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AOÛT - SEPTEMBRE 2008 (2/3)

 

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MEMORANDUM : SCIENCE FICTION, SCIENCE FANTASY & AUTRES IMPROBABLES UCHRONIES

Qu'il soit cinématographique, littéraire ou bédéique, le péplum a toujours aimé flirter avec une sorte de paléo-science-fiction (le mot est de Cottafavi) qui s'exprime, au niveau des aventures mythologiques, par une frontière poreuse avec les thèmes récurrents du fantastique gothique ou de la SF, et, au niveau des aventures historiques, par l'intrusion d'anachronismes, l'assertion de potentialités plausibles : pourquoi les Grecs et les Romains n'auraient-ils pas - à l'instar des Chinois - connu la poudre à canon; pourquoi les Egyptiens n'auraient-ils pas percé les secrets de la vie et de la mort ?

C'est le philosophe grec Lucien de Samosate qui a inventé le Space Opera en imaginant dans l'Histoire vraie - un roman où il se moquait des récits fabuleux colportés par certains voyageurs de son temps ou antérieurs -, ses propres pérégrinations à bord d'un bateau qui, enlevé par une tempête, s'échoua sur la Lune, dont le roi Endymion s'apprêtait à livrer bataille à Phaéton, le roi du Soleil. La description des différents peuples servant dans l'une et l'autre armée, mi-insectoïdes, mi-végétaux, n'aurait pas déparé dans un Série B de SF des années '50 ! Ainsi ces cavaliers qui montent des lachanoptères («aux ailes de légumes») et ces archers chevauchant des puces géantes, les psyllotoxotes...

guerre de l'espace - jun fukuda

Dans le téléfilm nippon La Guerre de l'Espace (The War in Space) (Jun Fukuda, 1977) - séquelle de Star Wars exploitée en salle chez nous -, les envahisseurs venus d'une autre galaxie ont un look vaguement romain et naviguent dans l'Espace intersidéral à bord de galères à voiles solaires qui font inévitablement songer à celles - réactualisées - de Lucien de Samosate. A quoi peuvent bien servir, dans le vide, ces rames que l'on voit émerger des paraxeiresa et ces canons du XVIIe s. qui pointent leurs bouches-à-feu au gaillard avant ? A rien, bien sûr, mais c'est fun ô combien ce clin d'œil à Peter Pan et à son Pays Imaginaire où l'improbable devient possible !

De fait, nos auteurs de SF lorgnent volontiers vers l'Antiquité ou le Moyen Age pour imaginer les mondes des lointaines galaxies, quand ce ne sont pas carrément des plongées dans le temps - ainsi Flash Gordon, sous les crayons de Dan Barry, visite l'Athènes de Périclès...

flash gordon - dan barry

Dans «Au royaume du Passé», dessiné par Dan Barry, Flash Gordon (Guy l'Eclair) remonte le Temps en compagnie de l'archéologue Lord Waltham, de passage à Mykonos, pour retrouver un célèbre calice orné de serpents appartenant à Périclès. Ils débarquent en pleine tauromachie crétoise sous le regard absent des célèbres lions... de Délos. Oui, bon ! Triez ! (Flash Gordon, n 3, Lyon, Editions des Remparts, décembre 1973)

... tandis que les protagonistes du Choc des Etoiles (Star Crash) visitent les Amazones et se heurtent à une «Gardienne» émule de Talos, le géant de bronze gardien de la Crête. A vrai dire, la relation de la mythologie grecque avec l'univers intersidéral, les astres et constellation se prête à ce genre de jeux : si sont fort à propos les derniers plans du Choc des Titans montrant comment les protagonistes de la légende de Persée - Pégase, Cassiopée - furent placés dans le firmament, Luigi Cozzi repousse plus loin le bouchon lorsque, dans son second opus herculéen Les aventures d'Hercule, le fils de Zeus et son antagoniste Dædalus s'affrontent dans le cosmos en sautant d'un astre à l'autre, prenant même l'apparence de constellations inédites comme King Kong et Gozilla !
Au juste, aussi élevés aient été les pics du mont Olympe, ils ne nous suffisent plus : les dieux sont désormais des entités extraterrestres qui organisent la Guerre de Troie pour se divertir (Philip Jose Farmer, «Des dieux et des hommes» [1]; Dan Simmons, Ilium) (2), voire interviennent dans les pérégrinations d'Ulysse en l'égarant dans la partie interdite de la Méditerranée occidentale, leur lieu de villégiature (Lob & Pichard, Ulysse, 1974 - BD). Et Ulysse erre non plus d'île en île mais de planète en planète dans tel dessin animé franco-nippon (Ulysse 31, 1981 - DA). Même idée dans le conte musical de Dany Saval, Pénélope (3). Enfin, dans la BD de Valérie Mangin & Thierry Démarez, Le dernier Troyen, Enée à son tour cherchera dans les étoiles le salut de son peuple (Chroniques de l'Antiquité galactique/1 : Le cheval de Troie, 2004).

salammbo - druillet ulysse - lob & pichard hercule l'olympien

Philippe Druillet fait de Salammbô une épopée de l'Espace (Métal-Hurlant, n 48, février 1980) tandis que Lob et Pichard font se rencontrer dans le lointain Occident Ulysse et des dieux venus de galaxies lointaines (Ulysse, Dargaud, 1974). Pendant ce temps, sous le crayons de Bob Layton, la Marvel expédie Hercule dans les constellations (Hercule l'Olympien, Lyon, Lug, coll. «Un récit complet Marvel» (1982), n 2, 1984)

Mais trêve de délires mythologiques. Sans aller aussi loin, Jacques Martin - nous l'avons dit - savait lui aussi pimenter sa BD «Alix» de références à la SF : machines à vapeur, poudre explosive, feux grégeois, super-catapultes actionnées par des ressorts d'acier et miroirs ardents d'Archimède diffusant leur rayon de la mort se bousculent dans les planches de L'île maudite, anticipant leur invention (les feux grégeois, par exemple, n'apparurent qu'aux alentours du VIIIe s. de n.E.). Dans Le dieu sauvage, une roche radio-active suscite des phénomènes d'ondes magnétiques qui finissent par anéantir une colonie romaine en Libye. Et des races hybrides oscillent entre les classiques SF à la Edgar Rice Burroughs (les Hommes-Crocodiles du Fleuve de Jade) et le clin d'œil obligé au mythe (dans Le lac sacré, les Hommes-Lions d'Arcadie - séjour traditionnel des Satyres et des Centaures mi-hommes mi-animaux)...

eolipyle
 
alix - ile maudite

Il y a loin de l'éolipyle décrite par Héron d'Alexandrie dans ses Pneumatica, qui démontre ainsi le principe de la turbine à vapeur, et sa concrétisation sous l'espèce de ces galères à vapeur imaginées par Jacques Martin dans «Alix», L'île maudite. Ne serait-ce que parce que les Grecs ne connaissaient pas l'arbre à cames, ni la tôle et la fonte nécessaires aux pistons, ni ne possédaient en quantité suffisante le combustible nécessaire (charbon de bois), comme l'expose Bertrand Gille (4) (l'éolipyle : «La Magie», in Mickey Magazine (Bruxelles), n 389, 20 mars 1958 - le navire à vapeur phénicien : Jacques Martin, L'île maudite (1951), Casterman)

Dans une autre aventure d'Alix, L'enfant grec, des savants athéniens sont sur le point de découvrir l'atome. Du moins de manière spéculative (!). De l'atome, il sera de nouveau question sous l'espèce plus concrète d'un minerai radio-actif, un aérolite tombé de l'Espace : l'orichalque des Atlantes, dans Le spectre de Carthage. Orichalque qui réapparaîtra en Egypte dans une autre aventure, Ô Alexandrie. A vrai dire, le cinéaste Vittorio Cottafavi ne voyait pas différemment le caillot de sang tombé de la blessure d'Uranus (le Ciel), aérolite incandescent, feu blasphématoire qui peut transformer en lépreux qui l'approche, mais aussi en surhomme qui sait s'en servir. Un concept mythologique (le sang d'Uranus), devient un concept de SF : l'Uranium. Quantité de péplums border-line vont ainsi gloser à la limite du mythe et du fantastique : golems sélénites envahissant la Terre (Maciste contre les Hommes de Pierre), plante carnivore (La vengeance du Colosse), dinosaures (Les Travaux d'Hercule, Maciste contre les Monstres), capacité de prolonger la vie (Le Géant de Métropolis) ou de ranimer les morts (Rome contre Rome, sans oublier - bien sûr - les innombrables versions de «La Momie»).

brick bradford

A l'instar des mondes intergalactiques, les civilisations prospérant au sein de notre globe - qui serait creux à en croire certains cranks - optent pour la référence gréco-romaine. Ici Brick Bradford (Luc Bradefer en France, Guido Ventura en Italie), le héros imaginé par William Ritt (sc.) & Clarence Gray (d.) : Brick Bradford in the Middle of the Earth (1936) (extrait de Guido Ventura nell'impero senza nome, Comic Art Editrice, n 40, juin 1978)

Dédale, Héphaïstos inventèrent-ils les robots avant l'heure, ou se contentèrent-ils de suggérer qu'ils pouvaient marcher en créant un nouveau type de sculptures où le sujet, se départissant de sa rigide frontalité, mettait à présent un pied en avant ? C'est là l'interprétation généralement admise, la plus raisonnable. Celle qui fait à Talos, le géant de bronze, perdre son sang par la veine de son talon déchiré, rattache celui-ci à une description du processus du coulage du bronze par le processus de la cire perdue (on y a aussi vu une allusion à l'explosion du volcan Santorin, qui ruina la Crète minoenne). Mais alors, quid d'Achille, lui aussi mort d'une blessure au talon ?
Pourquoi à tout prix vouloir assimiler à «Robocop» Talos, le géant de bronze gardien de la Crète, qui selon la légende en exterminait les visiteurs indésirables. Après tout, le sculpteur Pygmalion donnant la vie à l'œuvre de pierre dont il était tombé amoureux doit-il être compris autrement qu'en terme poétiques ? Les robots mécaniques ne sont pas l'unique éclairage possible pour expliquer ces figures mythologiques, de loin s'en faut.

Des ailes ayant permis à Dédale de s'évader du Labyrinthe de Crète, Red Skelton les endossera bravement dans la séquence prégénérique de Ces merveilleux fous volants sur leurs drôles de machines (Those Magnificent Men in Their Flying Machines, Ken Annakin, 1965). Il n'en fallait pas plus pour que dans Au temps du Minotaure, Thomas B. Swann fantasme un engin volant primitif du genre de ceux que 3.000 ans plus tard imaginera Léonard de Vinci (voir ci-dessous).

Quelques références

De notre part, il serait un peu vain de prétendre ici référencer toutes les productions mêlant à l'Antiquité des éléments SF, qu'il s'agisse de Technologies scientifiques, de Fantasy mythologique, d'Uchronie ou de Voyage dans le Temps. D'abord parce que faute de disposer d'une documentation exhaustive, nous n'en avons pas la compétence. Ensuite parce qu'il nous apparaît clairement que le sujet mériterait un site à part entière. Ca va d'Edgar Rice Burroughs à Poul Anderson. Et de Charles Renouvier à Pierre Barbet, à Lyon Sprague de Camp et à David Gemmell.

Dans Tarzan et l'Empire romain (5), Edgar Rice Burroughs faisait découvrir par Tarzan une colonie romaine perdue dans la jungle de l'Afrique noire; quantité de romans et BD s'en inspireront, n'ayant le choix qu'entre un micro-climat du Grand Nord ou quelque jungle inexpugnable. Poul Anderson, dans La patrouille du Temps (6), imagine divers paradoxes temporels dans la foulée de Charles Renouvier (Uchronie) : que se serait-il passé si... [nous y reviendrons plus en détail à propos de Gladiator].
De son côté Pierre Barbet (Rome doit être détruite et sa suite [7]) imagine la prise de Rome par Hannibal, puis la découverte de l'Amérique. Les sacrifices d'enfants au dieu Moloch n'auraient été rien d'autre qu'une opération de repeuplement par des visiteurs du futur, les Polluciens (les enfants «sacrifiés» étant en réalité téléportés dans leur monde à l'agonie). Tandis que David Gemmell, dans Le Lion de Macédoine, procède à une relecture uchronico-fantasy en quatre volumes de l'histoire d'Alexandre le Grand et de son général Parménion, Lyon Sprague de Camp (De peur que les ténèbres... [8]), pour sa part, plaide pour un visiteur du Temps qui, muni de bribes de la technologie du XXe s. va, en 536 de n.E., s'efforcer de préserver l'Italie gothe de l'ingérence byzantine. L'archéologue américain Martin Padway déambulait paisiblement dans la Rome mussolinienne de 1935, lorsqu'il tomba dans une faille temporelle. Et le voici maintenant entouré de chrétiens fous furieux s'accusant mutuellement d'hérésie : «Il vivait au crépuscule de la civilisation classique occidentale. L'Age de la Foi, mieux connu sous le terme d'Age des Ténèbres, aux points de vue scientifique et technique, pendant près de mille ans». Homme débrouillard, Padway allait révolutionner cette «Rome post-impériale, sans journaux ni communications électriques (...).» Sa connaissance de l'histoire lui permettait d'anticiper la guerre de reconquête que le général byzantin Bélisaire s'apprêtait à livrer au royaume ostrogoth d'Italie. Sachant que le défunt roi Théodoric avait assuré 32 années de paix à la péninsule - alors que la reprise main par Byzance fut une entreprise sans lendemain, qui ne s'effectua qu'au prix d'un conflit long et sanglant -, Padway choisissait son camp et soutiendrait le rêveur mais sénile Thiudahad contre son belliqueux cousin Vitigès, élu roi à sa place par le Conseil. Après avoir «inventé» la distillation d'une boisson réconfortante - histoire de pouvoir financer ses projets - Padway allait introduire les chiffres arabes, la comptabilité en partie double, la société de personnes à responsabilité limitée (S.P.R.L.), l'imprimerie, une ligne de télégraphe optique Naples-Rome-Ravenne et un télescope qui devrait révolutionner l'astronomie.
(N.B. : ces événements historiques ont par ailleurs été portés à l'écran dans Le dernier des Romains, (Robert Siodmak, 1967), tiré du roman de Felix Dahn Ein Kampf um Rom. Comme il n'a pas été traduit en français, du moins à notre connaissance, nous réorienterions nos visiteurs vers l'excellent Comte Bélisaire de Robert Graves [Count Belisarius (1938), Flammarion, 1987] qui, lui, soutient le point de vue byzantin, bien entendu.)

Thomas HARLAN, L'ombre d'Ararat, Fleuve noir, 2000, 332 p.
ISBN-10 : 2265069949 - ISBN-13 : 978-2265069947

Des allées sombres de Subure aux remparts assiégés de Constantinople, des déserts de Palestine aux pentes du mont Ararat, les armées des deux Empires Romains, celui de l'Ouest et celui de l'Est, combattent celles de la Grande Perse. Les mages jettent leurs sorts, les généraux tirent leurs plans, les morts sortent de leur tombe. Maxian Atreus, frère de l'Empereur d'Occident et guérisseur, découvre qu'un sort monstrueux a été jeté sur l'Empire. Mais pourra-t-il à temps en trouver les racines ? La belle Thyatis, entraînée depuis l'enfance pour devenir une arme invincible, est chargée d'une mission impossible par delà les mers et les continents, face à des puissances maléfiques. Tous deux devront aller jusqu'au bout d'eux-mêmes pour l'Empire, pour les Dieux, et pour sauver leur propre vie. L'Antiquité réinventée dans une extraordinaire saga (Quatrième de couverture).

Particulièrement bien reçu par les amateurs de SF, ce roman est un mélange original d'uchronie (histoire alternative) et d'heroic fantasy. Ses nombreux personnages sont hauts en couleurs, ses lieux décrits avec réalisme, son ambiance pleine de mystère, et son scénario riche en rebondissements combinant histoire et magie. Un second titre, épuisé, Les clefs du pouvoir, y fait suite, mais sans conclure. Un troisième était attendu, mais ne semble pas avoir vu le jour (en français du moins).

ombre d'ararat - thomas harlan

Thomas HARLAN, Les Clefs du Pouvoir, Fleuve Noir, 2000, 362 p.

A l'Est de Constantinople, des rives de la Mer Noire au fin fond de la Perse, des pentes du mont Ararat aux murailles de Palmyre, des armées s'affrontent, par les armes et par la magie. De son palais de Ctésiphon, Chosroès, Roi des Rois, Dieu vivant au visage de métal, captif de sa folie, dirige ses généraux. Dans la boue et la neige, les empereurs romains d'Orient et d'Occident conduisent leurs légions à la bataille pour empêcher la chute de leur monde.
Et volant au-dessus des territoires secrets de la Perse dans une machine monstrueuse, Maxian Atreus poursuit sa quête pour détruire la malédiction qui étouffe Rome depuis des siècles.
Jules César ressuscité, des vampires, une belle esclave amoureuse, une reine orgueilleuse et quelques magiciens : l'Antiquité réinventée dans une saga aux personnages plus grands que nature.

Johan HELIOT, Reconquérants, Mnémos, Coll. «Icares», 2001, 310 p. (trad. Julien Delval)
ISBN 291161870X

En 44 avant Jésus-Christ. Une galère transportant des dizaines de colons romains s'échouent sur les rivages du continent américain, après une longue dérive au gré des caprices de l'océan Atlantique... Isolés de tout contact avec l'Europe, les descendants de ces colons ont fondé Libertas, capitale de la République du Nouveau Monde, sans jamais perdre espoir de revoir la Rome éternelle.

Quinze siècles plus tard, un jeune citoyen du nom de Géron est enrôlé de force dans la légion de Libertas. Sous les ordres du cynique légat Cnéus Salveris, cinquante navires de guerre partent à la reconquête de l'Europe. Une surprise les attend, à la lisière de la Méditerranée : un gigantesque vortex barre l'accès du continent. Géron et ses compagnons découvriront-ils ce que dissimulent les portes de l'Ancien Monde ?

«Reconquérants, c'est en quelque sorte ma vision de ce que pourrait être un péplum de Fantasy tourné par Spielberg... Sauf que ce n'est pas du cinéma, mais un ouvrage où les images abondent, empruntant aussi bien au roman feuilleton du début du siècle son sens du dynamisme et du rebondissement, qu'à la science-fiction moderne quelques-uns de ses thèmes de prédilection. J'aime confronter les genres, mélanger les ingrédients de la littérature populaire, pour produire d'improbables «potlatchs» fictionnels, où l'échange et le don entre les extrêmes et les différents sont à la base de l'aventure. Et puis, j'aime me poser des questions aussi vaines et idiotes que celle-ci : et si les Romains avaient les premiers conquis l'Amérique et développé là-bas une brillante civilisation, et qu'ils aient décidé un beau jour de ramener leur grain de sel dans l'antique bassin méditerranéen ? Comme je n'aime pas les réponses simples, j'ai mêlé au brouet de l'Histoire parallèle une dose de magie et un brin de science-fiction, ainsi qu'un soupçon d'humour et une pincée d'érotisme. Bref, tout ce que la cuisine latine sait offrir de relevé et de piquant. Alors, je vous souhaite une bonne dégustation !» (Johan Heliot).

reconquerants - johan heliot

Rachel TANNER, L'empreinte des dieux, Imaginaires Sans Frontières éd., 2005
ISBN-10 : 284727006X - ISBN-13 : 978-2847270068

VIIIe siècle après Jésus-Christ : dans un Empire romain qui refuse de mourir, le culte de Mithra est devenu la religion dominante. Mais les anciens dieux ne se rendront pas sans combattre... Et Rome, en proie à la corruption et aux complots, cherche à retrouver sa splendeur passée. Entre Frédérique Braffort, grande prêtresse de Mithra, et sa cousine Judith, élève de la terrible magicienne Ygrene, la confrontation paraît inévitable. Magie, batailles contre les légions romaines, prophéties et interventions divines : au cœur d'une Antiquité réinventée, voici le premier volet d'un brillant diptyque chaleureusement salué par la critique française.

Et si les chrétiens étaient restés à l'état de secte ? Renan affirmait qu'en un tel cas le monde serait Mithriaste. C'est en partant de cette affirmation que Rachel Tanner nous construit une belle Uchronie pleine de batailles et de magie, dans la droite ligne de ses grands inspirateurs revendiqués : Tanith Lee et David Gemmell.

Rachel TANNER, Le glaive de Mithra, Imaginaires Sans Frontières éd., 2002, 352 p.
ISBN 2847270132
rééd. Points, 2007, 350 p. ISBN : 9782757802236

Quinze siècles après sa fondation, l'Empire romain se meurt, livré à la peste et aux appétits sanguinaires d'une secte mithriaque redoutable. Fidèle à ses dieux, Judith de Braffort se dirige vers la capitale où les jeux du cirque battent leur plein. Mais à l'ombre des catacombes, les forces du mal guettent déjà notre héroïne.
Avec une verve digne d'un David Gemmell, Rachel Tanner brosse le tableau saisissant d'un empire imaginaire où le christianisme n'a jamais trouvé sa place.

Présentation de l'éditeur
Rome. An 1541 après la fondation de la Ville Éternelle. Symbole d'une société gangrenée de l'intérieur, la peste s'infiltre, sournoise et insoupçonnée. La splendeur de l'Empire romain toucherait-elle à sa fin ? L'Empereur Julius II règne. Mais c'est Eunomos, le Père des Pères, qui domine sans pitié au nom de Mithra. Tout opposant est offert aux jeux et, dans l'arène, la plèbe acclame son héros, le gladiateur Marcellus... Judith de Braffort, fidèle à ses Dieux et à la liberté des peuples, se dirige vers la capitale. Mais à l'ombre des catacombes, les forces du mal guettent la jeune héroïne de l'Empreinte des Dieux. Judith n'a pas fini d'affronter les mages de Mithra et leur puissance maléfique !

Biographie de l'auteur
Une passion pour le récit épique et les scènes de bataille, voilà pour le caractère. Une licence d'histoire et une maîtrise d'archéologie, voilà pour le sérieux. Rachel Tanner, écrivain à l'univers très personnel, ne se reconnaît aucun maître, sinon Tanith Lee pour l'histoire et David Gemmell pour les combats. Après L'Empreinte des Dieux, unanimement salué par la critique (Le Monde, La Provence, Galaxies, Lanfeust Mag...), Rachel Tanner s'impose comme un maître de la fantasy.

rachel tanner - glaive de mithra

Le Cycle de Mithra sur le Net

Grandeur et décadence de l'Empire de Trigan
(Rise and Fall of the Trigan Empire, 1965 à 1982)
(BD - Mike Butterworth (sc.) et Don Lawrence (d.))

Série créée à partir de 1965 dans Ranger, puis Look and Learn, en Angleterre. Télescopage d'«Olac le Gladiateur» et de «Flash Gordon», L'Empire de Trigan, est une vaste saga en couleurs directes, traitée en style hyperréaliste et contant l'histoire de la fondation, par trois frères, d'un Empire romain intergalactique. Le premier, l'empereur Trigo ou Trigan, est le Romulus de cette épopée; le deuxième, Klud, le rebelle Rémus (il cherchera à assassiner son frère); et le troisième, Brag, serait le Sabin Titus Tatius. Ils bâtiront une ville, Trigopolis, sur cinq collines près d'un fleuve - puis un empire.
Le premier soin de Trigo sera d'abord de construire un mur d'enceinte autour des collines où il a choisi d'édifier sa cité - ce qui nous renvoie aux rites de fondation étrusques, observés par Romulus.
Ensuite, leur peuple de barbares blonds, les Vorgs, domineront la planète Elekton et lutteront contre les envahisseurs Lokiens de Byzan (sic), de type asiatique quant à eux, et quelques autres... Mais l'Empereur Trigo acceptera au sein de sa confédération des peuples aussi étranges que les aquatiques Thalliens et autres bonshommes verts ou bleus...

trigan

 

trigan

Transposition de l'Empire romain dans une planète lointaine, la civilisation de Trigan offre un patchwork de technologies assez semblable à la caisse à jouets d'un garçonnet, où coexisteraient légionnaires romains et samouraïs japonais, hallebardiers espagnols et cuirassiers du Premier empire, jets supersoniques et catapultes médiévales. Dans cet épisode publié en Italie dans L'Avventuroso, les Lokiens ont mis en batterie un canon des plus modernes, mais les cavaliers trigiens armés de lances portent des casques romains à visière de plexiglas assez futuristes... (L'Avventuroso, 2e an., n 3, 14 mars 1974)

«La transposition de l'histoire des civilisations antiques terrestres est particulièrement évidente : l'Empire de Trigan ressemble énormément à l'Empire romain : il est fondé par un peuple nomade qui décide de s'établir dans une ville prenant le nom du fondateur (Trigo). Il tire ses connaissances initiales et son inspiration de la sagesse d'une civilisation qui l'a précédé (Péric est l'archétype du savant grec), et fonde sa puissance sur une volonté expansionniste et les échanges avec les autres Empires voisins puissants.
L'ennemi héréditaire des Trigans, les Lokans, fait énormément penser aux puissances asiatiques de l'époque. Beaucoup d'autres civilisations terrestres sont reconnaissables, tels les peuples africains et moyen orientaux. Si l'histoire commence comme une saga, elle se transforme cependant rapidement en une série d'épisodes tenant plus du récit d'aventures et d'histoires courtes.
Le fil chronologique se dissout quelques peu, si la première génération (Trigo, Brag et Péric) vieillit et laisse les aventures à la seconde génération (leurs neveux et enfants), les avancées technologiques semblent faire du yoyo alors que l'aspect politique évolue peu, se limitant à l'ajout de représentants de nouveaux peuples rencontrés au hasard d'accidents d'avions. Vers la fin de la publication Elekton se lance enfin dans la conquête spatiale et rencontre et annexe une nouveau peuple vivant sur une Lune, cependant l'histoire s'arrêtera sans qu'on ait progressé vers la fin de l'Empire et en particulier sans point de repère par rapport à l'apogée de l'Empire de Trigan.
L'histoire étant publiée à l'origine dans un magazine pour la jeunesse
(Look and learn), les thèmes abordés sont très manichéens, en particulier l'Empire de Trigan est présenté de manière très orthodoxe comme un peuple puissant et bienveillant, au contraire des Lokans qui cristallisent les idées de fourberie, d'arrogance et de tyrannie.
En ce sens elle est fortement marquée par les valeurs en cours dans les années 1960 aussi bien dans la société (patriarcale, la femme étant cantonnée exclusivement au rôle d'épouse élevant les enfants en bas âge) que dans la politique, l'opposition Trigan / Lokan faisant fortement penser a la répartition des forces de part et d'autres du rideau de fer»
(Wikipedia).

1 - L'Empire de Trigan, Septimus
2 - Combat pour l'empire, Glénat, 01/1982
3 - La mort rouge, Septimus
4 - L'anneau de Zerss, Septimus
5 - Les forces mystérieuses d'Elekton, Septimus
6 - La planète maudite, Septimus
7 - Elekton en péril, Glénat, 07/1982
8 - Le royaume des derniers jours, Glénat, 01/1983
9 - La vengeance de Darak, Glénat, 05/1983
10 - Duel avec la mort, Glénat, 10/1983
11 - Bataille pour Trigopolis, Glénat, 02/1984
12 - Les fils de l'empereur, Glénat
13 - La cité interdite, Glénat, 08/1985
14 - Les 5 épreuves, Glénat, 02/1986
15 - La force invisible, Glénat
16 - L'usurpateur, Glénat, 02/1988
17 - Le complot, Glénat, 06/1989

L'Empire de Trigan sur le Net

Thomas Burnett SWANN, La Trilogie du Minotaure
Thomas Burnett Swann (12 octobre 1928 - 5 mai 1976) est l'auteur de la Trilogie du Minotaure et du Cycle du Latium. La Trilogie du Minotaure se déroule dans le Pays des Bêtes, situé au centre de la Crète minoenne, et peuplé de créatures mythologiques. L'invasion de l'île par Ajax et ses Achéens compromet l'existence paisible de ce «petit peuple» de Centaures, Minotaures, Telchines, Thyiades et autres Dryades, Faunelets, Oursonnes d'Artémis et, plus inquiétants, de Stryges vampires. Le personnage principal de la trilogie est le minotaure Eunostos, mais on y rencontre aussi Icare et Théa, les neveux et nièces du roi Minos. Tandis que sous les coups des envahisseurs tombe Cnossos - maintenant que «Talos, le robot de bronze, gardien de la côte, gisait devant la Grande Verte, assailli par la rouille, et (que) nul ne se rappelait comment la réparer» -, leur père Æacus fait s'évader les enfants du palais de Vathypétro.

«Prévoyant que Cnossos finirait un jour par tomber, Æacus mit ses enfants à l'abri - Théa avait alors dix ans et Icare neuf - dans son palais de Vathypétro, au sud de la capitale. C'était une petite place forte pouvant se suffire à elle-même. Il y avait là un four, un pressoir à olives et un atelier de tissage. L'un des appareils volants imaginés de son vivant par le savant Dédale reposait entre les bras d'une catapulte dressée sur les toits. En cas de siège, les serviteurs avaient ordre d'installer les enfants sur l'appareil pisciforme et de donner un coup de masse sur le cliquet de bronze afin que la catapulte projette le petit garçon et la petite fille au centre de l'île, où ils trouveraient une sécurité relative. (...) Le planeur, dressé sur une catapulte semblable à celles qu'on utilise pour le siège d'une ville, ressemblait à un monstre des Iles des Brouillards. Ses ailes d'albatros étaient constituées d'une étoffe grossière tendue sur une armature de roseaux écorcés et son corps en bois était celui d'un poisson à la queue déployée. On lui avait peint des yeux ronds. Quand on dégageait le verrou de la catapulte d'un coup de masse, deux lanières de boyaux de mouton tressés se déroulaient, projetant l'esquif dans les airs selon un angle de 45. Deux personnes pouvaient y prendre place.»

trilogie du minotaure trilogie du minotaure

«Les romans de Swann se caractérisent par un mélange désarmant d'innocence et de maturité. L'humour et la gaieté des personnages ne se confinent cependant jamais à la légèreté ou à la mièvrerie, parce qu'ils se mêlent à une sensualité qui tend parfois à l'érotisme, mais aussi parce qu'ils sont contrebalancés par des intrigues parfois sombres, tristes ou mélancoliques» (Wikipedia).

En bonne chronologie, La Trilogie du Minotaure s'organise dans l'ordre inverse de parution des trois nouvelles, soit :

  • Le Labyrinthe du Minotaure (Cry Silver Bells, 1977)
  • La Forêt du Minotaure (The Forest of Forever, 1971)
  • Le Jour du Minotaure (Day of the Minotaur, 1966)

Les trois livres ont ensuite été regroupés sous le titre The Minotaur Trilogy en 1996.
En France, The Forest of Forever et Day of the Minotaur sont traduit dans un volume de la collection «Aventures fantastiques» chez Opta en 1973. La trilogie complète est parue en trois volumes aux éditions Étoiles Vives en 1998. Elle a été regroupée aux éditions du Bélial, reprise en poche chez Folio-SF (2005), sous le titre La Trilogie du Minotaure.

Thomas Burnet Swann sur le Net

Quelques autres auteurs américains

David Drake
«David Drake (né le 24 septembre 1945) est un auteur de science-fiction et de fantasy. Ancien combattant du Vietnam, ancien avocat, ancien chauffeur de bus, et maintenant auteur de science-fiction, David Drake a écrit beaucoup de livres avec un thème militaire. Il a été diplômé de l'université de l'Iowa, major en histoire (avec les honneurs) et en latin. Ses études à l'école de droit de la Duke University ont été interrompues pendant deux années par U.S. Army, où il a servi d'interprète avec la 11e cavalerie blindée au Vietnam et au Cambodge. (...)

Il est l'un des principaux auteurs du sous-genre militaire de la science-fiction. En plus de ses propres travaux, il fournit souvent une perspective militaire à beaucoup de projets de collaboration d'écriture, tels que ses contributions à la série Heroes in Hell» (Wikipedia).

Son travail le plus connu est la série Hammer's Slammers, série de science-fiction militaire. Comme série plus récente, il écrit dans l'univers de la RCN, une série de space opera inspirée par les romans d'Aubrey-Maturin qui se concentre beaucoup plus fortement sur le développement des personnages et moins sur les aspects militaires. Il a également contribué à la série Belisarius (écrite par Eric Flint), et la série du Général (écrite par Stephen Michael Stirling). Co-auteur de ces livres, y compris la série Crisis of Empire, Drake admet volontiers qu'il a effectué la plus petite partie du travail.

En 1997 Drake a commencé sa plus grande série de Fantasy, Le seigneur des îles (Lord of the Isles), en utilisant des éléments de la religion sumérienne et des technologies médiévale. En 2005, la série comptait 6 livres édités, avec un septième prévu en 2006.

david drake david drake

A notre connaissance, quelques textes seulement ont été traduits en français. Dommage : on aurait aimé faire plus ample connaissance avec Vettius and His Friends (1989), The Eternal City (anthologie, 1989) et autre Space Gladiators (1989).

Sur David Drake

Kirk Mitchell
Né en 1950. On lui est redevable, notamment, de la novelisation de la mini-série TV Anno Domini (1981). Est également auteur d'une trilogie mettant en scène l'empereur Germanicus Julius Agricola Aztecus Cæsar dans un univers romain alternatif : Procurator (1984), The New Barbarians (1986), Cry Republic (1989).

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Sur Kirk Mitchell

Barry Sadler
Le Staff-Sergeant Barry Sadler (1er novembre 1940 [Carlsbad, Nouveau-Mexique]-8 septembre 1989) a servi dans les Bérets Verts au Viêt-nam. Chanteur et romancier, c'est lui qui interprète la fameuse «Ballade des Bérets Verts» du film homonyme de John Wayne (The Green Berets, 1966). Comme écrivain, il est le père de Casca, l'éternel mercenaire.
Casca Rufio Longinius est un croisement du centurion Longinus - qui de sa lance perça le flanc du Christ - et du Juif Errant. De champ de bataille en champ de bataille, il apparaît dans tous les conflits des deux derniers millénaires. Voici la liste de ses combats :

Casca 1 : The Eternal Mercenary
Casca 2 : God of Death
Casca 3 : The Warlord
Casca 4 : Panzer Soldier
Casca 5 : The Barbarian
Casca 6 : The Persian
Casca 7 : The Damned
Casca 8 : Soldier of Fortune
Casca 9 : The Sentinel
Casca 10 : The Conquistador
Casca 11 : The Legionnaire
Casca 12 : African Mercenary
Casca 13 : The Assassin
Casca 14 : The Phoenix
Casca 15 : The Pirate
Casca 16 : Desert Mercenary
Casca 17 : The Warrior
Casca 18 : The Cursed
Casca 19 : The Samurai
Casca 20 : Soldier of Gideon
Casca 21 : The Trench Soldier
Casca 22 : The Mongol
Casca 23 : The Liberator
Casca 24 : The Defiant
Casca 25 : Halls of Montezuma
Casca : The Outcast (illegal story)
Casca 26 : Johnny Reb
Casca 27 : The Confederate
Casca 28 : The Avenger
 

Dans son septième opus, The Damned, Casca sert l'Empereur romain Honorius et combat les Wisigoths, puis les Huns d'Attila.

Sur Barry Sadler

(Remerciements à Francis Saint-Martin pour les couvertures des «poches» américains.)


NOTES :

(1) P.J. FARMER, «Des dieux et des hommes», Galaxie, n 67. Manipulant Achéens et Troyens, les «dieux» sont en fait des cinéastes extra-terrestres, occupés à tourner un gigantesque péplum sous les murs d'Ilion ! - Retour texte

(2) L'Iliade a été mise à toutes les sauces. En témoigne ce polar récemment arrivé sous nos yeux : A.A. ATTANASIO & Robert S. HENDERSON, Le biker de Troie (Silent, 1996), NRF-Gallimard, coll. «Série Noire», 1999. «Silence», membre du gang des Street Gypsies, tombe amoureux de la belle Billie, la femme d'un chef grec mafieux de Boston, et l'enlève. La guerre des gangs qui s'ensuit retracera celle contée par Homère, le cynisme en plus.
Dans une postface, l'auteur a tenu à exposer comment il avait été fasciné par le texte d'Homère, si scrupuleux à décrire et les mises à mort, et le code de l'honneur de ses protagonistes. - Retour texte

(3) Dany SAVAL & Serge PRISSET, album double 33t (réf. TREMA 310 051/52). Pressage : 1978. - Retour texte

(4) B. GILLE, Les mécaniciens grecs, op. cit. - Retour texte

(5) Tarzan And The Lost Empire, 1928. Trad fr. : Tarzan s'évade, éd. Hachette, 1937 (trad. Henri Faivre), Tarzan et l'empire romain, Edition Spéciale, n 11, 1971, 252 p. (trad. Marguerite Detay), Tarzan et l'Empire oublié, éd. NéO, coll. Tarzan-L'intégrale/12, 1989, 147 p. (trad. Marc Baudoux) [cv. Jean-Michel Nicollet, d'après Steve Reeves, Hercule et la reine de Lydie]. - Retour texte

(6) Guardians of Time. Trad. fr. : Gérard, Verviers, coll. Marabout, 1960; rééd. Marabout Bibliothèque, n 232, 277 p. Contient quatre nouvelles parues précédemment dans Fiction, ns 28, 32, 74 et 82 : «La patrouille du Temps» (Time Patrol) [Chez les Saxons du Ve s.]; «Le Grand Roi» (Brave to be a King) [La Perse de Cyrus le Grand]; «Echec aux Mongols» (The only Game in Town) [Les Mongols découvrent l'Amérique]; «L'Autre Univers» (Delenda est) [La Deuxième guerre punique gagnée par les Carthaginois, et ses conséquences sur le monde celtique].
Dans un autre roman de Poul ANDERSON, Fatum (The Dancer from Atlantis, 1972), éd. Lib. Champs-Elysées, coll. Le Masque SF, n 49, 1977, 250 p., des personnages du futur - un Hun d'Attila, un plaisancier américain du XXe s. - réforment respectivement la cavalerie et la flotte des envahisseurs de Cnossos, sonnant le glas de la civilisation minoenne. - Retour texte

(7) P. BARBET, «Setni enquêteur temporel» : I. Rome doit être détruite, éd. Fleuve Noir, coll. Anticipation, n 1254, 1983, 186 p.; II. Carthage sera détruite, éd. Fleuve Noir, coll. Anticipation, n 1298, 1984, 185 p. - Retour texte

(8) Lyon SPRAGUE DE CAMP, De peur que les ténèbres... (Lest Darkness Fall, 1939 (1955 ?)), éd. Marabout SF, 1972; Nouvelles éditions Oswald, NéO, n 70, 243 p. (trad. am. Christian Meistermann). - Retour texte

 
 

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SITE : L'Encyclopédie du Cinéma fantastique

Notre confrère Gilles Penso nous signale son site L'Encyclopédie du Cinéma fantastique. Le guide complet des films de science-fiction, d'horreur et de fantasy. Vous y trouverez tout - absolument tout - sur les Dinosaures, Hulk, X-Files, Batman, Crocodiles et Aliens, Matthieu Kassowitz, Jackie Chan & Jet Li... On n'y parle pas des masses du péplum, mais un peu plus de l'heroic fantasy et de la fantasy, genres connexes. Au moment de mettre en ligne, nous avons relevé ce qui suit : Les travaux d'Hercule (1957); Le Choc des Titans (1981); Jason et les Argonautes (1963); Beowulf (1999); Dar l'Invincible (1982); Conan le Barbare (1981); 10.000 (2008); Donjons et dragons (2000); Eragon (2006); Le Labyrinthe de Pan (2006); Legend (1981); Les nouveaux barbares (1981); Sa majesté Minor (2007); Un Million d'années avant JC (1966); The Wicker Man (1973); Willow (1988).