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MAI - JUIN - JUILLET - AOÛT 2004

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31 Juillet 2004
PALMA IN TERRA. À PROPOS DU DOCU-FICTION LES GLADIATEURS (2003)
Eric Teyssier, président d'A.C.T.A. Expérimentation (7) (ex Ars Dimicandi-France), réagit à notre analyse du docu-fiction de Tilman Remme, Les Gladiateurs.
 

Conformément à une leçon fautive de l'épigramme de Martial contant les exploits des gladiateurs Verus et Priscus, déclarés conjointement vainqueurs faute d'arriver à les départager, le film montre les deux combattants déposant leur bouclier (parma in terra) pour continuer le combat sans protection. En réalité le texte est palma in terra, «palme à terre», la palme du vainqueur qu'ils sont invités à se disputer; il ne s'agissait nullement d'obliger ces combattants à découvrir les parties vulnérables de leur corps pour qu'ils s'infligent de sanglantes blessures, les combats de gladiateurs visant non le duel sans merci mais la soumission de l'adversaire...

***

Sur la palma/parma... le mieux et de vous donner en avant-première ce que j'en dis dans mon livre à paraître :

Il arrive que la règle instituée au début de chaque combat exclue parfois la possibilité d'un match nul. C'est ce que rapporte Martial lorsqu'il consacre un passage aux gladiateurs Priscus et Vérus.

«Quand Priscus, quand Vérus traînaient le combat en longueur sans que Mars enfin ne décidât pour l'un ou pour l'autre, quartier fut réclamé mainte fois à grands cris par l'assistance pour les champions. Mais César obéit lui-même à sa propre loi : combattre, palme (palma) à terre, jusqu'à ce qu'un des deux combattants eût levé le doigt (ad digitum). De manière licite, il leur fit donner plusieurs fois des lances et des primes. Il trouva pourtant un moyen de mettre fin à ce match nul (discriminis æqui) - avantages, défaites tout chez eux c'était balancé -. Chacun des deux reçut de César son glaive de bois de congé (rudes) et sa palme de victoire : tel fut le prix de leur adresse et de leur courage. Jamais on n'eut pareille chance, sauf sous ton principat César, de voir deux vainqueurs pour un combat (8).»

Le véritable sens de ce texte a été mis en lumière par G. Ville qui a restitué le terme «palma» utilisé dans les manuscrit et que les traducteurs avaient abusivement corrigé en «parma» (bouclier). Cette corruption du texte est bien caractéristique des fantasmes que les modernes ont projeté sur la gladiature, en voulant la rendre encore plus sanguinaire qu'elle n'est. En effet, plusieurs «spécialistes» ont repris ce passage pour insister lourdement sur la barbarie supposée des Romains qui, impatient de voir mourir des hommes sous leurs yeux, leur retiraient leur protection pour expédier les choses. Cette explication dénote une méconnaissance complète des techniques de combat antique. Comme nous avons déjà pu l'expliquer, le bouclier est toujours «au centre des débats» tandis que le glaive est toujours très court et ne serre qu'à finaliser un assaut pour blesser l'adversaire et le contraindre à l'abandon. Aucune source iconographique antique ne montre deux combattants en train de «croiser le fer» avec leur bouclier en arrière ou jeté à terre. Ainsi, l'idée de faire mettre le bouclier «parma» à terre est-elle simplement aberrante du point de vue antique.
En fait, comme toujours les choses sont beaucoup moins simplistes. Ce combat qui a sans doute eu lieu pour l'inauguration du Colisée devait d'après la décision de l'éditeur, ici l'empereur, exclure le «Stantes Missi». C'est-à-dire que le combat ne pouvait pas avoir de match nul comme issue, l'un des deux devant forcément demander sa missio en levant le doigt et en mettant le genoux à terre (comme on le voit sur une lampe du British Museum). Ce geste ne signifie pas pour autant la condamnation du vaincu. Ad digitum pouvant parfois être compris comme au «premier sang» et sans mise à mort. Pourtant, dans ce cas, la valeur des combattants, fait que le public demande «à grands cris» que la règle soit transgressée. Pour bien la rappeler, l'empereur fait alors mettre le trophée (palma) à terre pour bien signifier qu'il respectera la règle en mettant bien en évidence le trophée du combat qui devra forcément avoir un vainqueur. Malgré cela les combattants continuent à faire assaut de bravoure ce qui leur vaut au cours de l'affrontement des primes et des récompenses. Ces lances qui leurs sont remises sont en effet sans doute des armes d'honneurs que l'on donnait aux combattants valeureux. Il est en effet, peu probable qu'il s'agisse d'armes pour le combat car seul l'hoplomaque combat avec une lance mais jamais contre un autre hoplomaque armé de la lance (9). Il faut donc sans doute comprendre ici que le combat pouvait être interrompu quelques instants pour apporter ces encouragements et permettre aux gladiateurs de reprendre leur souffle. Finalement pour sortir de l'impasse l'empereur donne le rudis et une palme à chacun. Le fait est exceptionnel et différent du stantes missi où aucun des deux gladiateurs n'est vainqueur.

***

Sur les armaturæ des gladiateurs du documentaire disons simplement qu'elles ne correspondent à rien, même avec la meilleure volonté du monde.

Les cuirasses ne sont jamais attestées dans la gladiature à l'époque impériale. Seuls les provocators possèdent des protèges thorax qui sont d'un modèle très différent. Les glaives sont des armes de légionnaires surdimensionnées pour des gladiateurs. Les boucliers ronds sont peu bombés et s'apparentent à des armes d'eques. Les casques sans protections du visage n'existent plus à l'époque impériale. Je ne vois pas les ocréas qui sont très importantes dans les identifications. Il semble que la production s'est vaguement inspirée d'une stèle du Ier s. avant J.-C. qui représente des provocators... mais leur style de combat n'a rien à voir avec la pseudo escrime maladroite qu'ils tentent de pratiquer en fente avant avec des armes qui ne sont pas du tout adaptées. D'Artagnan ne combat pas avec un glaive, un gladiateur ne combat pas avec une rapière... Combien de fois faudra-t-il répéter cette évidence qu'un enfant de cinq ans comprend très bien ?

Je dois vous paraître assez critique mais les faits sont là et nous ne nous contentons pas d'hypothèses fumeuse «Acta non verba»... telle est la devise d'A.C.T.A. Je suis d'autant plus irrité contre ces représentations que la production d'Antenne 2 qui va passer ce film à l'émission de Bonaldi nous a longuement interrogé Brice Lopez et moi sur ce sujet au mois de février puis plus rien. Total, une superproduction anglo-saxonne va sans doute encore présenter un remake de Gladiator avec deux ou trois améliorations de détail et toujours la même rengaine sur la gladiature barbare.

 
 
RÉPONSE :
 

A.C.T.A. est née de la rencontre d'historiens et de spécialistes des arts martiaux, pour un expérimentation archéologiques des méthodes de combat antiques, à mains nues ou à l'arme blanche, soldats et/ou gladiateurs. On part de l'examen critique des textes et des représentations figurées pour se demander comment intégrer tout cela dans une gestuelle cohérente. Brice Lopez m'expliquait, il y a un an, qu'il pouvait déduire de la forme d'un casque quel type de bouclier y serait associé, quelle sorte d'épée et, le cas échéant, quel type de protections supplémentaires (manchon (manica) pour le bras, une ou deux jambière(s) (ocrea)). Il est clair que pour un spécialiste qui ne se contente pas d'étudier ces techniques dans la quiétude de son cabinet de travail, mais les expérimente sur le terrain (Eric Teyssier : «Mon prof est gladiateur») tout manquement aux realia est choquant, d'autant qu'une époque n'étant pas l'autre, ce qui était vrai au Ier s. avant n.E. ne l'était probablement plus au Ier s. après. Spartacus, c'était l'époque des armaturæ«ethniques» (Gaulois, Samnites, Thraces... des prisonniers de guerre condamnés à mourir), alors que sous Titus 150 ans plus tard, Priscus et Verus étaient des sportifs de haut niveau, volontaires pour ce genre d'exhibitions.

Pour le spectateur lambda, un samnite peut très bien brandir un trident, un rétiaire porter cuirasse, un parmularii porter une manica sur le même bras qui tient le bouclier : il n'y verra pas malice. Certes on peut déplorer l'équipement individuel de Verus et de Priscus mais on peut aussi s'indigner de tout - un laticlave autre que rouge sur la toge d'un sénateur, un fruit anachronique sur un plateau. Pour ma part, je retiendrai surtout le bon côté de ce téléfilm, qui nuance le discours du Spartacus de Kubrick. Après le ménage gladiatorien de Corinne et Metellus dans la télésuite Anno Domini et la biographie imaginaire du gladiateur favori de Domitien dans le roman de Richard Ben Sapir (Le dernier gladiateur), la perception du public évolue petit à petit.
Les travaux des archéologues-expérimentateurs n'y sont sans doute pas étrangers non-plus, bien évidemment.

S'il convient - selon nous - de réserver quelqu'indulgence pour les fictions, il faut toujours être très critique avec les films qui se présentent comme des documentaires. Si Gladiator a pu amener quelques personnes à vouloir en savoir un peu plus sur la civilisation romaine, il aura atteint son [notre ?] but. Les «documentaires» sont, eux, de traitement plus délicat, car ils sont supposés être purement informatifs, éducatifs. Or, comme pour les fictions, leurs concepteurs auront toujours beau jeu de prétendre que les «spécialistes» ne sont jamais d'accord entre eux (et c'est d'autant plus vrai dans le cas des jeux de l'amphithéâtre où, à plusieurs siècles d'hagiographie chrétienne, s'oppose le regard neuf de récentes recherches basées sur l'expérimentation). Quand on lit dans Suétone que l'empereur Claude aimait voir mourir les rétiaires, car ceux-ci combattant sans casque il pouvait surprendre les affres de l'agonie sur leur visage, on s'interroge sur la crédibilité de la soumission, quand rejetant casque et armes, le vaincu offre sa gorge au vainqueur, ainsi qu'on peut le voir dans les démonstration d'A.C.T.A. Expérimentation. Il est est clair que dans ces conditions, l'agonie du provocator ou du thrace désarmés est tout aussi palpitante à suivre que celle du rétiaire. Qu'en conclure, sinon que Claude est un sadique qui n'a rien compris au «noble art», et que dans l'esprit du public [moderne] c'est la brutalité et la bestialité des sanglants jeux de l'amphithéâtre qui prévaudra toujours sur la technicité et la codification [mises en lumière par l'archéologie expérimentale].

Mais les documentaires se doivent de rester malgré tout «entertainement», donc de jouer sur le sensationalisme. Ce qui explique sans doute les bizarres armes de Verus et Priscus, ainsi ces anachroniques casques qui laissent leur visage à découvert : certainement pour rester en phase avec le spectateur qui s'identifiera plus volontiers avec un visage humain qu'avec un ventail grillagé, anonyme. Lorsque j'assiste à une reconstitution de combats de gladiateurs, je vois de gros insectes aveugles particulièrement mal à l'aise face au rétiaire (la perception visuelle à travers le grillage formant visière du casque !). En mon esprit ressurgissent les Hyménoptériens, ces créatures ultra-socialistes coiffées de casques de gladiateur, mi-humaines mi-insectes, d'une BD d'Eddy Paape («Luc Orient», Le 6e continent, 1976).

gladiateurs - malagne
L'université mène à tout ! Professeur agrégé d'histoire à l'Université de Nîmes-Vauban et président d'A.C.T.A Expérimentation, Eric Teyssier est particulièrement bien placé pour nous parler des gladiateurs.
Le voici, ci-dessus, en secutor (vu de dos, pagne bleu), affrontant un thrace (pagne rouge) dans sa position d'attaque caractéristique : accroupi. Toute la philosophie de l'arène est dans cet instantané : l'opposition du "scutarii" au "parmularii". Le scutarii, c'est le lourd secutor au grand bouclier (scutum); le parmularii est le thrace agile, avec son petit bouclier (parma), compensé par deux ocreæ hautes. Notez la présence d'un arbitre [qui ici porte le costume du rétiaire, car aujourd'hui ACTA est à effectif réduit - mais normalement l'arbitre n'est pas un gladiateur actif. Sur les monuments figurés le "doctor" porte, d'ordinaire, une tunique blanche avec deux bandes noires, verticales].
Ci-dessous : le même duel. A gauche le thrace, armé de sa sica. A droite le secutor - notre intervenant de ce courrier. (Clichés pris à l'Archéoparc de Malagne [Rochefort, Belgique], dimanche 25 juillet 2004 - photos (c) Michel Eloy.)
gladiateurs - malagne
 
 

 

 
1er Août 2004
LE FAN CLUB STEVE REEVES
Elisabeth Cravotta écrit :
 
Je suis tombée par hasard sur ce site et suis très étonnée et ravie de savoir que le fan club de Steve Reeves se trouve à Naro. Etant originaire de Naro, j'aimerais en savoir plus. Merci d'avance.
 
 
RÉPONSE :
 

Le Fan Club italien de Steve Reeves est animé par Giuseppe Alletto, un culturiste qui a rencontré Steve Reeves dans son ranch de San Diego, Californie, en 1993, et a écrit un petit livre à son sujet (Giuseppe ALLETTO, Steve Reeves. Storia di un mito, Naro, Fan Club Steve Reeves, 1993). Texte succinct, surtout des photos. Y a-t-il, à Naro, un club de body-building ? Je l'ignore. Mais c'est probable puisque Giuseppe organisa à Naro, en 1997, la 3 Mostra del manifesta cinematografico «mitologico» anni 50/60 (exposition d'affiches du cinéma historico-mythologique). Il se peut également qu'il n'y ait rien de plus que l'adresse privée d'une personne créatrice d'événements et qui assure une liaison internationale entre fans (plus de mille membres, je crois).

steve reeves fan club steve reeeves timbres

Giuseppe Alletto a édité toutes sortes de gadgets sur Steve Reeves - timbres à son effigie, cartes postales, calendriers, fanions, autocollants etc. Si ce genre de choses vous intéresse, alors écrivez-lui. Moi je trouve ça assez sympa, d'où que je l'aie signalé sur ma page d'accueil.

Voici l'adresse :
FAN CLUB STEVE REEVES
via Dante
I - 92028 NARO (AG) Italie (Sicile)

Signalons aussi le club fondé par George Helmer :
THE STEVE REEVES INTERNATIONAL SOCIETY
P.O.Box 2625
USA - MALIBU, CA 90265

Steve Reeves
Steve Reeves - l'inoubliable Hercule - est né le 21 janvier 1926, à Glasgow (Montana) (10), et nous a quitté le 1er mai 2000, jour de la fête du travail. «Fini les Travaux, Hercule», comme disait en substance Philippe Hersent dans La vengeance d'Hercule, le troisième volet de la saga qu'en son temps Steve refusa de tourner, en partie parce que P. Francisci n'en assurait pas la réalisation, en partie aussi parce que, comme comédien, il ne voulait pas rester catalogué dans le rôle du fils de Zeus. D'où que son troisième film italien ait été plus «habillé» : Agi Mourad il Diavolo Bianco, de Riccardo Freda. A l'époque de son décès, voici quatre ans, je m'apprêtais à faire mes débuts sur le Net, dans l'équipe de feue Françoise De Paepe et de «Cinérivage», et n'ai pas eu l'occasion de lui consacrer une notice nécrologique. Ce courrier m'offre l'opportunité de réparer cette lacune et d'évoquer celui qui, après un faux départ en 1946 avec Ed Wood, «le meilleur réalisateur de mauvais films», fut en 1947 pressenti par C.B. DeMille pour incarner Samson (mais comme il refusa de perdre dix kilos, Victor Mature lui fut préféré), pour finalement interpréter le fils de Zeus et celui de Spartacus (non, Zeus et Spartacus ne couchaient pas ensemble ! ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit), ensuite le Troyen Enée dont Virgile chanta les exploits, le pirate Morgan et, enfin, Sandokan, le héros d'Emilio Salgari. Ce que le public sait moins c'est que les Britanniques trouvèrent cet Américain suffisamment anglais pour lui proposer le rôle de James Bond (qui échut finalement à Sean Connery) et que Sergio Leone - qui l'avait dirigé dans Les derniers jours de Pompéi, reliftant le profil de l'aimable esthète athénien-bulwerlyttonien Glaucus pour l'adapter à l'attente d'un public fan d'Hercule - lui offrit le rôle principal de Pour une poignée de dollars. Clint Eastwood lui est redevable d'une fière chandelle de l'avoir refusé. Mais Steve estima - avec raison - que des Italiens ne pouvaient sérieusement tourner des westerns ! Ce qui n'empêcha point le «western-spaghetti», comme on le nomme fort vilainement, de crever l'écran au point d'inspirer les Américains eux-mêmes (Sam Peckinpah, e.a.)...

Mensurations et victoires en compétition : Musclememory.com

Filmographie de Steve Reeves
1946 Jailbait (The hidden face), d'Ed Wood ( 11)
(on cite également d'autres films : Topper et Kimbar of the jungle, dont nous ne savons rien.)
1954 Athéna et les Sept sœurs, de Richard Thorpe (comédie musicale)
1957 Les Travaux d'Hercule - I fatiche di Ercole / Hercules [GB] [EU], de Pietro Francisci
1958 Hercule et la reine de Lydie - Ercole e la regina di Lidia / Herkules und die Königin der Amazonen [AL] / Hercules unchained [GB] [EU] / Kahraman ve Melike [TQ] (12), de Pietro Francisci
1959 La charge des Cosaques (rééd. juin 1979 : Les Cosaques passent à l'attaque) - Agi Murad, il Diavolo Bianco / Beli Djavo [YU] / The Withe Warrior [EU], de Riccardo Freda
1959 La terreur des Barbares - Il terrore dei Barbari / Hercule, la terreur des Barbares [BE] / Herkules, der Schrecken der Hünnen [AL] / Goliath and the Barbarians [EU] / Goliath en de Barbaren [NL], de Carlo Campogalliani
1959 Les Derniers jours de Pompéi (rééd. 1979 : Cataclysme) - Gli ultimi giorni di Pompei (rééd. 1979 : Il più grande cataclisma che la Storia ricordi) / Los ultimas dias de Pompeya [SP] / Die letzen Tage von Pompeji [AL], de Mario Bonnard (réalisé par Sergio Leone)
1959 La bataille de Marathon - La battaglia du Maratona / La batalla de Marathon [SP] / Maratonska Bitka [YU] / The giant of Marathon [EU], de Jacques Tourneur (et Bruno Vailati, Mario Bava)
1960 Capitaine Morgan - Morgan il Pirata / Morgan the Pirate [EU] / König der Seeräuber [AL], d'André De Toth et Primo Zeglio
1961 Le voleur de Bagdad - Il ladro di Bagdad / The Thief of Bagdad [EU], d'Arthur Lubin et Bruno Vailati
1961 La guerre de Troie - La guerra di Troia / Kampf um Troja [AL] / The wooden horse of Troy [GB] / The trojan horse [EU], de Giorgio Ferroni
1961 Romulus et Rémus - Romolo e Remo / Duel of the Titans [EU], de Sergio Corbucci
1962 Le fils de Spartacus - Il figlio di Spartaco / El hijo de Espartaco [SP] / The Slave. The Son of Spartacus [EU], de Sergio Corbucci
1962 Les conquérants héroïques - La leggenda di Enea / La leyenda de Eneas [SP] / The last glory of Troy [EU] (rééd. EU : The Avenger) / War of the Trojans [GB], de Giorgio Rivalta
1963 Il giorno più corto, de S. Corbucci (brève apparition, comme nombre d'autres stars, dans cette comédie parodiant le Jour le plus long)
1964 Sandokan, le Tigre de Bornéo - Sandokan, la Tigre di Mompracem / Sandokan [SP] / Sandokan the Great [GB] [EU] / Sandokan, de Tijger van Ceylon [NL], d'Umberto Lenzi
1964 Les pirates de Malaisie - I pirati della Malesia / Los piratas de Malesia [SP] / Pirates of the Seven Seas, d'Umberto Lenzi
1968 L'évadé de Yuma (vd : L'évadé de Fort Yuma) - Vivo per la tua morte / A long ride from Hell, d'Alex Burks [= Camillo Bazzoni]

Notons l'apparition de Steve Reeves, qui y parle de sa discipline sportive, dans une vidéo d'une cinquantaine de minutes :
Les Papy's du muscle : Les Productions du Renard - Boîte postale 12-30 - F - 44023 NANTES Cedex.

Je profite de l'occasion pour signaler à nos visiteurs les travaux du plus grand fan de Steve Reeves : le Texan Milton T. Moore, grand collectionneur devant tous les dieux immortels de l'Olympe et du Walhalla réunis. Milton (que j'ai un peu perdu de vue ces dix dernières années) proposait à ses correspondants d'excellents retirages de photos de Steve (photos de films ou photos culturistes); il est également l'auteur d'une très belle plaquette riche de 600 photos, plusieurs fois rééditée revue et augmentée (pour ma part, j'en suis resté à l'édition de 1984) : Milton T. MOORE jr, Steve Reeves - A Tribute, éd. par l'auteur, Dallas, 1984, 132 p.
Adresse de contact : Milton T. MOORE jr - P.O. Box 140280 - DALLAS (Texas) 75214-0280 - U.S.A.

... et pour signaler aussi que René Chateau vient d'éditer en DVD Les pirates de Malaisie, une des deux aventures de Sandokan avec Steve Reeves.

 

 

 
12 Août 2004
TOUJOURS SUR LE SABLE DE L'ARÈNE REMETTEZ VOTRE OUVRAGE (LES GLADIATEURS, 2003, suite...)
[Mais qu'est-ce qu'ils foutent à la téloche ?]
Frédéric écrit :
 

Merci beaucoup pour votre site. Les renseignements y sont toujours précis et précieux ! J'aimerais savoir si une diffusion du docu-tv de Tilman Remme consacré aux gladiateurs (Les Gladiateurs, BBC, 2003) est prévue sur une chaîne française. Cela serait sûrement très intéressant si l'on en juge par la qualité d'un documentaire récent consacré à Pompéi (Le dernier jour de Pompéi, Peter Nicholson, BBC, 2003 - existe en DVD Francetélévisions distribution / France 2 Editions).
Longue vie à votre site !

 
 
RÉPONSE :
 

En effet, il est en est question, comme nous le précisait dans un précédent courrier du 31 juillet Eric Teyssier, qui a été consulté par la télé française (Antenne 2... oups, pardon : France 2 !). Ce documentaire, comme je l'ai du reste déjà dit dans mon commentaire, reste très approximatif au niveau des armements et de l'escrime, mais les spectateurs - de toute manière - n'y verront que du feu. Toutefois son immense intérêt est d'avoir, en matière de gladiature, radicalement inversé le discours de Spartacus et des autres bondieuseries édifiantes. Cela, je pense, les téléspectateurs le retiendront...

Par ailleurs attendons-nous à voir un de ces jours dans le commerce le DVD de ces Gladiateurs (2003), car un folder publicitaire inséré dans le boîtier du Dernier jour de Pompei (2003) l'annonçait. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas encore trouvé à la Fnac... sans doute France 2 attend-elle de l'avoir diffusé par la petite lucarne ?

Ce qui est consternant avec la télévision française (mais pas seulement elle, je le crains...), c'est que malgré l'outil Internet, les e-mails etc., il soit impossible de trouver sur son site une adresse de contact courriel sérieuse où l'on pourrait trouver quelqu'un de compétent, capable de répondre à de vraies questions, comme celle-ci : «Antenne 2 (id. est France 2) a coproduit avec la R.A.I. la série Imperium dont deux épisodes au moins, «Augusto, Il Primo Imperatore» et «Nerone» ont déjà été diffusés en Italie. Vers quelle date comptez-vous programmer ces téléfilms sur votre chaîne ? Envisagez-vous de les éditer en DVD ?» A bon entendeur...

 
 


 

NOTES :

31 Juillet 2004 :

(7) A.C.T.A. Expérimentation (Association pour la Connaissance des Techniques de l'Antiquité par l'expérimentation) a, en juin 2003, organisé au Pont du Gard un colloque consacré à «La gladiature : des sources à l'expérimentation». - Retour texte

(8) MARTIAL, Des Spectacles, XXXII. - Retour texte

(9) Rappelons que l'hoplomaque combat généralement contre un scutatus de type mirmillon. Les lampes à huile le représente aussi contre un thrace ou contre un autre hoplomaque. Dans ce dernier cas les deux hoplomaques ne sont équipés que de leur seule dague et ne portent pas la lance. Ce fait s'explique certainement par l'impossibilité de parer des coups de lance avec une simple parma. - Retour texte

1er Août 2004 :

(10) Et non en Illinois, comme l'a écrit J.-M. SABATIER, Les Classiques du cinéma fantastique, p. 316. - Retour texte

(11) Edité en vidéo fin 1994, dans la collection dédiée à Edward D. Wood jr chez Vidéo Vogue (Paris). Steve Reeves y incarnait un détective privé. - Retour texte

(12) TQ : Turquie. - Retour texte