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Rome
[TV : HBO - BBC]
(Michael Apted, Allen Coulter, Julian Farino, etc. -
EU-GB, 2005)

(page 15/18)

 

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Rome, unique objet de mon assentiment...

INTRODUCTION

I. PAVÉS MOUILLÉS, RUELLES INTERLOPES...

II. QUELQUES THÈMES À LA LOUPE

III. NAISSANCE D'UN EMPIRE

IV. LE TRIOMPHE

V. LA LÉGION

VI. UN PEU D'EXOTISME : L'ÉGYPTE GRECQUE

Ô ROME ET CÆTERA... LES PERSONNAGES

DEUX DE LA XIIIe LÉGION : LUCIUS VORENUS - TITUS PULLO

AUTRES PERSONNAGES DE FICTION

LES PROTAGONISTES HISTORIQUES

APPENDICES : CLODIA & CLODIUS

Fiche technique et synopsis

Résumés de la première saison

Sur cette page :

BIBLIOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE HISTORIQUE

BIBLIOGRAPHIE ROMANESQUE

Colleen McCULLOUGH

1. L'amour et le pouvoir
2. La couronne d'herbe
Abstract
3. Le favori des dieux
4. La colère de Spartacus
5. Jules César, la violence et la passion
6. Jules César, le glaive et la soie
7. La conquête gauloise
8. César Imperator
9. César et Cléopâtre

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John MADDOX ROBERTS
Patrick WEBER

AUTRES POLARS-PEPLUMS

A. LES PRÉCURSEURS

B. LA BIBLE

C. L'ÉGYPTE

D. LA GRÈCE

E. L'EMPIRE ROMAIN

 

Forum consacré à la série Rome

BIBLIOGRAPHIE

Bien que la série Rome (HBO) ne commence qu'en 52, à la fin de la Guerre des Gaules, nous inclurons dans cette bibliographie quelques bios de personnages plus anciens, prolégomènes de Jules César, pour mieux recouper la série romanesque de Colleen McCullough, Les Maîtres de Rome.

BIBLIOGRAPHIE HISTORIQUE

Sylla
  • François HINARD, Sylla, Fayard, 1985.
 
Marius
  • J. VAN OOTEGHEM, s.j., Caius Marius, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1964.
 
Metellus Scipion
  • J. VAN OOTEGHEM, s.j., Les Caecilii Metelli de la république, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1967.
 
Cicéron
  • Pierre GRIMAL, Cicéron, Fayard, 1986.
  • Pierre GRIMAL, Cicéron, PUF, coll. «Que Sais-Je ?», n 2199, 1984.
  • Claude NICOLET & Alain MICHEL, Cicéron, Seuil, coll. «Microcosme - Ecrivains de toujours», n 52, 1967.
 
Publius Clodius
  • Florence DUPONT, L'affaire Milon. Meurtre sur le voie Appienne, Denoël, 1987.
 
Pompée
  • J. VAN OOTEGHEM, s.j., Pompée le Grand, bâtisseur d'empire, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1954.
 
Jules César
  • Luciano CANFORA, César, le dictateur démocrate (1998), Flammarion, coll. «Grandes Biographies», 2001.
  • Eberhard HORST, César, une biographie (1980), Fayard, 1981.
  • Yves LE BOHEC, César Chef de guerre, Editions du Rocher, coll. «L'Art de la Guerre», 2001.
  • NAPOLÉON III, La Guerre des Gaules. Histoire de Jules César, illustrée de 32 cartes en couleur, avec un Précis des guerres de Jules César par NAPOLÉON Ier (recomposition de l'ouvrage de 1866), Paris, Errance éd., 2001.
  • Michel REDDÉ, Alésia. L'archéologie face à l'imaginaire, Errance, coll. «Hauts lieux de l'histoire», 2003.
  • Gérard WALTER, César, Marabout Université, n 49, 1964.
 
Marc Antoine
  • François CHAMOUX, Marc Antoine, le dernier prince de l'Orient grec, Arthaud, coll. «Biographie», 1986.
 
Cléopâtre
  • Jacques BENOIST-MÉCHIN, Cléopâtre ou le rêve évanoui, Perrin, 1977.
  • Arthur WEIGALL, Cléopâtre, Payot, 1952.
 
Brutus
  • Anne BERNET, Brutus, assassin par idéal, Perrin, 2000.
 
Octave
  • Pierre COSME, Auguste, Perrin, 2005.
    Robert ETIENNE, Le siècle d'Auguste, Armand Colin, coll. «U2», n 139, 1970.
 
Civilisation
  • Janine ASSA, Les grandes dames romaines, Seuil, coll. «Microcosme - Le temps qui court», n 9, 1958.
  • Jean BAYET, La religion romaine, histoire politique et psychologique, Payot, coll. «Petite Bibliothèque», n 281, 1956, 2e éd. 1969.
  • Georges DUMÉZIL, La religion romaine archaïque (avec un appendice sur la religion des Etrusques), Payot, 1974.
  • Jacques GAILLARD (sous la dir.), Rome Ier siècle av. J.-C. - Ainsi périt la République des vertus..., Autrement, coll. «Mémoires», n 42, 1996.
  • Marcel LE GLAY, La religion romaine, Armand Colin, coll. «U2», n 168, 1971.
  • Jean ROUGÉ, Les Institutions romaines, Armand Colin, coll. «U2», n 73, 1969.
  • Norbert ROULAND, Rome, démocratie impossible ? Les acteurs du pouvoir dans la cité Romaine, Le Paradou, Actes-Sud, 1981.
brutus - anne bernet

BIBLIOGRAPHIE ROMANESQUE
[Voyez aussi GLI ANTICHI DETECTIVES : bibliographie (en italien) de Giulia Regoliosi Morani]

Parallèle aux événements traîtés par Rome (HBO), Les maîtres de Rome, la saga de Colleen McCullough, mérite une mention particulière en raison de la qualité et de la minutie de sa «reconstitution»; bien sûr, il s'agit aussi d'un roman, et l'auteure a dû interpréter le profil psychologique des protagonistes de l'Histoire, voire carrément inventer certaines de leurs actions ou sentiments, qui pour ces derniers nous étaient le plus souvent parfaitement inconnus. Elle le fait toutefois avec beaucoup de cohérence et de vraisemblance, offrant à ses lecteurs tout un panel de situations politiques, maritales, filiales etc. où elle peut décrire des attitudes romaines caractéristiques. Les institutions, les débats du Forum sont restitués avec beaucoup de soin (merci, Cicéron) et, pour les épisodes guerriers, McCullough a de toute évidence bénéficié des conseils éclairés des militaires qu'elle cite dans ses remerciements.

COLLEEN McCULLOUGH

Neurologue de formation, Colleen McCullough a été rendue célèbre par son roman Les Oiseaux se cachent pour mourir (Belfond, 1977), vendu à 1.500.000 exemplaires en France seulement, et adapté au petit écran. Elle a également écrit d'autres best-sellers dont Tim (Belfond, 1978), Un autre nom pour l'amour et Les Dames de Missalonghi, qui l'ont fait connaître dans le monde entier. Si Les Oiseaux... était un roman à la dimension d'un continent, l'Australie, Les Maîtres de Rome sont une fresque à la mesure d'une civilisation, celle de la Rome antique. La Rome de la fin du IIe s. av. n.E.
Délibérément, la romancière choisit de se laisser guider par l'Histoire, les affrontements, les intrigues, les guerres - en Afrique, en Asie mineure, en Gaule ou en Sicile -, la corruption, mais aussi les passions amoureuses ou la vie érotique de la Rome de cette époque, qu'elle va conjuguer pour bâtir une épopée. Pendant sept ans, Colleen McCullough s'est consacrée à cette vaste fresque historique relatant les bouleversements de la République et de l'Empire romain, depuis l'avènement de Marius (110 av. n.E.). Son travail a donné Les Maîtres de Rome, publié en trois volets : en premier L'Amour et le pouvoir, puis ensuite La Couronne d'herbe et finalement Le Favori des dieux.
Dans son île de Norfolk, au large de la Nouvelle-Zélande, petit paradis subtropical à une dizaine d'heures d'avion de Sidney, Colleen McCullough, aujourd'hui âgée de 64 ans (2000), s'est constituée la plus vaste bibliothèque de l'hémisphère Sud consacrée à l'Antiquité.

 

roma vetus

Roma Vetus - The First Man in Rome : série TV non réalisée.

 

Il avait été question d'adapter pour la télévision The First Man in Rome de Colleen McCullough, sous le titre Roma Vetus (Réal. : Robert Young, Sandy Johnson, Gavin Millar, Tom Clegg; Prod. : R.V. International Productions), mais ce projet semble avoir été abandonné.

first man in rome first man in rome first man in rome
 

1. L'amour et le pouvoir (The First Man in Rome, William Morrow, 1990), Belfond, 1990, 660 p. (trad. angl. : Jean-Paul Mourlon)

a) Table des matières
Les années 110-100 av. n.E. : Marius et Sylla. La guerre de Jugurtha et la guerre des Cimbres et des Teutons. Les tribuns L. Appuleius Saturninus et C. Servilius Glaucia

  • La première année (110 av. n.E.), sous le consulat de M. Minucius Rufus & Sp. Postumius Albinus
  • La deuxième année (109 av. n.E.), sous le consulat de Q. Caecilius Metellus et M. Junius Silanus
  • La troisième année (108 av. n.E.), sous le consulat de Serv. Sulpicius Galba & Q. Hortensius
  • La quatrième année (107 av. n.E.), sous le consulat de L. Cassius Longinus & C. Marius I
  • La cinquième année (106 av. n.E.), sous le consulat de Q. Servilius Caepio & C. Atilius Serranus
  • La sixième année (105 av. n.E.), sous le consulat de P. Rutilius Rufus & Cn. Mallius Maximus
  • La septième année (104 av. n.E.), sous le consulat de C. Marius II & C. Flavius Fimbria; la huitième année (103 av. n.E.), sous le consulat de C. Marius III & L. Aurelius Orestes; la neuvième année (102 av. n.E.), sous le consulat de C. Marius IV & Q. Lutatius Catulus César
  • La dixième année (101 av. n.E.), sous le consulat de C. Marius V & Manius Aquilius; la onzième année (100 av. n.E.), sous le consulat de C. Marius VI & L. Valerius Flaccus
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) 110 av. n.E. La République est à son apogée et, pourtant, elle est déjà minée par l'argent, la cupidité et les luttes de factions. Deux hommes vont se lever. Deux hommes d'exception, avec, chacun, l'ambition de devenir le «Premier parmi les Romains», distinction accordée à de très rares occasions depuis les origines de la République. Aucun des deux, cependant, ne dispose a priori des moyens pour parvenir à ses fins. Marius a contre lui ses origines : c'est un notable enrichi et il n'appartient donc pas à l'une ou l'autre des grandes lignées patriciennes dont les représentants dominent le Sénat et gouvernent la cité depuis la chute de la monarchie. À l'opposé, Sylla est de naissance aristocratique, mais il a contre lui d'être un homme désargenté qui a décidé d'oublier sa condition dans la recherche effrénée des plaisirs. De tous les plaisirs.
Pour lui, Marius a d'être un chef de guerre remarquable et un politicien terriblement habile. Pour lui, Sylla a d'être un esprit hors du commun et un acteur de génie. Tous deux ont une même alliée : la Fortune. Elle a décidé de leur sourire. Pour chacun des deux hommes, elle prendra d'ailleurs le visage de l'amour. Si Marius épouse Julia, Sylla lui, convolera avec la sœur cadette de celle-ci, la jeune Julilla. Toutes deux font partie de l'illustre famille des César...

 
 

(Une curiosité de ce premier tome est le fait que Marius et Sylla y sont présentés comme beaux-frères, interaction qui n'apparaît dans aucune biographie. Certes Marius avait bien épousé une Julia, mais quid de Sylla ? En fait, c'est Plutarque qui nous dit que Sylla eut pour première épouse une Ilia; mais Plutarque écrivait en grec et massacrait peut-être le latin. Comme il n'existe aucune illustre famille romaine nommée Ilius, certains historiens modernes ont rectifié Ilia en Iulia des Iulii Caesares : c'est la thèse qu'a choisi de suivre McCullough, ce qui pour le romancier est une vraie bénédiction par les situations qu'elle ménage entre les futurs rivaux.
On admet plus volontiers que Ilia serait une corruption du nom d'Aelia, la «seconde» épouse de Sylla, laquelle serait donc la première, une seule et même personne.)


c) Résumé succinct
L'histoire de Rome au 1er siècle av. n.E. est marquée par la montée en puissance des généraux - Marius, Sylla, Pompée et César -, qui accaparent le pouvoir au détriment du Sénat. Cette période est ponctuée de guerres civiles, de coups d'Etat et de conspirations qui vont précipiter la fm de la République et aboutir à l'instauration de l'Empire (-27). Marius (157-86) est le premier de ces généraux. A partir de 107 av. n.E., année de son premier consulat, il est régulièrement réélu consul en violation des traditions républicaines, mais jouit néanmoins d'une grande popularité. Il réorganise l'armée romaine en recrutant ses membres parmi les capite censi, les citoyens les plus pauvres, et en fait une véritable armée de métier; grâce à elle, Marius asseoit son pouvoir, que viennent renforcer les victoires sur le roi africain Jugurtha (-105), puis sur les tribus germaniques des Teutons (-102) et des Cimbres (-101). Ses propres partisans, parmi lesquels Saturninus, le démagogue tribun de la plèbe, profitent de ses problèmes de santé pour briguer le pouvoir. Sylla, son ancien questeur, qui est aussi son beau-frère, se charge de réprimer dans le sang le coup de force : Saturninus et ses proches sont massacrés.

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2. La Couronne d'herbe (The Grass Crown, William Morrow, 1991), Belfond, 1992, 658 p. (trad. angl. : Jean-Paul Mourlon)

a) Table des matières
Les années 98-87 av. n.E. : Marius et Sylla (suite)

  • I. [Caius Marius]
  • II. [Livia Drusa]
  • III. [Publius Rutilius Rufus]
  • IV. [Marcus Livius Drusus]
  • V. [Marcus Aemilius Scaurus]
  • VI. [Le jeune Pompée]
  • VII. [Lucius Cornelius Sylla]
  • VIII. [Mithridate VI Eupator]
  • IX. [Aurelia]
  • X. [Lucius Cornelius Cinna]
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) Dans l'Antiquité, la couronne d'herbe, par sa simplicité même, constitue l'une des distinctions les plus convoitées puisqu'elle est accordée, sur le champ de bataille et par les soldats, au général qui sauve une armée sur le point d'être mise en déroute et décimée. Et c'est tout l'orgueil de Sylla de l'avoir obtenue, au cours de la guerre que mène Rome contre les cités d'Italie, se vengeant par là du mépris dont ne s'est jamais départi Caius Marius à son égard.
D'amis qu'ils étaient dans L'amour et le pouvoir, le patricien désargenté et le vieux commandant favori de la plèbe vont dès lors devenir d'implacables rivaux, chacun luttant pour se faire nommer consul ou prendre à la place de l'autre la conduite de la guerre contre l'imprévisible Mithridate, qui vient d'envahir la province d'Asie.
Des faubourgs populeux de Rome aux confins barbares de l'Arménie, sur fond de batailles et de luttes d'influence au Sénat, se détachent les figures hors du commun de l'imposant Marius, du redoutable Sylla, de l'intègre Drusus, du sanguinaire Pompée, ainsi que celles des jeunes prodiges que sont déjà Cicéron et Jules César. Mais, dans cette fresque haute en couleur, ce sont les femmes - épouses, mères ou amantes -, souvent trompées, humiliées ou battues, qui, malgré leur faiblesse apparente, tempèrent la folie meurtrière des hommes et donnent à ce roman sa dimension émouvante et humaine.

 
 
c) Résumé succinct
Alors que la santé et le prestige du vieux général plébéien déclinent toujours plus, Sylla (138-78) se distingue lors de la guerre Sociale (91-89) opposant Rome à ses alliés italiques, qui revendiquent la citoyenneté romaine. Sylla est élu triomphalement consul en 88 av. n.E., mais le Sénat, à l'instigation de Marius et de ses amis, le prive du commandement de la guerre contre Mithridate. Sylla franchit alors le pomerium (l'enceinte sacrée de Rome) avec ses légions - fait sans précédent dans l'histoire de la République - et marche sur la ville pour écraser ses ennemis. Marius s'enfuit en Afrique avec ses partisans qui ont pu échapper aux représailles. Début 87 av. n.E., profitant de l'absence de Sylla parti guerroyer en Orient, Marius rentre à Rome et réussit un coup d'Etat : il est élu consul pour la septième et dernière fois et élimine ses ennemis politiques, parmi lesquels les amis de Sylla. Il meurt peu de temps après, plongeant la ville dans l'anarchie et la terreur.

Abstract
Les deux premiers volumes L'amour et le pouvoir et La couronne d'herbe s'achèvent en 87, tandis que le troisième, Le favori des dieux, ne commence qu'en avril 83. Il y a un hiatus de trois années, que Colleen McCullough n'a pas traité en roman. Toutefois elle a composé un résumé de ces événements, inclus dans le «Prologue» du Favori des dieux.

Résumé des années 86 à mars 83
Cinna prend le contrôle d'un Sénat singulièrement amoindri. Pourtant, tout en en supprimant quelques-unes, il n'abroge pas toutes les lois de Sylla. Sous sa férule, le Sénat, auquel il redonne un pouvoir politique, retire officiellement à Sylla, absent, son commandement dans la guerre contre Mithridate et permet au second consul, Flaccus, de gagner l'Orient à la tête de quatre légions pour relever le général en chef. Flaccus a pour légat principal un soldat sauvage et indiscipliné, Fimbria, à qui ses soldats vouent néanmoins une affection profonde.
Après avoir atteint la Macédoine, Flaccus et Fimbria décident de ne pas se retourner vers la Grèce, où Sylla s'enlise avec son armée. Ils poursuivent, au contraire, leur marche en direction de l'Hellespont et l'Asie Mineure. Incapable de contrôler Fimbria, Flaccus se retrouve sous la coupe de son subordonné. Se querellant sans cesse, les deux hommes parviennent à Byzantium, où ce qui devait arriver arrive. Flaccus est assassiné et Fimbria assume le commandement. Il traverse l'Asie Mineure avant d'entamer, avec succès, la guerre contre Mithridate.

Sylla s'embourbe en Grèce, pays qui, après avoir accueilli les généraux et les troupes de Mithridate, donne à présent asile à une importante armée fidèle à ce roi. Athènes ayant fait défection, Sylla l'assiège. Elle tombe après une résistance farouche. Sylla remporte alors deux victoires écrasantes sur les rives du lac Orchomenus, en Béotie.

A la tête d'une flotte qu'il a rassemblée, son légat Lucullus a battu plusieurs fois les forces du Pont. A ce moment-là, Fimbria piège Mithridate à Pitane et demande à Lucullus de l'aider à capturer le roi en bloquant le port. Lucullus refuse avec hauteur de coopérer avec un Romain qui, à ses yeux, n'est pas en mission officielle. Ce qui permet à Mithridate de s'échapper par la mer.
A l'été 85 av. n.E., Sylla a expulsé d'Europe les armées du Pont et traversé lui-même l'Asie Mineure. Le 5 sextilis (août), le roi du Pont accepte de signer le traité de Dardanus, qui lui impose de se retirer à l'intérieur de ses propres frontières et de ne plus en sortir. Sylla s'occupe également de Fimbria, qu'il pourchasse jusqu'à l'acculer, désespéré, au suicide. Interdisant à jamais aux troupes de Fimbria de regagner l'Italie, il les incorpore au sein d'une armée stationnée sur place et destinée à servir dans la province d'Asie et en Cilicie.
Sylla sait très bien que, en dépit de son acceptation du traité de Dardanus, Mithridate reste un homme redoutable. Il sait aussi que, s'il reste plus longtemps en Orient, il perdra toutes ses chances de reconquérir ce qu'il considère comme sa position naturelle à Rome. Sa femme Dalmatica et sa fille Cornelia Sylla ont dû s'enfuir pour le rejoindre, escortées par Mamercus. On a confisqué ceux de ses biens que Mamercus n'a pas eu le temps de mettre à l'abri. Le glorieux chef se retrouve hors la loi, interdit et déchu de la citoyenneté romaine, tout comme ses partisans. Nombre de membres du Sénat ont également pris la fuite pour le rejoindre, peu soucieux de vivre sous l'administration de Cinna. Parmi ces réfugiés se trouvent Appius Claudius Pulcher, Publius Servilius Vatia et, venu d'Espagne, Marcus Licinius Crassus.
Dès lors, Sylla n'a plus d'autre choix que de tourner le dos à Mithrldate et de regagner Rome, ce qu'il compte faire en 84 av. n.E. Une grave maladie l'oblige à rester en Grèce une année de plus, consterné de laisser ainsi à Cinna et ses partisans un délai supplémentaire pour se préparer à la guerre. Car l'affrontement ne fait plus de doute - la péninsule n'est pas assez grande pour abriter deux factions si irrémédiablement opposées l'une à l'autre, si acharnées, si peu soucieuses du pardon et de l'oubli, si indifférentes à la sauvegarde de la paix.

 
Aux yeux de Cinna et de Rome, la guerre, dès le retour de Sylla, est inévitable. Lorsqu'il apprend la mort du second consul, Flaccus, Cinna choisit pour le remplacer un personnage beaucoup plus solide, Gnaeus Papirius Carbo. En accord avec un Sénat qui leur est tout dévoué, les deux hommes se résolvent à se mesurer à Sylla avant son retour. Décidés à l'arrêter en Macédoine occidentale avant qu'il ait pu traverser l'Adriatique, ils commencent à rassembler une grande armée qu'ils embarquent pour Illyricum, au nord de la Macédoine occidentale.
Mais le recrutement est lent, surtout en Picentum, fief de Pompée Strabo. Pensant que sa présence attirera davantage de volontaires, Cinna se rend en personne à Ancona pour superviser les enrôlements. Là, le fils de Pompée Strabo, Pompée, lui rend visite, comme s'il avait l'intention de se joindre à lui, ce qu'il ne fera pas. Peu après, Cinna meurt à Ancona dans des circonstances mystérieuses. Carbo prend le contrôle de Rome et du Sénat, mais décide de laisser Sylla débarquer en Italie. Après tout, la guerre contre lui doit se jouer sur le sol italien. Carbo fait donc revenir les troupes d'Illyricum et met son plan au point. Après avoir obtenu l'élection de deux consuls à sa solde, Scipio Asiagenus et Caius Norbanus, il s'en va gouverner la Gaule cisalpine et s'installe, avec son groupe d'armées, dans la ville portuaire d'Ariminum.
(Extrait du «Prologue» du Favori des dieux)

favori des dieux - mccullough fortunes favorites - colleen mccullough
 

3. Le favori des dieux (Fortunes Favorites (1), 1993), L'Archipel, 1996, 461 p. (trad. angl. François Thibaux et Marie-Lise Hieaux-Heitzmann)

a) Table des matières
D'avril 83 à mai 79 : Sylla et Pompée. Les débuts de César

  • Prologue
  • Première partie : d'avril 83 à décembre 82 av. n.E.
  • Deuxième partie : de décembre 82 à mai 81 av. n.E.
  • Troisième partie : de janvier à sextilis (août) 80 av. n.E.
  • Quatrième partie : d'octobre à mai 79 av. n.E.
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) Rivalités amoureuses, luttes politiques, frénésie des sens, exaspération des sentiments : Rome au début du Ier s. av. n.E., tandis que s'élève l'étoile de Sylla, et le décor d'une tragédie dans laquelle les pulsions les plus violentes tiennent le premier rôle.

(Recension de l'éditeur) Face au pouvoir du général Sylla se dresse un homme qui se désigne lui-même comme Pompée le Grand, déterminé à prendre le pouvoir à Rome par n'importe quel moyen.
Le destin de Sylla et Pompée se joue sur fond de guerre civile, de révolte (celle des esclave à Rome dirigée par Spartacus) et de rébellion en Espagne et à l'Est, tandis qu'émerge, au milieu de cette immense fresque historique, un jeune homme, Jules César, glorieux militaire, sénateur se forgeant une réputation de diplomate et de fin politicien. Sortant vainqueur de sa rivalité avec Pompée, cet homme ambitieux va bientôt s'imposer à Rome, puis au monde.

 
 

c) Résumé succinct
En 83 et 82 av. n.E., la guerre civile entre Romains fait rage lorsque Sylla débarque d'Orient et s'autoproclame dictateur. Le règne de la terreur continue : on assiste à une purge au sein de la faction de Marius et à des proscriptions massives. Sylla renforce son pouvoir, notamment grâce à l'aide de Pompée et de Crassus. En 79 av. n.E., après avoir entrepris de grandes réformes institutionnelles, le dictateur abdique, se retire de la vie politique et meurt l'année suivante.
Jules César captif des pirates, puis au siège de Mitylène et chez Nicomède de Bithynie.

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4. La colère de Spartacus (Fortunes Favorites (2)), L'Archipel, 1997, 415 p. (trad. angl. : Jean-Paul Mourlon)

a) Table des matières
D'août 80 à mars 69 : Pompée, Crassus, Sertorius, César

  • Première partie : de sextilis (août) 80 à sextilis (août) 77 av. n.E.
  • Deuxième partie : de septembre 77 à l'hiver 72-71 av. n.E.
  • Troisième partie : de septembre 78 à juin 71 av. n.E.
  • Quatrième partie : de mai 71 à mars 69 av. n.E.
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) A la mort de Sylla, en 79 av. n.E., Rome est l'enjeu d'une lutte sans merci entre trois hommes : Pompée, revenu couvert de lauriers de sa campagne militaire en Espagne; Crassus, le patricien le plus riche de la péninsule; Jules César, un jeune sénateur prêt à tout pour conquérir le pouvoir. Chacun prépare l'action d'éclat qui fera de lui le Maître de Rome. La rébellion de Spartacus, à la tête d'une horde d'esclaves, va les obliger à abattre leurs cartes...

 
 

c) Résumé succinct
Le dictateur Sylla disparu, la voie est libre pour de jeunes ambitieux, parmi lesquels Pompée (106-48), qui s'est fait connaître en s'alliant à Sylla et en menant des campagnes militaires triomphantes, notamment en Espagne. Il mate la rébellion du général Sertorius, ancien allié de Marius, et écrase Spartacus et ses bandes d'esclaves fuyant les légions de Crassus (-72). En 70 av. n.E., Pompée et Crassus accèdent au consulat. L'un est un général couvert de lauriers et l'autre le patricien de plus riche d'Italie. Avec l'appui, entres autres, de Cicéron et de César, les deux hommes annulent toutes les mesures prises par Sylla. Pompée accroît encore son prestige en décimant les pirates qui sévissent en Méditerranée (-67) et en triomphant définitivement de Mithridate (-66). Il ouvre ainsi la voie à la conquête romaine de l'Orient : le Pont-Bithynie (-66) et la Syrie (-64) deviennent tour à tour provinces romaines.

Issu de l'une des plus illustres familles romaines, dont l'origine remonterait à Vénus, Caius Julius César (100-44 av. n.E.) a passé toute son enfance dans la Subura, le quartier populaire de Rome, ce qui lui vaudra, durant sa carrière politique, de jouir d'une popularité immense auprès de la plèbe. Très jeune, il fait la preuve de son éloquence en plaidant avec succès au Forum lors du procès de Dolabella (77 av. n.E.). Comme tribun militaire, il accompagne Crassus dans la guerre contre Spartacus (1). C'est en 69 av. n.E. qu'a lieu son premier geste politique marquant : à l'occasion des funérailles de sa tante Julia, la veuve de Marius, César, alors questeur, prononce l'éloge du grand général.

(Encore une particularité de la saga de C. McCullough que le personnage de Spartacus. Selon la romancière, «Spartacus» était un centurion campanien coupable de rébellion. Condamné à devenir gladiateur-esclave (il y en avait des volontaires libres) dans l'armatura des thraces - d'où la légende qu'il aurait été originaire de cette nation -, il souleva ses compagnons d'infortune avec l'espoir de rejoindre Sertorius en Espagne. L'assassinat de ce dernier lui ferma cette issue de secours, et il fut bientôt vaincu. Etant Campanien et officier romain, il disposait de tous les atouts pour assurer ses premiers succès lorsqu'il prit le maquis sur les flancs du Vésuve.

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5. Jules César, la violence et la passion (Cæsar's Women, 1996), L'Archipel, 1998, 407 p. (trad. angl. : Jean-Paul Mourlon)

a) Table des matières
Les années 68-63 av. n.E., rivalité de César avec Caton; la conjuration de Catilina

  • Première partie : de juin 68 à mars 66 av. n.E.
  • Deuxième partie : de mars 73 à quintilis (juin) 65 av. n.E.
  • Troisième partie : de janvier 65 à quintilis (juin) 63 av. n.E.
  • Quatrième partie : du 1er janvier au 5 décembre 63 av. n.E.
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) Sa famille appartient à l'élite de la République romaine. Nommé tour à tour questeur puis pontifex maximus, il ne doit pas son ascension fulgurante à ses seuls succès sur les champs de bataille ou à ses discours au Sénat. Il en est redevable d'abord à trois femmes : Aurelia, sa mère, Servilia, sa maîtresse (et la mère du jeune Brutus) et Julia, sa fille. Si le peuple a pris fait et cause pour ce patricien, la classe dirigeante, elle, ne voit pas d'un bon œil la marche vers le pouvoir d'un trublion qui ne respecte pas les règles du jeu politique. Caton, Pompée, Cicéron, Marc Antoine ont juré la perte de cet ambitieux auquel, jusqu'à maintenant, tout a réussi. Guerrier, séducteur, César se trouve désormais confronté au plus périlleux des défis. Pour triompher, il va devoir faire preuve de ses talents de stratège et de manipulateur. Y compris dans le domaine des sentiments.

 
 

c) Résumé succinct
Première partie : de juin 68 à mars 66 av. n.E. - Servilia et son demi-frère détesté, Caton-le-Jeune. Servilia maîtresse de César. Fiançailles de Julia fille de César avec Brutus, fils de Servilia. Celle-ci fait empoisonner en Grèce son autre demi-frère M. Livius Caepio remarié, dont son fils Brutus devait hériter faute d'un héritier de son sang (l'or de Tolosa); douleur de Caton, profondément attaché à M. Livius.
Deuxième partie : de mars 73 à quintilis (juin) 65 av. n.E. - Publius Clodius et ses frasques de jeunesse. Il accuse son rival Catilina d'avoir séduit la vestale Fabia. Ayant rejoint son beau-frère Lucullus en Orient, il sabote sa campagne après la prise de Triganocerte, fomentant une révolte des légions fimbriennes (le primipilaire Marcus Silius, déjà rencontré par Jules César dans Le favori des dieux). Tandis que Pompée traque les pirates, Clodius se fait prendre par eux alors qu'il croyait pouvoir les rançonner à la tête d'une petite escadre cilicienne de son autre beau-frère Q. Marcius Rex.
Lucullus est démis de son commandement en Orient, qui échoit à Pompée (lex Manilia). Après avoir été détroussé par des pillards arabes skénites, Clodius sème la pagaille entre Grecs et Arabes à Damas et Antioche. Ceux-ci se vengent en le circoncisant. Rentré à Rome, il se venge de Lucullus avec l'aide de ses sœurs Clodilla (qui divorce de celui-ci) et Clodia. Rumeurs d'inceste avec ses sœurs, délicieux scandale. Il rencontre César. Il épouse Fulvia, riche héritière en dépit de la lex voconia.
Troisième partie : de janvier 65 à quintilis (juin) 63 av. n.E. - Après avoir servi une année en Ibérie ultérieure (Espagne) en tant qu'adjoint du gouverneur Antistius Verus, César rentre à Rome auréolé de gloire. En 65 av. n.E., il est nommé édile et donne des jeux somptueux qui lui assurent une popularité plus grande encore. Deux ans plus tard, il est élu Pontifex Maximus, le plus haut titre dans la hiérarchie religieuse de Rome, et semble promis à la préture, dernier degré avant le consulat dans le cursus honorum (la «carrière des honneurs»). Pourtant, une bataille d'un genre nouveau l'attend : les boni, le clan ultraconservateur du Sénat réunissant les Caton, Catulus et autres Bibulus, ont juré de tout faire pour entraver son ascension vers le pouvoir.
Heureusement pour lui, César peut compter sur l'appui inconditionnel des femmes de son entourage : Aurélia, sa mère, qui veille à la bonne tenue de sa maisonnée; Julia, sa fille, promise à Brutus pour servir les intérêts politiques et financiers de son père adoré; et Servilia, sa maîtresse, la mère de Brutus. Sans oublier le soutien d'amis comme Crassus le ploutocrate ou Pompée le conquérant. Même si le jeu des alliances dans cette Rome de la fin de la République est fragile... Comme le dit César lui-même : «L'ami d'aujourd'hui peut devenir l'ennemi de demain.»
Quatrième partie : du 1er janvier au 5 décembre 63 av. n.E. - La conjuration de Catilina. Alors que Pompée fait campagne en Orient, Rome est en proie à la plus vive agitation. En 64 av. n.E., Cicéron et Catilina, ancien partisan de Sylla, sont candidats au consulat. Catilina fomente alors une conspiration qui réunit des conjurés de tous bords, des vétérans de Sylla ruinés aux délégués gaulois venus en ambassade à Rome. Prévenu des intentions de Catilina, Cicéron, élu premier consul, obtient du Sénat un senatus consultum ultimum, décret d'exception qui lui accorde les pleins pouvoirs. Il déjoue le complot. Le 4 décembre 63, à l'issue d'une réunion houleuse, le Sénat vote l'exécution sans procès de Lentulus Sura et de ses complices qui se trouvent à Rome, impliqués dans la conjuration. Les conjurés, avec à leur tête Lentulus Sura, seront démasqués et exécutés sans procès, en violation flagrante des lois républicaines en vigueur. Cette mesure crée une nouvelle donne politique à Rome : intrigues, trahisons, assassinats... Le Forum va de nouveau être le théâtre d'affrontements sans merci pour la conquête du pouvoir. Cicéron clame qu'il a sauvé la République, qu'il est le Père de la patrie (Pater patriae). Mais Catilina et son armée, postés en Étrurie, constituent toujours une menace aux portes de Rome...

(Le tableau moral que C. McCullough brosse de Cicéron est conforme à la médiocre opinion que ses contemporains avaient de lui - contrairement aux modernes.)

6. Jules César, le glaive et la soie (Cæsar : Let the Dice Fly, 199?), L'Archipel, 1999, 413 p. (trad. angl. : Jean-Paul Mourlon)

a) Table des matières
De décembre 63 à mars 58

  • Première partie : du 5 décembre 63 à mars 61 av. n.E.
  • Deuxième partie : de mai 60 à mars 58 av. n.E.
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) A trente-huit ans, Jules César est aux portes du pouvoir suprême. Elu pontifex maximus, la plus haute fonction dans la hiérarchie religieuse, il est promis à la préture et, de là, à la fonction de consul. Plus personne ne semble en mesure de s'opposer à l'homme le plus puissant - et le plus redouté - de Rome.
Mais le vent tourne. En décembre 63, la conjuration de l'ancien consul Catilina est réprimée dans le sang. César est désigné à la vindicte publique : il aurait participé au complot. Quant à Julia, sa fille, elle s'oppose publiquement à lui, se refusant à épouser le jeune Brutus auquel elle est fiancée.
Attaqué de toutes parts, César doit faire front. S'il veut enfin devenir seul maître de Rome, il lui faudra user du glaive et de la soie, de sa force et de son charme réunis.

 
 

c) Résumé succinct
Depuis la répression sanglante de la conjuration de Catilina (tué à la bataille de Pistoia, en 62 av. n.E.), intrigues, trahisons et assassinats sont en effet devenus le quotidien de la vie politique romaine. Et les ennemis de César se montrent de plus en plus redoutables, de plus en plus virulents. Ce dernier convainc donc Crassus et Pompée de former avec lui un triumvirat grâce auquel les trois hommes se soutiendront mutuellement. Ses deux compagnons pourront ainsi, pour la deuxième fois, accéder au consulat. César n'est pas au bout de ses peines : le sacrilège de Publius Clodius, qui a profané les fêtes de la Bona Dea, réservées aux femmes, le contraint à divorcer de son épouse, Pompeia Sylla. De surcroît, il est couvert de dettes : si sa position de Pontifex Maximus lui permet un moment d'échapper à ses créanciers, il ne se tire d'affaire que grâce à un prêt de Crassus. Il peut alors partir gouverner l'Ibérie.
Une fois de retour à Rome, en mai 60 av. n.E., César devient enfin consul, mais son collègue n'est autre que Bibulus, qui passe toute l'année à saboter son action. Face à des adversaires qui veulent l'abattre, il lui faut s'attacher plus étroitement Pompée, seul capable de les tenir à distance. Il y parvient en lui offrant la main de sa fille Julia, ce qui le contraint à rompre les fiançailles de la jeune femme avec Brutus, fils de Servilia, la maîtresse de César. Ce dernier, de son côté, épouse la jeune Calpurnia. Une loi passée par un tribun de la plèbe à sa dévotion lui attribue pour cinq ans le gouvernorat des deux Gaules, où les tribus s'agitent : il y part sans perdre de temps - et sans même revoir sa mère, sa fille et son épouse...

(Pour des raisons de cohérence, la romancière situe le procès de Caius Rabirius après le 5 décembre 63, alors qu'il semble bien qu'il eut lieu avant.)

7. La conquête gauloise (Cæsar : A Novel, 1998), L'Archipel, 2000, 411 p. (trad. angl. : Jean-Paul Mourlon)

a) Table des matières
Novembre 54-décembre 52 av. n.E. : La guerre des Gaules. Le siège d'Alésia

  • Britannie : novembre 54 av. n.E.
  • Gaule chevelue : décembre 54 - novembre 53 av. n.E.
  • Rome : janvier-avril 52 av. n.E.
    Gaule italique, Province romaine et Gaule chevelue : janvier-décembre 52 av. n.E.
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) 54 av. n.E. Gouverneur de la Gaule depuis cinq ans, César est inquiet : certes, les rares tribus à s'être opposées à l'occupation romaine ont été mises en déroute; certes, Rhiannon, sa maîtresse gauloise, vient de lui donner un fils splendide. Mais des rumeurs indiquent qu'un vent de rébellion souffle à nouveau sur le pays.
Lors d'une rencontre organisée avec les chefs gaulois, ses craintes se confirment : un jeune Arverne s'oppose vivement à lui et appelle à l'insurrection. Son nom : Vercingétorix.
Tandis qu'à Rome se trament de nouveaux complots visant à empêcher la réélection de César au consulat, les provinces de Gaules se soulèvent les unes après les autres. Pour le chef incontesté des armées romaines, la conquête gauloise ne fait que commencer...

 
 

c) Résumé succinct
César mène en Gaule une guerre difficile qui s'étend sur plusieurs années. Elle s'achève enfin à Alésia, où il capture Vercingétorix, chef des Gaulois révoltés. L'ampleur de cette victoire ajoute encore à sa gloire - ce dont il compte bien tirer parti pour se présenter une seconde fois au consulat. Mais ses adversaires n'ont pas désarmé et, pour compliquer la situation, son alliance avec Marcus Crassus et Pompée se désagrège : le premier ne songe qu'à l'Orient, le second se rapproche des aristocrates...

(Face à la pléthore de renseignements contenus dans la Guerre des Gaules de César, C. McCullough a choisi d'en simplifier le récit, supprimer des noms, condenser certains événements comme les deux sièges de l'Atuatuca, la traversée des Cévennes et même l'épisode de Pullo et Vorenus - les héros de Rome (HBO) qu'il rattache à la IXe légion de Q. Cicéron. Elle a également apporté quelques solutions originales à la description des sièges d'Avaricum et d'Alésia [Alise-Sainte-Reine].)

cesar imperator - mccullough caesar - colleen mccullough
 

8. César Imperator (Cæsar : A Novel [deuxième partie], 1998), L'Archipel, 2001, 416 p. (trad. angl. : Jean-Paul Mourlon)

a) Table des matières
De l'an 51 jusqu'au 29 septembre 48. La guerre civile, jusqu'à Pharsale

  • Gaule chevelue, janvier-décembre 51 av. n.E.
  • Rome, janvier-décembre 50 av. n.E.
  • Le Rubicon, 1er janvier-5 avril 49 av. n.E.
  • Occident, Italie et Rome, Orient, 6 avril 49-29 septembre 48 av. n.E.
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) 51 av. n.E. En Gaule, les provinces insurgées ont toutes, l'une après l'autre, plié devant César. Pour le vainqueur d'Alésia, l'homme qui a défait Vercingétorix, le moment est venu de regagner Rome et de prendre le pouvoir.
Le Sénat et le Consul Pompée s'inquiètent. Le prestige de César, son ambition sans limites, n'en font-il pas le plus dangereux des rivaux ? Au terme d'âpres tractations, Pompée croit obtenir la garantie que l'ancien gouverneur de la Gaule ne s'opposera pas à lui. Mais c'est pour apprendre bientôt que César, à la tête d'une armée dévouée à sa cause, est en passe de franchir le Rubicon et de marcher sur Rome...
Avec ce dernier volet de la fresque historique «Les maîtres de Rome», Colleen McCullough parachève son portrait du chef militaire le plus célèbre et le plus énigmatique de l'Antiquité - un César tantôt orgueilleux, tantôt en proie au doute. En un mot : humain.

 
 
(C. McCullough s'est interrogée sur le fait de Labienus, qui était un homme de Pompée, Picentin comme lui, mais qui avait fidèlement et efficacement secondé César en Gaule. Renonçant aux bénéfices de ce qu'il avait accompli aux ordres de César, il réintègre le parti pompéien lorsque commence la guerre civile. La romancière pense que ce n'est pas Labienus qui a abandonné le parti de César, mais au contraire que c'est ce dernier qui s'est séparé de son lieutenant, indigné par sa perfidie vis-à-vis du roi atrébate Commios.)

9. César et Cléopâtre (The October Horse : A Novel of Cæsar and Cleopatra), Presses de la Cité, 2004, 749 p. (trad. angl. : Martine C. Desoille)

a) Table des matières
D'octobre 48 à décembre 42. César et Cléopâtre; les Ides de mars; Antoine et Octave jusqu'à Philippes

  • I. César en Egypte, octobre 48-juin 47 av. n.E.
  • II. La marche de Caton, sextilis (août) 48-mai 47 av. n.E.
  • III. Du côté de l'Asie Mineure, juin-septembre 47 av. n.E.
  • IV. Le maître de la Cavalerie, septembre-décembre 47 av. n.E.
  • V. La rançon de la victoire, janvier-quinctilis (juillet) 46 av. n.E.
  • VI. Epreuves et tâches ingrates, sextilis (août)-décembre 46 av. n.E.
  • VII. Lignes de faille, Intercalaris 46-septembre 45 av. n.E.
  • VIII. La chute d'un Titan, octobre 45-mars 44 av. n.E.
  • IX. L'héritier de César, avril-décembre 44 av. n.E.
  • X. La guerre sur tous les fronts, janvier-sextilis (août) 43 av. n.E.
  • XI. L'alliance, sextilis (août)-décembre 43 av. n.E.
  • XII. A l'est de l'Adriatique, janvier-décembre 43 av. n.E.
  • XIII. Le nerf de la guerre, janvier-sextilis (août) 42 av. n.E.
  • XIV. Philippes : chacun pour soi, juin-décembre 42 av n.E.
 

b) Présentation
(Quatrième plat de couverture) 48 av. n.E. La sécheresse sévit sur tout le pourtour méditerranéen. La famine menace, y compris dans la très fertile vallée du Nil où s'est réfugié Pompée après sa cuisante défaite à Pharsale.
Désormais à l'apogée de sa gloire, César aspire à la réconciliation. Il se rend en Egypte dans l'intention de tendre la main à son adversaire. Mais trop tard. Lorsqu'il arrive à Alexandrie, c'est pour découvrir que le jeune Ptolémée l'a fait assassiner. De son côté, Cléopâtre a levé une armée en Syrie pour tenter de reprendre le pouvoir usurpé par son frère-époux. Subjugué par la princesse égyptienne, César en fait sa maîtresse et la place sur le trône d'Egypte.
Entre-temps, la résistance républicaine s'est organisée en Cyrénaïque autour de Caton d'Utique et dans le sud de l'Espagne autour de Sextus, le fils de Pompée. Eternel vainqueur, César les met l'un et l'autre en déroute. Cette fois, la cause républicaine semble bel et bien avoir vécu.
Mais le feu couve sous la cendre...

 
 
(Prenant le contre-pied de Shakespeare, C. McCullough a renoncé à mettre un bon mot hstorique dans la bouche de César expirant, tout comme de laisser Marc Antoine faire un beau discours. Elle justifie par une crise d'asthme l'absence d'Octave sur le champ de bataille de Philippes.)
Suite…

NOTES :

(1) Nous savons qu'effectivement César fut tribun militaire en 72 ou 71, mais qu'il ait servi sous Crassus n'est qu'une conjecture, parfaitement vraisemblable d'ailleurs. - Retour texte