bien entendu. - Retour texte

(5) Y avait-il des chrétiens à Pompéi ? Sur cette question violemment controversée, qui a fait l'objet de discutions passionnées, les conclusions les plus valables semblent bien être celles de Jérôme Carcopino dans ses Etudes d'histoire chrétienne. La croix de la Maison du Bicentenaire à Herculanum était-elle vraiment une croix ? Ce symbole est d'introduction tardive dans la société chrétienne; selon certains auteurs, il n'apparaîtrait pas avant le Ve s. Au sujet du signe gravé sur l'amphore trouvée dans la Maison de Vénus, où Maiuri voit le monogramme du Christ, les deux lettres grecques chi et rho liées ensemble, Carcopino estime que ce sont des chiffres indiquant le poids du liquide contenu dans ce récipient. - Retour texte