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Apostat
Ken Broeders

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Pages précédentes :

Un auteur : Ken Broeders
Bibliographie
Interview

A. L'Empire romain avant Julien

B. Julien le Grand

3. Le Græculus

4. Le César des Gaules

5. Empereur Auguste

Addendum : quelques personnages

Chronologie de Julien

Sur cette page :

Bibliographie

Littérature

Filmographie

Ugo Falena, Giuliano l'Apostata (IT - 1919)
G.M. Scotese, L'Apocalypse (IT - 1946)
Bio-filmographie de Giuseppe Maria Scotese

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Bibliographie

Un incontournable ouvrage de référence :
  • Joseph BIDEZ, L'empereur Julien ou le conflit de l'hellénisme et du christianisme, Paris, Delpeuch, 1929; rééd. La vie de l'empereur Julien, Belles Lettres, 2012, 420 p.
    Fruit de longues années de recherche et de réflexion, cette synthèse historique solide retrace l'étonnante carrière de Julien, homme de lettres et empereur, par une succession de chapitres courts. Le gros de l'ouvrage porte sur la brève période de la vie de Julien où ce dernier, devenu empereur, s'est appliqué à restaurer l'hellénisme, à réformer le paganisme par une théocratie et à lutter contre le christianisme. L'apport de Joseph Bidez est de montrer que le combat contre le christianisme n'est pas le fruit d'un plan établi d'avance et réalisé par étapes mais la résultante d'une succession de mouvements et de revirements divers au gré des circonstances de l'époque.
    Biographie de l'auteur - Historien et philologue belge, Joseph Bidez a été l'un des plus éminents chercheurs de l'histoire de l'Antiquité tardive. Formé à la philologie par H. Diels à Berlin, il enseigna à l'université de Gand dès 1894. Il fut président de l'Académie Royale de Belgique (1934). Aux Belles Lettres, on lui doit la traduction des œuvres complètes de l'empereur Julien (CUF) et Les Mages hellénisés en collaboration avec F. Cumont (1938, rééd. 2007).
 
Et pour «contextualiser un peu» :
  • Peter BROWN, Genèse de l'Antiquité tardive (préf. Claude Veyne - trad. Aline Rousselle), NRF/Gallimard, 1983, 197 p.;
  • Pierre CHUVIN, Chronique des derniers païens. La disparition du paganisme dans l'Empire romain, du règne de Constantin à celui de Justinien, Les Belles Lettres/Fayard, coll. «Histoire», 2009, 378 p.;
  • Lucien JERPHAGNON, Vivre et philosopher sous l'Empire chrétien, Privat, 1983, 215 p.;
  • Pierre MARAVAL, Théodose le Grand (379-395). Le pouvoir et la foi, Fayard, 2009, 381 p. (celui qui, définitivement, mit fin au paganisme);
  • Henri-Irénée MARROU, Décadence romaine ou Antiquité tardive ? (IIIe-IVe siècle), Seuil, coll. «Points - Histoire», ní H29, 1977, 183 p.;
  • Vincent PUECH, Constantin. Le premier empereur chrétien, Paris, Éllipses éd., coll. «Biographies et Mythes historiques», 2011, 391 p. (celui qui introduisit le ver dans le fruit).
 
Militaria :
  • Philippe RICHARDOT, La fin de l'Armée romaine (284-476) - 3e édition revue et augmentée avec une traduction de la «Notitia Dignitatum», Économica éd., coll. «Bibliothèque stratégique», 2005, 408 p.;
  • Alain ALEXANDRA & François GILBERT, Légionnaires, auxiliaires et fédérés sous le Bas-Empire Romain (Dessins des boucliers de la «Notitia Dignitatum» : François Gilbert), Errance éd., coll. «Histoire Vivante», 2009, 111 p.
 

soldat bas rmpire, toque pannonienne

Légionnaire en tenue de repos; il est coiffé de la toque pannonienne qui peut aussi servir de sous-casque (ph. François Gilbert)

 
Quelques classiques : 
  • GREGORIUS NAZIANZENUS (saint Grégoire de Nazianze), Discours contre l'Empereur Julien l'Apostat, Inde, Nabu Press, 2011, 410 p.
    Il s'agit, en fait, d'une réédition anastatique des Discours de Saint Grégoire de Nazianze contre l'Empereur Julien d'Apostat, avec des remarques (Lyon, Marcellin Duplain éd., 1735);
  • JULIEN, Lettres : Edition bilingue français-grec, Belles Lettres, 2008, 250 p.
    Considérés dans leur ensemble, ses écrits offrent un aperçu de Julien l'Apostat sans équivalent pour aucun autre personnage antique, hormis Cicéron. Dans ce corpus singulier, fait de traités (le Misopogon ou le Contra Galileos), de polémiques, de panégyriques ou de discours, les lettres, qui s'étendent de sa mission en Gaule en tant que César (355) à la proclamation de Lutèce, puis au séjour à Antioche et à Constantinople et enfin à la campagne de Perse (363), forment un ensemble exceptionnel. Avec un art d'écrire, dont Alexandre Kojève a souligné la singularité, Julien l'Apostat s'y révèle et expose sa vision ambiguë du christianisme et du judaïsme, et surtout son adhésion au paganisme. Ces lettres sont des documents rares permettant de suivre les méandres d'une pensée d'un apostat qui peine à s'émanciper de la religion qu'il a quittée et dont le syncrétisme ne convainc ni les païens ni les chrétiens. Au-delà de l'échec de la restauration du paganisme, elles donnent de l'Empire, à la veille de sa christianisation définitive, une vision fort différente de la légende noire de l'Apostat, tissée notamment par un ancien condisciple, le Père de l'Eglise Grégoire de Nazianze;
  • JULIEN, Défense du paganisme : Contre les Galiléens, Fayard/Mille et Une Nuits, «La Petite Collection», ní 575, 2010, 112 p.
    C'est à Antioche, quelques mois avant sa mort tragique, que l'Empereur Julien (331-363) rédige un pamphlet Contre les Galiléens, qui dénonce avec vigueur la prétention à l'universalité de la petite secte chrétienne. Mais au-delà de la critique de cette nouvelle religion, c'est à une véritable apologie du paganisme qu'il se livre.
    Il n'était alors pas trop tard pour empêcher le triomphe annoncé du christianisme, mais le règne de Julien fut beaucoup trop bref. S'il l'avait emporté, la face du monde en eût été changée et il ne serait pas resté dans l'Histoire comme l'Apostat... Rétrospectivement, ce texte apparaît donc comme le chant du cygne de la religion grecque;
  • JULIEN, Misopogon, Belles Lettres, 2003, 96 p.
    C'est à Antioche, ville-phare de l'Orient christianisé, qu'en février 363 un homme laisse exploser sa colère dans un discours, le Misopogon (l'«Ennemi de la barbe»), qui a traversé les siècles sans perdre de sa force. Quand tant d'autres ont disparu, ce document fut conservé par la grâce des dieux, peut-être, mais surtout du fait de l'étonnante personnalité de son auteur qui ne laissait personne indifférent, pas même ses pires détracteurs. L'homme n'est rien moins que l'empereur Julien, dit l'Apostat. Son discours, magnifiquement authentique car si peu conventionnel, éclaire le rendez-vous manqué entre les valeurs qui l'animaient, novatrices autant que réactionnaires, et la réalité complexe d'une civilisation en marche malgré lui. Il souligne aussi la tension entre son idéal philosophique, teinté de mysticisme ambitieux, et la mission du chef d'État qui aurait dû continuer d'œuvrer à l'unité impériale dans le respect des différences et dans une relative acceptation des médiocrités humaines. Discours d'adieu : Julien tourne le dos à Antioche pour suivre les traces d'Alexandre le Grand et mourir, quelques mois plus tard, sous les traits des Perses.

Littérature

L'empereur Julien apparaît dans de nombreux romans que Danny Hesse a passés en revue :

  • Danny HESSE, «Roman-péplum : une figure, l'empereur Julien l'Apostat», in Cahiers des para-littératures, ní 1, Liège, C.L.P.C.F. / Céfal, 1989, pp. 57-78.
 
Retenons seulement :
  • Dmitri MEREJKOWSKI (1865-1941), 1. Julien l'Apostat, ou La mort des dieux (Smert' bogov : Julian Otstupnik) (1895 ?) (St-Peterbourg, 1906), Paris, Bossard éd., 1927, 468 p. (trad. Henri Mongault); rééd. Gallimard, 1957; nouvelle édition Calmann-Lévy (trad. Jacques Sorrèze - peu satisfaisante !). Premier volume d'une trilogie Christ et Antéchrist : 2. Les dieux ressuscités : Léonard de Vinci (1902), 3. L'Antéchrist : Pierre et Alexis (1904);
  • Gore VIDAL, Julien (Julian, 1962), R. Laffont, 1964 & 1966, 616 p. (trad. Jean Rosenthal)
  • Jacques BENOIST-MÉCHIN (1901-1983), L'empereur Julien, ou Le rêve calciné, Librairie Académique Perrin, 1977, 478 p.;
  • Claude FOUQUET, Julien. La mort du monde antique (introd. Pierre Grimal), Belles Lettres, 1985, 364 p.;
  • Lucien JERPHAGNON, Julien, dit l'Apostat. Histoire naturelle d'une famille sous le Bas-Empire, Seuil, 1986, 308 p.

centenier, bas-empire, marcus valerius pius

M. Valerius Pius, centenier de la Leg. II Herculia (Herculiani seniores) avant que de devenir héros de polars-péplums publiés chez Calleva. Notons, sur le bouclier, l'emblemata de l'aigle noir sur fond rouge d'après la Notitia dignitatum (ph. Coll. P. Demory)

Une mention spéciale pour deux romans policiers «en péplum» ayant pour cadre le règne du César Julien (un troisième opus est en cours d'écriture, centré sur la bataille d'Amida, en Mésopotamie, mais où Julien n'apparaîtra pas beaucoup) :

  • Patrick DEMORY, Le Feu de Mithra - Une enquête du centurion Marcus Valerius Pius, Strasbourg, Calleva éd., coll. «Traces», 2009, 350 p.
    Aurelius Carro, officier du César Julien, a été sauvagement assassiné selon un rituel particulièrement pervers... Le centurion Marcus Valerius Pius se voit confier l'enquête. Il se retrouve rapidement sur la piste d'un complot de très grande envergure autour d'une arme nouvelle et terrible, qu'on nomme le «feu de Mithra».
    Marcus Pius et ses hommes doivent alors faire face, au péril de leur vie, à un ennemi redoutable et sournois, qui agit dans l'ombre des ruelles de Lutèce, qu'on commence tout juste à appeler Paris.
    Entre enquête policière et espionnage, le mystère du feu de Mithra les poursuivra jusqu'à la bataille d'Argentoratum (Strasbourg), dans les derniers soubresauts de l'Empire romain d'Occident qui joue sa survie face à la menace barbare;
  • Patrick DEMORY, Peur sur Lutèce - Une enquête du centurion Marcus Valerius Pius, Strasbourg, Calleva éd., coll. «Traces», 2011, 270 p.
    Lutèce, capitale des Gaules, janvier 358 de n.E. Victorieuses des envahisseurs alamans, les légions du César Julien passent un hiver de repos sur les bords de la Seine. Le César lui-même a été rejoint par son épouse, Hélène, qui porte en son sein un fils, peut-être un futur empereur.
    Mais même au plus froid de l'hiver, peut-on jamais trouver la paix ? Dans les faubourgs de la cité des Parisii, des jeunes femmes agonisent dans d'atroces souffrances, victimes d'une maladie étrange.
    Sortilège ou empoisonnement ? Magie noire ou complot ? Comme celle du César, toutes ces femmes étaient enceintes...
 

Filmographie

Au cinéma, Julien se trouve au centre de deux films seulement : Ugo FALENA, Giuliano l'Apostata (IT - 1919) & Giuseppe Maria SCOTESE, L'Apocalypse (L'Apocalisse, IT - 1946). L'essentiel de ce qui suit est repris d'un dossier publié ailleurs (1).

Giuliano l'Apostata

Italie, 1919

Giuliano l'Apostata

Prod. : Bernini-Film (Rome) / 2.178 m

Fiche technique
Réal. : Ugo FALENA; Scén. : Ugo FALENA (Sujet tiré du «poème symphonique en quatre visions» de Luigi MANCINELLI et Ugo FALENA); Images : Tullio CHIARINI; Décors : Duilio CAMBELLOTTI & Camillo INNOCENTI.

Fiche artistique
Guido GRAZIOSI (Julien l'Apostat) - Ileana LEONIDOFF (Eusébie) - Silvia MALINVERNI (Hélène) - Ignazio MASCALCHI (empereur Constance) - Marion MAY (page Tajano) - Rina CALABRIA (Isa, esclave noire) - Filippo RICCI (Athanase) - Claude CAPARELLI (Oribase) - Mila BERNARD (une Galiléenne) - Vincenxo D'AMORE - Pietro PEZZULLO - Eduardo SCARPETTA - Lorenzo BENINI.

DISTRIBUTION
IT/     Cito-cinéma (sortie à Rome, 31 mai 1920) (visa de censure : 14.598 du 1er septembre 1919)

SCÉNARIO
Julien, dont la famille a été exterminée par l'empereur Constance, devient, grâce à ses mérites, commandant des légions romaines destinées à défendre les Gaules. Attiré par Eusébie, femme de Constance, une païenne, Julien est au contraire obligé par l'empereur à épouser sa sœur Hélène, femme modeste et pieuse.
Eusébie, quand la fortune de Julien, qui a soumis les barbares en Gaule, est à son comble, fait tuer Hélène par l'esclave Isa, tandis que Constance, craignant le pouvoir croissant de Julien, cherche à lui retirer ses meilleures légions pour les destiner à un autre front, mais elles se soulèvent et proclament Julien empereur.
Constance décède de maladie, cependant qu'Eusébie cherche dans le suicide l'expiation de sa faute. Devenu César, Julien décide de restaurer le paganisme. Mais, après le premier et éphémère accord de la plèbe, sa croisade contre la prophétie du Christ se révèle irréalisable.
Une flèche, décochée par Tajano, le page d'Hélène, le frappe mortellement pendant la campagne de Perse. S'entretenant stoïquement avec ses amis de l'immortalité de l'âme, Julien achève sa vie sur les paroles : «Tu as vaincu, Galiléen», dans lesquelles se résume sa tragédie et qui signent la victoire définitive du christianisme.

CRITIQUES
«Ugo Falena a su faire œuvre d'imagination, sans fausser l'histoire : en l'interprétant, au contraire, avec une sensibilité exquise. Il a voulu recomposer l'image du héros fou, du mystique «à l'envers», comme il ressort des pages qui nous restent de lui, en la soustrayant aux splendeurs excessives de ses apologistes et aux nombreux voiles opaques des ses détracteurs... L'imagination tendue vers le passé lumineux d'une époque toute en lueurs et en fantasmagories, vivant avec les forces vives de son cœur dans la réalité historique de son siècle, païen dans ses aspirations et inconsciemment galiléen en réalité, redonnant en vain la vie à des choses illustres mais mortes, la refusant à des choses nouvelles mais vivantes, romain dans les songes de son imagination et byzantin dans l'action concrète, Julien est le «héros-symbole» de toute l'instabilité humaine devant l'éternel mystère de la vie.
Placer une telle figure dans les limites des figurations matérielles du cinéma, était vraiment une entreprise à faire trembler. Pourtant, ce
Julien est une construction pleine de vie et de vitalité : pour être appelée œuvre d'art, on n'en perçoit pas moins, parfois, les palpitations haletantes de l'écran. Du prologue à l'épisode final, le travail est organisé merveilleusement, avec un sens aigu et profond de la technique théâtrale...
La réalité historique et la légende, avons-nous dit. Eh bien, ces deux noms qui reviennent fréquemment, dans la tradition historique, à coté de celui de Julien (Hélène et Eusébia), ces noms des deux figures impériales énigmatiques et fermées sur lesquelles s'est accumulé, à travers les siècles, un monceau de doutes, d'accusations, d'hypothèses et de justifications, Ugo Falena a voulu en faire des héroïnes palpitantes, réelles et consistantes, de telle sorte qu'il en fait des stimulants puissants pour les contrastes spirituels et la dynamique réaliste.
Quant au déroulement de l'action, il n'y a que cela à dire : peut-être la première et la dernière parties pèchent-elles par le fait que l'exposition est plus narrative que dramatique, et va jusqu'à assumer un caractère quelque peu statique et monotone; mais le caractère grandiose des visions variées, leur intensité dramatique sévère, la richesse intelligente des décorations, des habits, l'interprétation toujours efficace des acteurs, constituent des mérites si grands et si rares qu'on est en droit de retenir que ce
Julien est une œuvre au-dessus de toute conception d'opportunisme mercantile, et qui va au-delà des façons de procéder dans l'ars minor du cinéma.»

Angelo PICCOLI, Apollon, Rome, 30 juin 1920

 
«Les défauts que l'on remarque dans cette représentation historique d'Ugo Falena sont communs à tous les films du même genre et tiennent par-dessus tout au vieux critère immuable selon lequel les travaux eux-mêmes sont exécutés et projetés. Quand on entreprend l'exécution d'un film de thème historique, chez nous comme ailleurs, il me semble qu'on perd généralement de vue le but final auquel ce film doit servir. Tous les soins sont tournés exclusivement vers l'habit scénographique, ou à donner le maximum d'ampleur aux éléments chorégraphiques. Presque tous les efforts se concentrent pour reconstruire les éléments d'architecture et pour rassembler les troupes les plus denses de figurants : on oublie au contraire la partie la plus importante, je dirais vitale, du travail, c'est-à-dire le sujet et les interprètes...
Le public, au cinéma comme au théâtre, veut être ému ou intéressé; il accorde plus d'attention aux cas des personnages, à leurs expressions qu'à leurs vêtements ou à leur environnement. Peu importent l'époque, les coiffures ou les lieux, pourvu que s'y adapte le fait dramatique, ou mieux, humain, sur lequel faire converger son attention, et qui puisse passionner ou distraire. Par conséquent, la première chose qui arrive dans un film, quel qu'en soit le genre, est un bon sujet, puis des interprètes excellents, et enfin une mise en scène qui serve à mettre en valeur et en évidence l'un et les autres...
Ce qui est insuffisant dans
Julien l'Apostat, c'est précisément le sujet et l'interprétation; leur faiblesse est d'autant plus évidente que la mise en scène est plus somptueuse. On ne peut expliquer comment Ugo Falena, qui est un homme de théâtre et connaît les exigences de la scène, a pu construire une telle trame sans se rendre compte que non seulement elle ne présentait aucun intérêt particulier, malgré l'argument dramatique, mais qu'elle manquait de toute perspective scénique. Où est l'action dramatique dans Julien l'Apostat ? A quoi aboutit le formidable contraste religieux et passionnel ? Comment, à travers quel processus spirituel, s'accomplit l'apostasie de Julien, et par-dessus tout, quels sentiments l'animèrent quand il restaura les dieux païens et combattit le galiléisme constantinien.... En somme, le sens théâtral de la représentation s'est égaré; on n'a pas l'impression d'assister à un film, mais à une vision de lanterne magique, qu'un guide élégant et distingué illustrerait et commenterait...
On ne pouvait choisir interprètes plus malheureux : Ileana Leonidoff, comme Silvia Malinverni... non seulement manquent d'une plastique appropriée et d'une beauté typique, mais encore révèlent un art médiocre et pauvre en expression. Leurs sentiments, jalousie sombre et inexorable, amour ardent, soif de pouvoir chez l'une, affection timide et dévouée, résignation douloureuse chez l'autre, ne donnent aucun résultat.
On peut dire la même chose de Guido Malinverni, qui fait de Julien, plutôt qu'une figure vivante, en accord avec lui, animée de pulsions guerrières et de passions tourmentées, un fantoche insignifiant, une espèce d'automate. Ses gestes, ses actions, sont un radotage perpétuel. Seul Ignazio Maschalchi imprime des traits virils et vigoureux au sournois Constance.»

ANONYME, La rivista cinematografia (Turin), 25 avril 1923 (2)

 
Apocalypse (L')
Apocalypse (L') [FR]
Apocalypse (L') [BE]

Italie, 1946

apocalypse, giuseppe maria scotese

Apocalisse (L')
Apocalisse (L') [IT]
Rom in Flammen [AL]
Apocalipsis [SP]

Prod. : Exceptionnal Films (Rome) - Lux / N&B / 90' (ou 100' ?)

Fiche technique
Réal. : Giuseppe Maria SCOTESE; Scén. : Pier Maria ROSSO di SAN SECUNDO, Aldo RACITI, Giuseppe Maria SCOTESE & Henry CLARK HAG (d'après un sujet de ce dernier); Images : Aldo TONTI (& Leonida BARBONI [séq. antiques]), Renato DEL FRATE [séq. modernes]); Renato BASSOLI (Exceptionnal Films); Mont. : Otello COLANGELI; Décors : Antonio TAGLIOLINI, Enrico VERDOZZI (collab. : Vittorio VALENTINI); Constructions monumentales : Ugo NICCOLAI; Cost. : Gino C. SENSANI, Anna Maria FEA; Dir. prod. : Giuseppe FATIGATI, Evaristo SIGNORINI; Assist. réal. : Antonio MUSU, Girogio LASTRICATI; Musique : Ed (Edoardo) MICUCCI.

Fiche artistique
Massimo SERATO (tribun Marcus Tullius) - Lilia LANDI (Julia) - Tullio CARMINATI (préfet Astérius) - Alfredo VARELLI (empereur Julien) - Vera BERGMAN - Laura REDI - Jone [Ione] SALINAS - Enrico GLORI - Silvana PAMPANINI - Carlo TAMBERLANI - Marcello GIORDA - Pietro [Peter] SHAROFF - Nando TAMBERLANI - Laura GORE - Sandro RUFFINI - Umberto SPADARO - Peter SZLATARY - Guglielmo BARNABÒ - Paolo CARLINI - Bianca DORIA - Luigi TOSI - Francesco GRANDJAQUET - Dianora VEIGA - Liana DEL BALZO - Loris GIZZI - Raimondo VAN RIEL - Guglielmo SINAZ - Claudio ERMELLI - Giorgio MOSER - Leonilde MONTESI - Renata MUSSO - Francesca BIONDI - Dedi RISTORI - Franco PESCE.

DISTRIBUTION
AL/      Lloyd-Film (sortie en Allemagne, 15 juillet 1949)
BE/     Cosmopolis
FR/     C.I.D. - Compagnie indépendante de distribution de films (Une sélection Cosmopolis films) (sortie, 22 février 1950)
IT/       Artisti Associati - Reg. Cin.co ní 1.413

NOTES
Incasso : 324.400.000 L.It.
Dialogue fr. : Roland DORGELÈS (de l'Académie Goncourt) - avec le concours de Jean YONNEL (Sociétaire de la Comédie française).

BIBLIOGRAPHIE
O'BRADY, «Julien l'Apostat et la bombe atomique se sont donnés rendez-vous dans... L'Apocalisse», Cinémonde, 30 septembre 1947; «Rom in Flammen», Illustrierte Film-Bühne, ní 373; Gremese 2, p. 42.

SCÉNARIO
(Fin du règne de Julien l'Apostat, en 363.)
1938
, Rome. Au Parlement comme dans la rue est prêchée une doctrine de violence. La Science a résolu le problème de la désintégration de l'atome, découverte qui peut mener l'humanité à sa destruction. L'industrie de l'armement accueille les bras des déracinés qui ont fuit leurs campagnes natale. Les paysans échoués dans les villes découvrent le vice et la prostitution. En vain des prédicateurs élèvent leur voix contre la violence et la déchéance. Il y a 2.000 ans, à Pathmos où l'avait exilé Domitien, l'apôtre Jean, le compagnon préféré de Jésus, avait eu la vision des sept péchés capitaux sous la forme d'un dragon à sept têtes, et avait vu quatre Cavaliers d'Apocalypse : la Famine, la Guerre, la Peste et la Mort se répandant sur la terre. Rome, la nouvelle Babylone, était en train de sombrer et en pleine décadence.

363, Rome. Luxure, violence, perversité et corruption dominent Rome. Le préfet Astérius s'intéresse uniquement à sa maîtresse, et n'est là pour personne ayant quelque affaire sérieuse à traiter.
L'empereur Julien fait campagne contre la Perse, l'ennemi extérieur; mais à l'intérieur de l'Empire il s'acharne à combattre les chrétiens. Ayant annulé l'Edit de Constantin, il a décidé de rétablir de culte des anciens dieux. Il charge de cette mission son aide de camp le plus fidèle : Marcus Tullius. Ce tribun a reçu tous les pouvoirs pour faire exécuter les nouveaux ordres par le préfet de Rome, Astérius. Sur le chemin qui mène à Rome, Marcus Tullius a à l'esprit l'image de Julia. Celle-ci est la fille du sénateur Maximus, l'un des hommes les plus riches de Rome, connu comme Epicurien, mais qui s'est convertit au christianisme pour plaire à Constantin.

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Marcus (Massimo Serato) & Julia (Lilia Landi) : deux âmes dans la tourmente de la fin d'un monde...

Ayant transmis les ordres de l'Empereur, Marcus Tullius se rend auprès de Julia. Mais c'est une toute autre Julia qu'il retrouve. Elle est encore plus belle, plus épanouie qu'avant son départ - mais elle s'est laissée totalement corrompre par les plaisirs des sens.
Le nouvel édit impérial est publié par le préfet, et ses ordres exécutés. Les chrétiens sont poursuivis et emprisonnés (et parmi eux Maximus). Dans les temples réouverts, on sacrifie aux anciens dieux. Une fête populaire, une bacchanale termine cette journée en orgie. Marcus Tullius en reste abasourdi et plein de répugnance. Mais lorsqu'il aperçoit Julia ivre, déambulant d'un pas mal assuré dans la rue au bras d'un patricien, il est saisi d'épouvante. Il adresse des reproches au préfet au sujet de la décadence morale, et quitte Rome avec un sentiment de révolte.

De retour auprès de l'Empereur Julien, Marcus Tullius découvre les légions décimées (les Perses en retraite ont empoisonné les puits). Julien s'obstine à continuer cette campagne si mal engagée, malgré les conseils d'en finir, que lui prodigue Tullius. Julien croit obstinément au triomphe final de l'endurance du légionnaire romain sur les fuyards Perses, comme en la justesse de sa cause contre la doctrine du Christ - du Galiléen, qu'il méprise.
Mais la nuit venue, son sommeil est troublé par la vision des quatre cavaliers de l'Apocalypse, doit il perçoit le bruit des sabots. Arrive un courrier qui annonce l'imminence du combat. Eléphants, chars de guerre, chevaux et piétons romains forment leurs rangs. L'armée romaine ne brille pas par l'enthousiasme; néanmoins, au prix d'un effort titanesque, elle arrive à contraindre les Perses à battre à nouveau en retraite. Mais Julien est trouvé mourant sur le champ de bataille, et s'éteint avec le sentiment d'avoir été vaincu par le «Galiléen».
Les légions rentrent à Rome : mais elles ne sont plus qu'une horde désordonnée. Ces hommes qui avaient si vaillamment combattu pour elle se rebellent et détruisent la ville. Les statues des anciens dieux sont renversées, leurs temples pillés; les chrétiens sont délivrés et leur religion rétablie.
Marcus Tullius retrouve Julia mourante; elle reconnait ses erreurs et expire chrétienne. C'est une nouvelle bacchanale qui commence - celle de la destruction : Rome brûle et, bientôt, n'est plus que cendres.
1945. Des siècles se sont écoulés. Le savoir humain s'est accru - mais la Connaissance n'a fait qu'élever le niveau de la bassesse humaine, de la vulgarité et de la corruption, de la cruauté. L'égoïsme, la cupidité pousse les hommes à s'entre-déchirer. La force triomphe, la guerre éclate. Et à nouveau s'impose l'image de l'Apocalypse de saint Jean et de ses tragiques cavaliers. Une nouvelle ère de malheur commence cependant que se profile la bombe atomique.

apocalypse, giuseppe maria scotese

CRITIQUES
Scotese, «après avoir dépeint en couleurs sombres la civilisation moderne en marche vers l'autodestruction,... évoquait la tentative de restauration païenne de Julien l'Apostat, la mort de l'Empereur, les révoltes et les invasions des barbares, la décadence de l'Empire romain.»

V. SPINAZZOLA, Cinéma 64, ní 85, p. 62

 

ANALYSE
Les prédictions apocalyptiques ont de tout temps fasciné les hommes. Souvent perçu comme cet Antéchrist dont la venue avait été annoncée par le Livre de l'Apocalypse dans le Nouveau Testament, Julien l'Apostat en voulant rétablir le culte des dieux pour faire échec au christianisme prélude à la chute de l'Empire romain. De la chute de celui-ci à l'ère moderne, avec la Seconde guerre mondiale et les menaces atomiques... que de catastrophes se sont succédées. La science et l'intelligence humaine matérialistes ne risquent-elles pas de causer définitivement la destruction de l'humanité ?

Etonnante dénonciation d'une certaine «science sans conscience», juste après Hiroshima. Hélas, l'histoire est fort malmenée. Si Julien prit des mesures contre les chrétiens, il le fit avec modération, sans bourreaux ni geôliers comme le rappelle Eutrope, qui avait accompagné Julien dans l'expédition contre les Perses. Après son expédition en Mésopotamie où il trouva la mort, ses troupes ne pillèrent pas Rome. Une certaine image sulpicienne de mauvais aloi préside à cette peinture de l'Apostat, de la même veine que ces visions sulfureuses et démoniaques, pleines de jeunes vierges égorgées sur l'autel des dieux de Rome que l'on peut voir dans la littérature «édifiante» (cf. par exemple, L. LE LEU, Le triomphe de la Croix. Les fastes de l'Eglise, Casterman, 1912, p. 67 et ill. p. 161).

apocalypse, giuseppe maria scotese

 

Bio-Filmographie de Giuseppe Maria Scotese
(26 janvier 1916, Acquario (Monte Prandone, Italie) - Rome, 19 mai 2002)
Réalisateur, scénariste et producteur

Né dans la province d'Ascoli Piceno, dans les Marches, le 26 janvier 1916, il vient à Rome, encore tout jeune, avec l'intention de devenir peintre. Il était en train de se faire connaître parmi les jeunes de la via Margutta quand il changea d'idée, se passionna pour le cinéma et s'inscrivit au Centre Expérimental pour y suivre les cours de mise en scène. Il produisit d'abord quantité de documentaires. Et en 1941, il publia un ouvrage Introduction au cinéma qui fut apprécié pour la clarté de ses idées et qui fait partie aujourd'hui encore de toutes les bibliothèques spécialisées. Il devint metteur en scène tout de suite après la guerre avec Il Sole di Montecassino et Il modelle di via Margutta réalisés tous deux en 1945 dans les conditions difficiles, puisque les studios étaient détruits et le matériel technique introuvable. Il dirigea ensuite plusieurs films de tous genres parmi lesquels l'intéressant Carmen proibita, transposition moderne de la nouvelle de Mérimée, réalisée presque entièrement en Espagne. Ces deux dernières années, il semble s'être orienté vers les films d'aventures à grand spectacle et il en a réalisés deux l'un après l'autre.

Il n'arrive pas souvent qu'un peintre abandonne ses pinceaux et sa palette pour la caméra; Scotese est peut-être le seul à avoir fait un décalage aussi brusque. Il était à craindre que son goût décoratif ne le pousse à soigner dans ses films les valeurs esthétiques plutôt que le développement de l'action. Mais cela n'arriva pas et Scotese réussit à se surveiller, car ses films sont surtout des films d'action. L'ex-peintre réapparaît quelquefois dans la composition de quelques plans, dans le choix de quelques extérieurs (ceux de Carmen proibita sont splendides) : ce film, malgré des déséquilibres et une actrice peu qualifiée, fut très intéressant parce qu'il réussit à traduire en termes réalistes une des plus célèbres histoires romantiques. Auparavant, Scotese avait déjà essayé de déromantiser Venise en la présentant sans ses lieux communs de carte postale, avec une compréhension intelligente de la ville et de ses habitants, dans Fiamme sulla Laguna. Après plusieurs expériences et des essais réussis dans la cinématographie purement commerciale, le metteur en scène a été attiré par les films d'aventure, d'action et de fantaisie, et il les réalise en couleurs avec l'œil du peintre, rare dans ce genre de films.

Les réalisateurs italiens, Unitalia, 1958, pp. 183-184.

 

apocalypse, giuseppe maria scotese

 
1945

Saint Bénédicte / Il Sole di Montecassino - San Benedetto, dominatore dei barbari (biographie) N&B (réal., scén.). Avec : Fosco Giachetti, Adriana Benetti, Liliana Laine, Nino Pavese, Alfredo Varelli - 93'

1946 (1945 ?)

Le Modelle di via Margutta (drame) N&B (réal., hist., scén.). Avec : Liliana Laine, Claudio Gora, Carlo Campanini, Vera Carmi, Wanda Capodaglio, Fausto Guerzoni - 93'

1947 (1946 ? 1948 ?)

L'Apocalypse (L'Apocalisse) (péplum) N&B (réal., scén.). Avec : Tullio Carminati, Massimo Serato, Alfredo Varelli, Lilia Landi, Enrico Glori - 90'

1946 (1947 ?)

La Grande Aurore (La Grande Aurora) (comédie) N&B (réal., hist., scén.). Avec : Rossano Brazzi, Renée Faure, Pierino Gamba, Giovanni Grasso, Loris Gizzi, Fausto Guerzoni - 90'

1949 (1948 ?)

Le(s) Pirate(s) de Capri (I Pirati di Capri) (aventure) N&B, de Giuseppe Maria SCOTESE (réal. [non crédité dans la version US]) & Edgar G. ULMER. Avec : Louis Hayward, Binnie Barnes, Mariella Lotti, Massimo Serato, Eleonora Rossi Drago, Franco Pesce - 90'

1951 (1949 ? 1952 ?)

Alerte à l'Arsenal (Fiamme sulla Laguna - Venezia, rio dell'Angelo) (drame) N&B (réal., scén.). Avec : Leonardo Cortese, Luca Cortese, Lauro Gazzolo, Lea Padovani, Sandro Ruffini - 92'

1954 (1952 ?)

Carmen, Fille d'Amour (Carmen Prohibida / Siempre Carmen) (drame) N&B (réal., hist., scén.). Avec : Ana Esmeralda, Fausto Tozzi, Mariella Lotti, Umberto Spadaro - 80'

1955

Les Révoltés / Le Manteau Rouge (Il Mantello Rosso) (réal., scén.). Avec : Patricia Medina, Bruce Cabot, Fausto Tozzi, Domenico Modugno, Lyla Rocco. Avventura, durata 92'

1957 (1959 ?)

La Belle et le Corsaire (II Corsaro della Mezzaluna) (réal., hist., scén.). Avec : John Derek, Ingeborg Schöner, Gianna Maria Canale, Alberto Farnese - 90'

1958

El Hombre del Paraguas Blanco (assist. réal.)

1959 (1960 ?)

Dans les Griffes des Borgia (La Notte del Grande Assalto) N&B, de Giuseppe Maria SCOTESE (prod., réal., hist., scén.) & Louis DUCHESNE. Avec : Agnès Laurent, Fausto Tozzi, Kerima, Sergio Fantoni - 92'

1959

Yo y las mujeres (réal.). Avec : Amador Bendayan, Susana Duijm, Nyta Dover

1960 (1961 ?)

Les Amants de la Terre de Feu (Questo Amore del Mondo ai confini / Questo Amore ai confini del Mondo) (?) (drame) (réal., scén.). Avec : Antonio Cifariello, Dominique Wilms [Dominique Williams], Fausto Tozzi, Aegle Martin - 94' [Italie-Argentine]

1961 (1960 ?)

Les Nuits d'Amérique (America di Notte) (documentaire), de Giuseppe Maria SCOTESE (réal., scén.) & Carlos Alberto de SOUZA BARROS. Avec : Elizeth Cardoso, Ellen de Lima, Lionel Hampton - 117'

1962

Le Dolci Notti (documentaire), de Vinicio MARINUCCI (SCOTESE : hist., scén.)

1964 (1963 ?)

Filles sans Voiles (I Piaceri nel Mondo), de Vinicio MARINUCCI (SCOTESE : scén.)

1964

Le Città Proibite (documentaire) (prod., réal., hist., scén.) - 90'

1968 (1967 ?)

Acid - Delirio dei Sensi (drame) (prod., réal., scén., adaptation). Avec : Bud Thompson, Bruna Caruso, Annabella Andreoli, Valentino Macchi - 92'

1968

Il Pane Amaro / Le Vergogne del Mondo (documentaire) (réal., hist., scén.) - 93'

1971

Il Giorno della Violenza lungo / Il Giorno della lungo Violenza / Il lungo Giorno della Violenza (?) (réal., hist., scén.). Avec : Eduardo Fajardo, George Carvell, Charo López

1974

I Miracoli Accadono Ancora (drame) (réal., scén.). Avec : Susan Penhaligon, Graziella Galvani, Paul Muller - 94'

1983

Cannibali Domani (documentaire) (réal., hist., scén.) - 85'


NOTES :

(1) Michel ÉLOY, «Julien l'Apostat - Filmographie», in Cahiers des para-littératures, ní 1, Liège, C.L.P.C.F. / Céfal, Liège, 1989, pp. 91-100. - Retour texte

(2) D'après Vittorio MARTINELLI, Il cinema muto italiano - Il film del dopoguerra / 1919, Rome, Bianco e Nero, 1980, XLI, 1/3, pp. 125-129 (traduction : Nadine SIARRI). - Retour texte