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AVRIL - MAI - JUIN 2008 (2/3)

 

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COURRIER AVRIL - MAI - JUIN 2008

NEWS DE

Les 10.000 Commandements de Cecil B. Emmerich

10.000 B.C. (EU - 2008)
Production Centropolis Entertainment, Legendary Pictures, Mark Gordon Productions, The Mark Gordon Company, Warner Bros / Couleur / Format de tournage 35 mm - Ratio d'image 2.35 / 109'

Réal. : Roland EMMERICH
Scén. : Roland EMMERICH & Matthew SAND
Images : Ueli STEIGER
Mus. : Harald KLOSER, Thomas WANKER
Avec : Camilla BELLE (Evolet) - Steven STRAIT (D'Leh) - Affif BEN BADRA - Cliff CURTIS (Tic-Tic) - Mona HAMMOND (Vielle Mère) - Nathanael BARING (Baku) - Omar SHARIF (Baku, vieux [narrateur]) - Tim BARLOW (Dieu de la Pyramide) - Joel FRY (Lu'kibu) - Joe VAZ (chef des gardes).

Extérieurs en Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Namibie.
Budget 75 millions de dollars
Sortie en France : 12 mars 2008

10000 bc - mammouths
 
10000 bc - gizeh

Ca commence un peu comme dans un de ces westerns écologistes où les Sioux guettent vainement le dernier troupeau de bisons décimés par les Blancs, sauf que des mammouths, tout de même, ça a autrement de la gueule. Ambiance de fin de civilisation. Le recul de l'ère glaciaire a rétréci le terrain de chasse des Yagals. 10.000 BC est indiscutablement un «péplum préhistorique» autant qu'un film d'heroic fantasy «à la Conan» - encore qu'on y chercherait vainement le «Musclor de service».

On appréciera l'exacte reconstitution - à quelques mammouths près - du site de Gizeh, réputé antédiluvien par l'archéologie romantique, avec les pyramides de Chephren, Chéops et Mycérinos (1) et les trois petites «pyramides des reines» sur le côté, et même un superbe sphinx d'époque tanite pour lequel je formulerais tout de même quelques réserves. Et un Protospartacus (2) qui sait faire lever le sel de la terre et soulever les foules de prolétaires opprimés de toutes les races. Déjà à propos de Stargate, Emmerich assurait dans ses interviews qu'historiquement il ne retenait pas un fifrelin des élucubrations de son compatriote Erich von Däniken, mais que ses bouquins étaient une véritable mine pour tourner des films de science-fiction.

Pour le reste, bonjour les anachronismes. Survivants de l'Atlantide, les «Egyptiens» possèdent des chevaux et les montent alors qu'ils ne seront introduits dans la région, sauf erreur, qu'aux alentours de 1.700 av. J.-C. (l'invasion des Hyksos, sémites frottés aux tactiques de guerre des Hittites indo-européens). «Ceci n'est pas une leçon d'histoire; j'ai essayé d'inclure dans ce film une image de l'humanité couvrant des milliers d'années, (...) on y retrouve l'idée du premier héros moderne...», déclare Emmerich. Et d'expliquer, à propos de La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud : «Bien sûr, ce film fut une inspiration pour moi, mais il place l'action vers 35.000 avant J.-C., on sait aujourd'hui, que ce qu'Annaud raconte se déroulait vers 400.000 avant J.-C., on a beaucoup plus de connaissances sur la préhistoire aujourd'hui.» Pourquoi faut-il que les créatifs vendent leur soupe avec la mauvaise foi d'un marchand de canapés «en promo» ?

Ce qui ressort vraiment, c'est la volonté d'Emmerich de faire un film sur une épopée humaine intemporelle en lutte pour le bien contre le mal. Pour le reste... les épées de fer des cavaliers-pillards affrontent allégrement des dinosaures à plumes genre Diatryma, qui tout de même vivait voici 50.000.000 d'années ! On croisera aussi un Smilodon - tigre à dents de sabre; de mon temps, Jeune Homme, on disait «Machærodus» ! - qui fait bien trois fois son poids et des prêtres égyptiens aux lobes d'oreilles percés comme chez les Mayas et en robes pourpres (bleues, rouges) soufflant non pas dans des «trompettes thébaines» mais dans des trompes tibétaines mises-là exprès pour nous rappeller que le Dalaï-Lama se porte crânement en cette année des Jeux Olympiques de Pékin !

10000 bc - mammouths
 
10000 bc

Une énigme de l'archéologie résolue grâce à la fertile imagination de Roland Emmerich : la force motrice qui permit de construire les trois pyramides du plateau de Gizeh : un travail de mammouth, bien sûr !

La «préhistoire emmerichtienne» laisse rêveur, même si ce blockbuster se veut avant tout film de divertissement, même si le spectateur se moque éperdument de la chronologie, le film - au demeurant superbe - entretient allégrement la confusion dans l'esprit du public. Si la cité égyptienne en chantier est bien Gizeh au bord du Nil, identifiable à ses felouques dont les voiles latine n'ont guère évolué depuis douze mille ans, sauf la couleur - eh bien oui, le soleil les a décolorées !... - on ne voit pas trop bien d'où accourent nos chasseurs de mammouths : des Alpes, du Caucase, quand même pas de Sibérie ? Ils retourneront chez eux en emportant quelques graines des bords du Nil (3), notamment du maïs. Or le maïs était une céréale américaine inconnue de l'Ancien Monde... «Ach, Herr Emmerich ! Du vaux vaire addenzion ! Himmelgott !»

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10,000 B.C. sur ce site


NOTES :

(1) Les dieux-rois survivants de l'Atlantide (ou venus du ciel, le dialogue laisse planer une ambiguïté : nostalgie de Stargate ?) étaient au nombre de trois. Il n'en restait plus qu'un : Chéops, celui dont on construit la pyramide et dont l'apex en électrum sera précipité bas par les rebelles. - Retour texte

(2) Cherchez quand même pas ce «Protospartacus» dans votre manuel de paléontologie ! - Retour texte

(3) Puisque le film fait clairement référence au plateau de Giza (Guizeh) et aux trois pyramides. - Retour texte

 
 

«Zai été voir Rata... euh ! Spartatouille avec ma maman...»

SPARTATOUILLE (Meet the Spartans) (EU - 2008)
Prod. : New Regency Pictures / Coul. / 84'
Réal. & Scén. : Jason FRIEDBERG, Aaron SELTZER
Images : Shawn MAURER
Musique : Christopher LENNERTZ

Avec Sean MAGUIRE (Léonidas) - Carmen ELECTRA (reine Margo) - Ken DAVITIAN (Xerxès) - Kevin SORBO (capitaine spartiate) - Diedrich BADER (Traitoro) - METHOD MAN (émissaire perse) - Jareb DAUPLAISE (Dilio) - Travis VAN WINKLE (Sonio) - Phil MORRIS (messager) - Jim PIDDOCK (loyaliste / Simon Cowell) - Nicole PARKER (Britney Spears / Paris Hilton / Paula Abdul / Ellen DeGeneres / Hunchback Paris) - Ike BARINHOLTZ (Dane Cook / Le Chiffre / prophète) - Crista FLANAGAN (fille spartiate / Ugly Betty) - Hunter CLARY (Leo Jr.) - Emily WILSON (Lindsay Lohan) - Thomas McKENNA (Tom Cruise) - Tiffany HADDISH (Urban Girl) - Willie MACC (Urban Kid 1) - Kenny YATES (Urban Kid 2) - John Di DOMENICO (Donald Trump) - Christopher LETT (Randy Jackson) - Jenny COSTA (Tyra Banks) - Belinda WAYMOUTH (Twiggy) - Jesse LEWIS (Ms. Jay) - Zachary Dylan SMITH (Léonidas, 10 ans) - Ryan FRALEY (Brad Pitt) - Tiffany CLAUS (Angelina Jolie) - Nick STEELE (Kevin Federline) - Jim NIEB (président Bush) - Dean COCHRAN (Rocky Balboa / John Rambo) - Nate HADEN (Ryan Seacrest) - Tony YALDA (Sanjaya Malakar) - Chris CROCKER (lui-même [images d'archives] [non-crédité]) - Michael ARNONA - Greg ELLIS (Shrek, bébé) - Martin KLEBBA (Mumbles) - Robin Atkin DOWNES (narrateur [voix]).

Distribution
BE/ 2 avril 2008
FR/ Twentieth Century Fox France (sortie, 7 mai 2008) [d'abord annoncée : 16 juillet 2008]
EU/ 24 janvier 2008

spartatouille

Portant capes rouges et slips en cuir, l'héroïque Léonidas et ses 13 - eh oui, treize seulement, mais ça porte bonheur ! - Spartiates s'apprêtent à affronter l'envahisseur venu de Perse.
Le combat s'annonce d'autant plus difficile que l'armée de Xerxès, le roi des Perses, compte parmi ses rangs Ghost Rider, Rocky Balboa, les Transformers, une Paris Hilton bossue, et une brochette de créatures toutes plus redoutables les unes que les autres...

Le film est un remake parodique de 300 : même intrigue, même scènes, mêmes décors, mêmes costumes. Mêmes acteurs... ou presque. Bien sûr, les situations sont détournées : la scène des Apothètes qui ouvre et 300 et Spartatouille voit cette fois l'examinateur spartiate démailloter avec une horreur non dissimulée Schrek-bébé (première gerbe du film, mais pas la dernière d'une bande où explose à foison pus [1] et vomis), puis Léonidas déjà barbu et moustachu dans ses langes...

Le film brocarde sans pitié la technique du blue-screen qui permet de faire jaillir des armées innombrables avec quinze figurants, ou encore les abdominaux peints sur les corps spartiates; les plaisanteries homosexuelles fusent tout azimuts : les hommes se roulent les pelles entre eux, «avec la langue», mais se contentent de toucher la main de leurs femmes. «Il faut protéger ses arrières. C'est ton épée que je sens dans mon dos ? - Euh, non ! Je l'ai en main !» De même que lourdement on insiste sur la pédagogie spartiate : sous les applaudissements ravis de sa reine Margo, Léonidas massacre son fils, vraie poupée de caoutchouc. La liberté sexuelle des Lacédémoniens aussi, quand Margo exhibant son impressionnante ceinture de chasteté, refile illico le code du cadenas à son futur époux. Ou susurrant avec effronterie à l'émissaire spartiate décontenancé, et en présence de son mari : «J'aime les grands noirs musclés.»
Les allusions aux derniers blockbusters foisonnent comme cette scène de Casino Royale où Daniel Craig-James Bond se faisait massacrer les bijoux de famille par Le Chiffre. Le mariage de Brad Pitt et Angelina Jolie, les frasques de Paris Hilton ou de Britney Spears ne sont pas oubliés non plus... On chante beaucoup, on danse encore plus : dire que les combats sont chorégraphiés revêt ici une saveur toute spéciale. En vérité on est en pleine comédie musicale.
Enfin, on brocarde les émissions TV les plus populaires. Le spectateur européen en identifie quelques unes clonées de ce côté-ci de l'Atlantique, mais pour le reste cela fera surtout rire les Amerloques qui - eux - pour une fois, savent de quoi on parle ! Ce qui nous vaut des mini-films dans le film : d'entrée en matière, après avoir expédié dans le Puits de la Mort les trois ambassadeurs perses, Léonidas, ainsi mis en appétit, s'attarde à continuer le jeu de massacre avec toute une série de présentateurs-TV et autres vedettes de la petite lucarne.

Même si certaines références people ou télévisuelles m'ont cueilli à froid, je ne me suis pas ennuyé pas un seul instant avec Meet the Spartans, mais il fallait admettre le présupposé que ce ne pouvait être qu'une farce bien grasse destinée aux beaufs. Certes pas une ode à l'héroïsme guerrier (2).
Gageons toutefois qu'une fois ses «références culturelles» estompées dans les mémoires, le film vieillira mal.

Spartatouille (Meet the Spartans) sur ce site


NOTES :

(1) La bosse de Paris Hilton-Ephialtès ! - Retour texte

(2) Mourant de faim avant sa confrontation avec le manchot (le palmipède de l'Antarctique, N.d.M.E.), qui correspond dans 300 à l'épisode du loup, le jeune Léonidas - fin gourmet - refuse le petit pain garni qui lui est proposé... car il n'y a pas de mayonnaise !
Les Spartiates trouvent foireux le plan de Léonidas : mourir pour épater la galerie !
Avant l'assaut final des Perses, les Spartiates se gobergent d'ice cream et autre milk shake. Etc. - Retour texte

 
 

[...]
NEWS - FILM : Vampires romains

MORITURIS (2008)
Réal. : Raffaele PICCHIO
Scén. : Laura ROSSETTI
Maquillages : Sergio STIVALLETTI (Phenomena, Opera, Démons)
Sortie : ?

Synopsis
En 73 av. n.E., Spartacus s'évade de la caserne des gladiateurs de Capoue et, avec deux cents autres compagnons d'infortune, prend le maquis et mène contre les légions de Rome une guérilla sans pitié. Sous-estimant ce nouvel ennemi, le Sénat ne lui oppose que deux légions, bien vite anéanties par les rebelles.
La guerre dura deux ans, au terme desquels Rome écrasa les révoltés et en crucifia 6.000 le long de la voie Appienne. Quant à Spartacus, son corps ne fut jamais formellement identifié. Ce qu'on ignore, par contre (suggère le film), c'est que ses partisans, rendus fous par le froid et la faim, devinrent pour certains incontrôlables et se livrèrent au pillage, au meurtre et au viol. Ces brebis galeuses, Spartacus les exécuta. Là s'arrête l'Histoire et... commence
Morituris, lorsque les condamnés reviennent d'entre les morts pour se venger...

«Cela ressemble à du Jean Rollin de la plus belle eau», nous écrit Fal. «Ce qui ressemble a priori à un péplum hollywoodien style Gladiator - note Cédric Delelée dans Mad Movies - est en réalité un film d'horreur italien shooté en HD avec un budget riquiqui, plus proche de Michele Soavi que de Stanley Kubrick ou Ridley Scott : des épées, du sexe, du gore avec des maquillages signés Sergio Stivaletti, cette première mise en scène de Raffaele Picchio excite autant qu'elle intrigue, d'autant que le projet annonce comme référence «le nouveau cinéma d'horreur français», citant Haute Tension, Sheitan, Calvaire et A l'intérieur (cherchez l'intrus). Un peu facile, comme note d'intention, sauf qu'elle promet une violence décomplexée. Le film est scénarisé par Laura Rossetti du magazine Nocturno (le Mad transalpin), et il ne fait aucun doute qu'il transpire l'amour du genre. Problème : avec un pitch pareil, ils n'ont pas droit à l'erreur. On est donc très impatients de voir ça...»

morituris

La vérité est souvent pire
Inutile de remonter jusqu'à Hercule contre les vampires, qui est un film fantastico-mythologique. Ce n'est pas la première fois que le péplum mélange horreur gothique et histoire romaine : en 1962, Rome contre Rome (War of the Zombis) de Giuseppe Vari montrait une armée de légionnaires morts-vivants retournés contre leurs camarades par un mage maléfique. Dans l'Odyssée, Ulysse descendait aux Enfers et attirait les âmes des défunts en leur offrant à laper le sang d'un chevreau noir. Dans le même ordre d'idée, redoutant le retour sur terre des âmes de leurs parents descendus au royaume des ombres, les Romains s'efforçaient de les apaiser par des sacrifices lors des Lemuralia.
Il est amusant de noter que dans le roman dont Tony Scott tira son film Les prédateurs (The Hunger, 1980), avec Catherine Deneuve et David Bowie, Whitley Strieber plaçait prologue la crucifixion des compagnons de Spartacus sur la voie Appienne, en -71 (scène qui, dans le film, est remplacée par un flash-back de vampirisme en Egypte antique) (1).
Ann Rice nous a également donné un roman vampirique situé dans la Rome d'Auguste, Pandora (2).

Internet

anne rice - pandora


NOTES :

(1) Whitley STRIEBER, Les prédateurs, 1983, J'ai Lu, nÁ 1419, 349 p. (trad. Michel Deutsch). - Retour texte

(2) A. RICE, Pandora (1998), Plon, 1999; Pocket éd., coll. «Terreur», nÁ 9248 (trad. angl. Frank Straschitz). - Retour texte

 
 

22 avril 2008
NEWS - DVD : SA MAJESTÉ MINOR (Double DVD) (FR - 2006)

Réal. : Jean-Jacques ANNAUD
Scén. : Sandro AGENOR, Gérard BRACH
Images : Jean-Marie DREUJOU
Avec : Vincent CASSEL (Pan) - Jose GARCIA (Minor) - Sergio PERIS-MENCHETA (Karkos) - Mélanie BERNIER (Clytia) - Claude BRASSEUR (Firos) - RUFUS (Rectus) - Jean-Luc BIDEAU (Archeo) - TAÏRA [Taïra BORÉE] (Zima, la bouchère) - Marc ANDRÉONI (Zo, le boucher) - Bernard HALLER (Cataractos, le devin) - Alice FRÉMONT (Prunios, la vestale) - Rosine FAVEY (Kinema, la pythie) - Pedro CASABLANC (Kryton, l'architecte) - Guillaume DELAUNAY (centaure) - Juana CORDERO (Aura) - Javier ALLER (Tikus) - José ALIAS (Pitygaz) - Aïtana NOVAU (nymphe) - Javier BOTET (Abrak)

Synopsis
Dans une île imaginaire perdue en Mer Egée, aux temps très lointains d'avant Homère, Minor, mi-homme mi-cochon, orphelin et muet, file des jours tranquilles dans la douce tiédeur de la porcherie en compagnie de sa bonne amie la Truie. Au cours d'une escapade en forêt mythologique, il fait la rencontre d'un des personnages les plus influents de son époque, le Dieu Pan - alias Satyre -, qui l'initie à sa manière de bouc aux imprévus du paganisme. Perché sur une branche d'olivier pour épier Clytia, la fille du Patriarche promise au poète Karkos, Minor fait une mauvaise chute et se tue. Comme on est encore au début du film, et que la période le permet, il ressuscite et recouvre la parole. Les villageois éberlués découvrent que non seulement il n'est pas mort, mais qu'il se révèle doué d'un stupéfiant sens de l'éloquence. Sur les conseils du devin, Minor est sacré roi. Les ennuis commencent...

sa majeste minor

Avec le très bizarre Sa Majesté Minor, Jean-Jacques Annaud, cinéaste émérite, prend le risque de la fiction «déceptive» (ce qui n'est pas la même chose que «décevante») en signant une toute petite comédie égrillarde qui a le cul entre deux chaises (pas pour les enfants trop prudes ni pour les adultes trop sérieux) et raconte sur le mode du «il était une fois», une fable philosophique au ludisme lubrique d'un autre temps. Grandeur et déliquescence d'un homme-cochon qui devient roi après avoir trouvé le langage. Mais qui reste malgré tout un sacré porc (comprendre un «obsédé sexuel»). Curieux objet, en tout cas (DVDrama).

Editeur : Studio Canal - Distributeur : Universal Studio Canal Video GIE
Zone : 2 / Format image : 1,85 / Format : DVD-9 / Langue : français (Dolby Digital 5.1), français (Dolby Digital 2) / Durée : 101'
Date de sortie DVD : 22 avril 2008

Bonus du DVD
Making of - Scènes coupées - Commentaire audio du réalisateur - Portrait croisé entre Jean-Jacques Annaud, Vincent Cassel et José Garcia par Laurent Weil - Affiches colonnes Morris de chaque personnage - Croquis des personnages - Photos de production - 22 modules vidéo internet sur les personnages - Bande annonce - Scénario illustré en couleur - Lecture commenté du scénario par Jean-Jacques Annaud

Internet

Sa Majesté Minor sur ce site

 
 

6 mai 2008
NEWS - DVD : HANNIBAL
Annibale
/ 103'

Italie, 1959
Prod. : Liber Film

Réal. : Edgar George ULMER & Carlo Ludovico BRAGAGLIA
Scén. : Mortimer BRAUS, Sandro CONTINENZA, Ottavio POGGI
Musique : Carlo RUSTICHELLI
Avec : Victor MATURE - Gabriele FERZETTI - Rita GAM - Milly VITALE - Rik BATTAGLIA - Franco SILVA

Éditeur : Opening - Distributeur : Aventi Distribution
Collection : Péplum Collection (réf. : 102883)
Boîtier : Keep Case (1 disque DVD-5) / Boîtier : 2.35 - 16/9 anamorphique (compatible 4/3) / Zone 2 / Standard : PAL / couleurs / Audio : Dolby Digital / Langue(s) : français 2.0 mono / Sous-titres : aucun
Bonus : Pas de bonus
Sortie du DVD : 6 mai 2008 (sa sortie a souvent été reportée - et, en ce qui nous concerne, il nous faut bien avouer que nous n'avons pas encore constaté de visu la réalité physique de ce DVD !)

Internet

Hannibal sur ce site

  • Hannibal (Annibale) (C.L. Bragalia, 1959) : courrier & courrier
  • Hannibal the Conqueror : coming soon
  • Hannibal, l'ennemi de Rome (Richard Bedser, 2005 - docu-fiction BBC) : dossier
  • Hannibal, le cauchemar de Rome (Edward Bazalgette, 2005 - docu-fiction BBC) : dossier
  • Denzel Washington - interprétera Hannibal ? : courrier
  • Hannibal dans les Alpes : courrier
hannibal - victor mature
 
 

13 mai 2004
NEWS - DVD : LE FILS DE SPARTACUS
Figlio di Spartacus (Il)

Italie, 1963
Prod. : Arta Cinematografica, Titanus

Réal. : Sergio CORBUCCI [et non Roy William Neill]
Histoire originale : Adriano BOLZONI d'après son roman
Scénario : Adriano BOLZONI, Giovanni GRIMALDI, Bruno CORBUCCI Musique : Piero PICCIONI
Avec : Steve REEVES (Randus) - Jacques SERNAS - Gianna Maria CANALE - Claudio GORA - Ombretta COLLI - Roland BARTROP

Synopsis
Tandis que Spartacus agonisait sur sa croix, Varinia vint lui présenter son fils nouveau né. Randus, le fils de Spartacus, devint centurion dans l'armée de Jules César, qu'il suivit jusqu'en Egypte. Et c'est là, au pied des pyramides, que César lui confia une mission secrète : aller en Syrie voir ce que manigançait son associé Crassus... l'homme qui jadis écrasa la révolte des esclaves.

Une prolongation du film de Kirk Douglas, avec une idée baroque (Crassus s'amuse à asphyxier les esclaves sous une tente en plastique), un Jules César bon enfant comme on l'aime dans les séries B, Jacques Sernas et Gianna Maria Canale en méchants... et Steve Reeves qui nous refait Zorro. Et une petite infidélité quant aux circonstances de la fin de Crassus qui ne périt plus sur le champ de bataille de Carrhaæ, mais dont son palais de Zeugma. Pour autant, il n'échappera pas à sa légendaire bolée d'or en fusion !

fils de spartacus - steve reeves

Analyse historique
Crassus, le cupide, le corrompu, l'homme sans coeur qui réprima la révolte des esclaves, autant dire des prolétaires opprimés... ne devait pas l'emporter au paradis. Selon cet apologue, vingt ans plus tard les opprimés lui réclameront des comptes et lui infligeront le châtiment qu'il méritait !
Le Fils de Spartacus, tourné - notamment - au pied des pyramides, sur le plateau de Gizeh, en Egypte, est signé par Sergio Corbucci - un ancien assistant de Sergio Leone - qui allait conquérir ses titres de noblesse quelques années plus tard, en signant quelques uns des westerns transalpins les plus politisés.

A partir de quelques faits historiques incontournables (la mort d'un des trois associés - non pas Pompée mais Crassus - mit fin de facto au Premier Triumvirat; César imposa Cléopâtre sur le trône d'Egypte en guerroyant contre ses ennemis, partisans de son frère Ptolémée), Le Fils de Spartacus recompose l'Histoire au mépris du temps et de l'espace. Mépris de la chronologie, tout d'abord, puisque lorsque César débarqua en Egypte sur les traces de Pompée, leur associé Crassus était déjà mort depuis cinq ans (1).
Mais le scénario n'abolit pas que le temps, il nie également l'espace. En principe, le spectateur moyen sait - pour avoir vu le film de Kubrick, deux ans plus tôt - que Spartacus livra toutes ses batailles et mourut en Italie. Le film suggère, quant à lui, que la révolte des esclaves qui eut lieu 20 ans plus tôt, se déroula en Syrie, dont Crassus était déjà le gouverneur. En fait, elle aurait même été dirigée spécialement contre son avarice et sa cruauté, ce qui permet à Rome de rester en dehors du coup, et même de faire preuve de clémence à travers César en ménageant un happy end pour Randus et ses camarades. En effet, Gular, l'ancien compagnon de Spartacus vit toujours en Syrie, où il s'est instauré le gardien du tombeau de son ancien chef inhumé dans une ghost town, la Cité du Soleil en laquelle on reconnaître l'utopie communiste du dominicain Campanella (1623) à laquelle faisait allusion Arthur Koestler dans son Spartacus. Ce qui sous-entend, mais sans le dire explicitement, que c'est en Syrie que la révolte eut lieu (!). Détail intéressant, le film suggère qu'à cette époque César combattait sous les ordres de Crassus et affronta personnellement le gladiateur rebelle sur le champs de bataille. En réalité, on ne sait rien de ce que fit César en ces années 72-71, mais du fait de son allégeance politique à Crassus, il serait très plausible d'admettre qu'il le servit comme tribun militaire dans la Guerre servile. En Italie, ça va de soi.

Éditeur : Opening - Distributeur : Aventi Distribution
Collection : Péplum Collection (réf. : 103063)
Boîtier : Keep Case (1 disque DVD-9) / Zone 2 / Standard PAL / couleurs / Son Dolby Digital / Langue : français 2.0 mono / Sous-titres : aucun
A noter que, contrairement à ce qu'a pu indiquer certain site Internet, «Contient la version couleur et la version restaurée noir et blanc», il n'existe bien entendu pas de «version restaurée N&B» (keskéséksa ?), mais une VF et une VO italienne sous-titrée en français. Les dangers du copié-collé ?
DVD sorti en France : 13 mai 2008

Internet

Le Fils de Spartacus sur ce site

  • Le Fils de Spartacus (Sergio Corbucci, 1962) : dossier & courrier
  • Spartacus (Riccardo Freda, 1952) : dossier
  • Spartacus (Stanley Kubrick, 1960) : dossier
  • Arthur Koestler, Spartacus : dossier
  • Howard Fast, Spartacus : dossier
  • Jacques Martin, Le Fils de Spartacus («Alix») : dossier
  • chronologie - Spartacus et les «guerres serviles» : dossier

NOTE :

(1) Tué par les Parthes en juin 53. A noter que dans le film, d'ennemis les Parthes sont devenus ses alliés contre César (qui de fait envisagera bien de leur faire la guerre, début 44, lorsqu'il fut assassiné).
En revanche, Pharnace - que César écrasa à Zéla en 47, après avoir réglé ses affaires en Egypte - n'était pas un roi parthe, mais le roi du Pont, fils du grand Mithridate qu'il avait trahi au profit des Romains. A la faveur de la guerre civile opposant César à Pompée, il conçut l'espérance de reprendre à Rome toute l'Asie Mineure; ce qui lui fut fatal (Veni, vidi, vici !). - Retour texte

 
 

28 mai 2008
NEWS - DVD : LA LÉGENDE DE BEOWULF (Director's Cut double DVD) (EU - 2007)

Réal. : Robert ZEMECKIS
Scén. : Neil GAIMAN, Roger AVARY (d'après le poème épique anonyme Beowulf)
Images : Robert PRESLEY
Musique : Alan SILVESTRI
Avec : Anthony HOPKINS (roi Hrothgar) - Angelina JOLIE (mère de Grendel) - Ray WINSTONE (Beowulf) - Crispin GLOVER (Grendel).

Synopsis
En ces temps lointains, les sauvages contrées du Nord de l'Europe étaient peuplées de héros et de monstres, et des hommes audacieux, taillés pour la lutte et les conquêtes, pouvaient encore se forger des destins d'exception. Le plus glorieux d'entre ces aventuriers fut le Viking Beowulf, qui surgit un beau jour pour sauver le vieux roi Hrothgar et ses sujets des assauts d'une féroce créature. Son nom devint vite légendaire à travers le royaume et, partout, l'on chanta sa bravoure face au maléfique Grendel. Beowulf ne devint pas seulement célèbre, mais riche. Et avec la richesse vinrent bientôt de dangereuses tentations et une inextinguible soif de pouvoir. Car le héros était aussi humain, trop humain, sans doute, et le guerrier plus avide, plus ambitieux et bien plus faillible qu'on ne l'imaginait...

Editeur : Warner Home Video / Distributeur : Warner Home Video
Zone 2 / Format : DVD-9 / Langue : anglais (Dolby Digital 5.1), français (Dolby Digital 5.1) / Format image : 2,4 / Durée : 109'
Date de sortie DVD : 28 mai 2008

Bonus du DVD : Bandes annonces - La production - La légende de Beowulf - Les origines de Beowulf - La magie de Beowulf - Le dessin et la création des créatures et monstres - Scènes supplémentaires
Les suppléments : Aucun

Beowulf sur ce site

  • Beowulf : courrier
  • La légende de Beowulf (Beowulf) (Robert Zemeckis, 2007) : news
  • Le 13e Guerrier (The 13th Warrior) (John McTierman, EU - 1997) : filmographie
 
 

[22 juillet 2008]
NEWS - DVD : «Avance, Hercule ?» et «Gay les Xenites ?» Hercule et Xena en DVD VF

Les Legendary Journeys of Hercules et son spin-off, Xena Warrior Princess comportaient des épisodes sympathiques - un peu nunuches parfois, mais sympas... même quand, par exemple, la déesse Aphrodite naviguait dans une surréaliste conque de nacre plastique (1) ! ou quand Xena rencontrait le Père Noël (2) ! -, et des effets spéciaux remarquables, qui nous changeaient des laborieux trucages en carton-pâte des péplums italiens des Sixties.
Dommage que Rob Tapert, Sam Raimi et Eric Gruendemann aient conçu leur Hercule en songeant plutôt à Conan le Barbare (dont Raffaella De Laurentii n'avait pas voulu céder les droits). Aux States, Xena et sa copine Gabrielle étaient devenues des icônes lesbiennes, sans doute à cause de la productrice Liz Friedmann, porte-drapeau du mouvement homosexuel.
Espérons aussi que nous pourrons enfin voir les épisodes plus complets que ce qui fut diffusé sur TF1 (qui sucrait systématiquement les scènes un peu «violentes» telles qu'une flèche s'enfonçant dans un corps...). On peut l'espérer puisqu'apparemment nous devrions avoir droit à une version bilingue anglais/français.

HERCULE - Saison 1
Hercules - The Legendary Journeys
/ 550' env.

USA, 1994
Universal TV, MCA Television, Pacific Renaissance Pictures, Renaissance Pictures, Studios USA Television

Réal. : Doug LEFLER, John T. KRETCHMER, Peter ELLIS, Harley COKELISS, George MENDELUK, Garth MAXWELL, Bruce Seth GREEN, Jack PEREZ, Bill L. NORTON, Josh BECKER
Histoire originale : Christian WILLIAMS, créateur de la série
Scénario : John SCHULIAN, Daniel TRULY, Andrew DETTMANN, Steve ROBERTS, Robert BIELAK, Adam ARMUS, Nora Kay FOSTER, Peter BIELAK, Julie SELBO, Christian WILLIAMS, Barry PULLMAN
Musique : Joseph LoDUCA
Avec : Kevin SORBO - Michael HURST - Kevin SMITH - Robert TREBOR - Jeffrey THOMAS - Paul NORELL - Bruce CAMPBELL

Synopsis
Hercule, fils de Zeus et demi-dieu, est doué d'une force surhumaine et guidé par la sagesse et la miséricorde. Après la mort de sa femme et de ses enfants, sauvagement assassinés sous ses yeux par la déesse Héra, Hercule entame son périple légendaire...

Éditeur : Universal Pictures - Distributeur : Universal StudioCanal Vidéo (réf. : 8256206)
Boîtier : Digipack Coffret (6 disques DVD-9). Support : simple face double couche / Format : 1.33 - 4/3 / Zone 2 / Standard : PAL / couleurs / Audio : Dolby Digital / Langue(s) : français 2.0 mono (pas de VO anglaise !) / Sous-titres : aucun
Sortie annoncée : 22 juillet 2008

Contenant les 5 téléfilms - épisodes doubles - produits par Sam Raimi (Action Packs) et l'intégrale de la Saison 1.

Disque 1
AP 1. Hercule et les Amazones (Hercules and the Amazon Women)
AP 2. Hercule et le Royaume oublié (Hercules and the Lost Kingdom)

Disque 2
AP 3. Hercule et le cercle de feu (Hercules and the Circle of Fire)
AP 4. Hercule et le monde des ténèbres (Hercules in the Underworld)

Disque 3
AP 5. Hercule et le labyrinthe du Minotaure (Hercules in the Maze of the Minotaur)
1. La femme serpent (The Wrong Path)

Disque 4
2. Le Cyclope (Eye of the Beholder)
3. En route pour Calydon (The Road to Calydon)
4. Festivités (The Festival of Dionysus)
5. Le Dieu de la Guerre (Ares)

Disque 5
6. Le défi des Centaures (As Darkness Falls)
7. La loi du plus fier (Pride Comes Before a Brawl)
8. Les spectres (The Vanishing Dead)
9. Les esclaves (The March to Freedom)

Disque 6
10. Les gladiateurs (Gladiator)
11. Xena, la guerrière (The Warrior Princess)
12. Le rituel (The Gauntlet)
13. L'immortel (Unchained Heart)

hercule

Internet

[22 juillet 2008]

XENA PRINCESSE GUERRIÈRE - Saison 1 (1995-1996)
Xena, Warrior Princess

Réal. : Doug LEFLER, Harley COKELISS etc.
Scén. : Robert TAPERT, R.J. STEWART, Josh BECKER, Jack PEREZ, Adam ARMUS, Nora Kay FOSTER etc.
Prod. : Eric GRUENDEMANN & Liz FRIEDMAN; Superv. prod. : Babs GREYHOSKY (seulement le 1) et Steven L. SEARS; Prod. coexéc. : R.J. STEWART; Prod. exéc. : Sam RAIMI & Robert TAPERT; Créé par : John SCHULIAN & Robert TAPERT
Musique : Joseph LO DUCA (Arrangement de R.J. STEWART).
Avec : Lucy LAWLESS (Xena) - Renee O'CONNOR (Gabrielle) - Robert TREBOR (Salmoneus) - Bruce CAMPBELL (Autolycus) - Hudson LEICK (Callisto) - Ted RAIMI (Joxer) - Kevin SMITH (Arès) - Erik THOMPSON (Hadès).

Éditeur : Universal Pictures - Distributeur : Universal StudioCanal Vidéo
Format : 1.33 - 4/3 / Zone 2 / Standard : PAL / Images : couleurs / Langues : anglais (Dolby Digital 2.0), français (Dolby Digital 2.0) - Sous-titres : français / Nombre de disques : 6 (DVD-9) / Boîtier : Digipack
Nombre d'épisodes : 24 / Durée approx. : 960'
Date de sortie France : 22 juillet 2008

Xena - Warrior Princess (1ère saison - 1995-1996)

Disque 1
1. Retour de Xena (Le) (Sins of the Past)
2. Pour la grandeur d'Arès (Chariots of War)
3. Passage des rêves (Le) (Dreamworker)
4. Boîte de Pandore (La) (Cradle of Hope)

Disque 2
5. Mauvaise pente (La) (Path not Taken (The))
6. Procès de Xena (Le) (Reckoning (The))
7. Titans (Les) (Titans (The))
8. Prométhée (Prometheus)

Disque 3
9. Sisyphe et la mort (Death in Chains)
10. Amazones (Les) (Hooves and Harlots)
11. Loup Noir (Le) (Black Wolf (The))
12. Méfie-toi des Grecs (Beware Greeks bearing Gifts)

Disque 4
13. L'Académie d'Athènes (L') ([Athens City] Academy of the Performing Bards)
14. Une poignée de dinars (A Fistful of Dinars)
15. Deux Princesses (Les) (Warrior... Princess)
16. Retour parmi les mortels (Mortal Beloved)

Disque 5
17. Roi des voleurs (Le) (Royal Couple of Thieves (The))
18. Défense du village (La) (Prodigal (The))
19. Sacrifice (Le) (Altared States)
20. Père retrouvé (Le) (Ties that Bind)

Disque 6
21. Par le fer et le poison (Greater Good (The))
22. Callisto (Callisto)
23. Masque de la Mort (Le) (Death Mask)
24. Serment d'Hippocrate (Le) (Is there a Doctor in the House ?)

xena la guerriere

Dans un premier temps, il avait été annoncé 25 épisodes, alors que la première saison de «Xena» n'en comptait que 24. Saisissons ici l'occasion d'énumérer les jokers possibles, les exploits de la Princesse Guerrière étant un spin off de la série «Hercules», dont la première saison sort en même temps en DVD. Xena, donc, y apparaissait dans les épisodes suivants :

Hercules - The Legendary Journeys - 1ère saison :
11. Xena la Guerrière (Warrior Princess (The))
12. Rituel (Le) (Gauntlet (The))
13. Immortel (L') (Unchained Heart)

Hercules - The Legendary Journeys - 2e saison (1996-1997) :
Il y a des allusions à Xena dans deux épisodes de la 2e saison : La mère de tous les monstres) (Hercule est à sa recherche) et la citation d'un épisode dans un épisode-compilation : La Grotte des Echos)

Hercules - The Legendary Journeys - 3e saison (1997-1998) :
59. Surprise (Surprise) (en fait ce n'est pas Xena, mais Callisto qui intervient dans cet épisode)
62. Jour du Jugement (Le) (Judgement Day)

Hercules - The Legendary Journeys - 4e saison (1998-1999) :
64. Un monde étrange (Stranger in a Strange World)
73. Armageddon (Armageddon Now (2e partie))

Internet

Pour Xena, voyez aussi ICI


NOTES :

(1) En fait de conque marine (qu'il faut ici prendre au sens poétique), il s'agirait plutôt d'un bivalve genre «Coquille St Jacques» ou pecten - dans l'épisode 17 de la 2e saison d'Hercule (1995-1996) : La Pomme (The Apple). - Retour texte

(2) Dans le 9e épisode de la 2e saison de Xena (1996-1997), Solstice d'Hiver (A Solstice Carol), Xena aide Santa Claus à apporter un peu de bonheur aux petits pensionnaires d'un orphelinat, comme dans le conte de Dickens, «Christmas Carol» ! - Retour texte

 
 

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NEWS - DVD : LE ROI DAVID (GB-EU - 1985)
King David

Prod. : Barclays Mercantile Industrial Finance, Paramount Pictures

Réal. : Bruce BERESFORD
Histoire originale : James COSTIGAN, d'après des Ecritures
Scén. : Andrew BIRKIN
Musique : Carl DAVIS
Avec : Richard GERE (David) - Edward WOODWARD - Alice KRIGE - Denis QUILLEY - Niall BUGGY - Cherie LUNGHI

Synopsis
Vers 1030 av. n.E., David écrase le géant Goliath. Le roi d'Israël lui donne sa fille en mariage, mais finit par le mettre en disgrâce. David fuit et trouve refuge chez les Philistins. Il deviendra roi, et prendra Jérusalem, où il installe l'arche de Dieu.
Date de sortie en salle : 2 octobre 1985

Éditeur DVD : Paramount Pictures - Distributeur : Paramount Home Entertainment France / Boîtier : Keep Case (1 disque DVD-9) / Format : 2.35 - 16/9 anamorphique (compatible 4/3) / Zone 2 / Standard : PAL / couleurs / Audio : Dolby Digital / Langue(s) : français 5.1 - anglais 5.1 / Sous-titres : français, anglais
Bonus : Non communiqués
Date : Annoncé - Date inconnue

Internet

 
 

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EN PROJET : Le retour de Ben Hur

La société Alchemy a annoncé la mise en chantier d'un remake de Ben Hur. Si le nom du comédien qui succédera à Charlton Heston dans le rôle titre n'est pas encore connu, celui du réalisateur l'est. Il s'agit du Canadien Christian Duguay, un spécialiste des grandes fresques télévisuelles, puisqu'il compte déjà à son palmarès des biopics de Jeanne d'Arc et d'Hitler. Quant au scénario du péplum, son écriture incombe à Alan Sharp (Rob Roy).

Christian Duguay est né en 1957 à Montréal (Canada). Il a débuté dans la réalisation sur la série FR3 Guillaume Tell après avoir travaillé pendant dix ans comme cadreur et directeur de la photographie sur de multiples productions internationales. Réalisateur d'une douzaine de films et téléfilms, sa mini-série, Jeanne d'Arc, interprétée par Leelee Sobieski, Maximilian Schell et Peter O'Toole, a remporté 12 citations aux Emmy et 4 citations aux Golden Gobes, notamment dans les catégories meilleure mini-série et meilleur réalisateur.

Christian Duguay a réalisé également le thriller Contrat sur un terroriste, interprété par Donald Sutherland, Ben Kingsley et Aidan Quinn, le film de science-fiction Planète hurlante, avec Peter Weller, le film d'action L'Art de la guerre, avec Wesley Snipes, et le film d'action et d'aventures Extreme Ops.

Côté téléfilm, Cinq bébés à la une lui valut le Gemini Award du meilleur réalisateur (prix décernés aux productions télévisuelles anglophones produites au Canada), et Human Trafficking le Gemini Award de la meilleure mini-série dramatique et le DGC Craft Award du meilleur réalisateur.
Il a réalisé en outre de nombreux spots, primés dans des festivals, notamment pour Coca-Cola, Pepsi-Cola, Chrysler, General Motors, McDonald's, etc.

 
 

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FILMOGRAPHIE : Herbert Verreth (K.U.L.) est en ligne

Un confrère péplologue flamand, Herbert Verreth, a mis sur le Net (site des Classiques de la K.U.L. [Université catholique de Louvain (Leuven)]) une filmographie du péplum divisée, de la préhistoire aux documentaires, en sept sections :

Inhoudstafel [Table des Matières]
1. Inleiding
2. Films over meerdere perioden
3. De prehistorische mens
4. De oosterse wereld
5. De Griekse wereld
6. De Romeinse wereld
7. Een onduidelijk historisch kader
8. Verwijzingen naar de oudheid
9. Documentaires

Sa particularité réside dans le fait que, dans chaque section, les titres sont classés non par ordre chronologique mais par ordre alphabétique : titre original, titre traduit, date, pays, réalisateur, indication de la couleur, durée, nature (p. ex. «film d'animation»), principaux acteurs. Eventuellement : références bibliographiques.

L'inconvénient vient du fait que l'auteur a principalement compilé des sources livresques (ouvrages de références, catalogues), sans avoir vu les films, or certains titres ne tiennent pas leurs promesses (ainsi Sansone contro i Filistei (1918) est une comédie policière moderne, pas un «péplum») et que Herbert Verreth n'indique pas si le film est entièrement consacré à l'Antiquité, ou se limite à un épisode (p. ex. Les Dix Commandements muet).

Enfin, la filmographie ayant été compilée par un néerlandophone, les titres français sont rarement indiqués. Néanmoins, la somme complète se trouvant dans le même fichier, on peut rapidement la consulter en introduisant un mot clef dans la fonction SEARCH. Publié en 1995, ce travail - qui contient aussi une intéressante bibliographie - a été remanié en 2003.

 
 

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Encore un bouquin sur Rome (HBO) ! Et quelques autres relatifs au péplum

Rome on TV

Following the massive success of Gladiator in 2000, although somewhat tempered by the critical and commercial failures of Troy and Alexander, the Classical world is hot property in our cinemas and on the small screen. This has prompted a number of books probing the representation and cultural associations of Greece and Rome as they are presented to the public in these visual media. Here we take a look at one of the finer examples of this phenomenon.

Rome Season One: History Makes Television edited by MONICA S. CYRINO is a series of short sharp essays examining various aspects of the phenomenally successful (and fun) recent HBO/BBC production. It makes for a fascinating read, largely because the contributors take such radically different approaches. There is indeed no real agreement over whether they even like the series, which is really refreshing, given that the book could quite easily have become a bit of a love-in. The editor, Monica Cyrino clearly adores Rome and her introduction provides a good summary of just why the series worked so well. There follows a pithy history of the ancient world on television, which includes the wonderful revelation that a pilot was produced in 1964 for a series on Alexander the Great, with William Shatner boldly going where no Greek general had gone before. What a missed opportunity that was !

The remainder of the chapters deal mainly with issues related to the historicity (or otherwise) of the series. The contributors are all fairly relaxed about the larger liberties which are taken, such as the invention of a historical role for the character of Atia, and the remarkable way in which messrs Pullo and Vorenus seem to be unwittingly behind most of the major historical events as they unfold. They also largely avoid the kind of geekery and nit-picking on individual points of detail that one can become prone to whilst watching a historical reconstruction of this sort. W. JEFFREY TATUM provides a neat point of departure by comparing the role of the series makers with that of actual Roman historians, finding them remarkably similar. Ancients such as Cicero and Livy, as he points out, were supremely critical of dry fact, and although accuracy was undoubtedly important, the other job of the historian was to entertain, fleshing out the bare bones of the evidence to make it more realistic.

Many of the essays deconstruct the series as an entity in its own right. J. MIRA SEO for example looks at the depiction of religion in Rome, finding it strongly gendered, with male involvement in public and civic religion, whilst for women religion becomes a more private and domestic act. Other chapters look at the use of costume and gossip to create impressions of class and gender, and at the specific portrayal of events such as Cæsar's murder, or the feud between Atia and Servila.

Sex is of course omnipresent in the series and two essays examine this, one showing how the film portrays male sex symbols, and makes a clear link between sexual prowess and political power. The other is much more interesting and is the only essay which can be said to be genuinely outraged by the series. It looks at the portrayal of incest between Octavian and Octavia, a plot element for which there is no historical basis, and asks why it is in the series at all. As ANISE K. STRONG, the author, points out, incest was in no way acceptable in Roman society, and the only evidence we have for incest in ancient Rome is dubious to say the least. Cassius Dio reports politically motivated accusations of incest by Tiberius against political opponents, whilst Cicero accuses his enemy Publius Clodius of incest in his Pro Cælio. I personally think the essay could have gone further - accusations of sexual immorality seem to me to be a standard feature of Roman political discourse as much as evidence of decadence in Roman society, (let us not forget that Cicero himself was accused of adultery in speeches against him), and I would say have been taken far too much at face value in popular representations of Rome. What is clear though, is that the inclusion of the incest scene and its morally ambiguous tone are a deliberate piece of taboo breaking by the makers of the show, designed to follow in the footsteps of I Claudius, and to go one further.

Perhaps the most fascinating piece in the book is that of KRISTINA MILNOR who provided some early historical advice for the show. What emerges is a production team obssessed by accurate detail, but guided also by audience expectations, and (obviously) the need to tell a good story. A few anecdotes illustrate this brilliantly. The production team is seen trying to get hold of an English-Ubuan dictionary for scenes in Gaul, a language for which we have no written evidence whatsoever. When asked about the relationship between Romans and their children Kristina Milnor makes the point that higher infant mortality may have had an effect, and mentions the practice of exposing infants. She is told in no uncertain way that this cannot be shown on screen because it will make the Romans seem evil; that they can be different from us, but not that different.

All in all this is a really well written book, full of insight into the film making process and how public perceptions both shape and are shaped by it. It also challenges us to think about what we actually know about Rome, and about the many factors influencing what we might perceive of as an accurate representation of the past. It has also encouraged me to go and buy the DVDs come pay day and watch the series again in the light of the book.

Autres ouvrages sur l'Antiquité au cinéma

Julie M. SCHABLITSKY, Box Office Archaeology

I would be surprised if there is anyone reading this who hasn't at some stage wandered out of the cinema, wide-eyed in disbelief ranting to anyone who will listen about the outrageous liberties being taken onscreen with the past. In this book a team of archaeologists look at some of Hollywood's stock genres and ask what truth there are in them and how this impacts on those working in those fields. Among the featured genres are Vikings, mummies, pirates, cowboys and Indians and gangsters.

256 p., b/w illus (Left Coast Press 2007)

Arthur J. POMEROY, Then it was Destroyed by the Volcano : The Ancient World in Film and Television

There are other books on the ancient world in popular culture, but they rarely seem to stray beyond Hollywood. This one is different, adopting a global approach and looking at how both high and low culture has adapted, used and abused classical traditions and portrayed the past. Chapters include discussion of classical references in Buffy the Vampire Slayer, Italian sword and sandal epics, referencing the Odyssey in Godard, Angelopoulos and the Coen Brothers, and Alexander in Japanese anime.

152 p., b/w illus (Duckworth 2008)

Martin M. WINKLER, Spartacus: Film and History

The best known and best of Hollywood's Roman epics, Spartacus has defined the way modern audiences see Rome. This collection of essays explore every aspect of the film : its reception and censorship; its use of historical sources; its politics; as well as historical essays on the slave revolt itself. It also contains the principal ancient literary sources for the revolt in translation.

267 p., b/w plates (Blackwell 2007)

Monica SILVEIRA CYRINO, Big Screen Rome

The surfeit of epic films based in ancient Rome is not easy to ignore, and the questions that we ask ourselves («Did that really happen?» «Was that interpretation historically viable?») after seeing these colourful and intriguing productions are often left unanswered. This fascinating book takes on the challenge of surveying important epic films, including all the favourites; Quo Valis, Ben-Hur, Spartacus, Monty Python's Life of Brian, and Gladiator. Each film is considered in its own right and then as a historical reworking - the main premise of the book is to demonstrate how popular interpretations and renderings of classical antiquity on the big screen can enrich our understanding of the classical tradition. Film buffs and historians alike will appreciate this book.

274 p., b/w pls (Blackwell 2005)